19 juillet 2008

Quand Mme Claire Starozinsky se charge de la promotion
de l'enfant-torero, Michel Lagravère Peniche "Michelito" !


"Michelito"
Claire Starozinsky

....... Comme Séverine [1], en France, qui dans les années 1890-1900 fustigeait les corridas à Paris et se précipitait en Espagne pour y assister en cachette, comme Eugenio Noel [2], en Espagne, qui, dans le premier tiers du XXème siècle, ne manquait aucune corrida sous le fallacieux prétexte d'en dire du mal, nous sommes amenés à considérer, de plus en plus, Mme Claire Starozinsky, présidente d'"Alliance Anticorrida", la plus intelligente (c'est la seule qui sait de quoi elle parle ! Et de loin ! ) de nos "ennemis", comme une solide alliée objective.

....... En effet :

....... - Elle exprime avec constance, à propos de l'afeitado, des opinions que René Chavanieu, qui est dans ce domaine à la pointe de notre combat, ne saurait désapprouver.

....... - Elle n'a eu de cesse, par des procédures judiciaires inlassablement répétées (1999-2008) en Haute-Garonne, en assumant tous les dépens, en subventionnant les taurins attaqués par le jeu discret des dommages et intérêts, que de fortifier la jurisprudence taurine qui nous est favorable et la prospérité des clubs (Rieumes) organisateurs de spectacles taurins.

....... - Elle n'a pas manqué, l'année dernière, quand les touristes-baigneurs commençaient à souffrir des brûlures du soleil sur nos plages méditerranéennes, de faire voler sous leurs yeux un petit avion à banderole rappelant que durant le week-end à venir, ils pourraient changer d'horizon en allant assister à des corridas (et pourquoi pas à l'ombre ?) dans les villes proches (Béziers, Nîmes, Arles, Palavas, etc ... ).

....... Maintenant, personne ne nous convaincra qu'elle ne fait pas exprès, en se lançant dans un nouveau procès perdu d'avance, d'attirer l'attention d'une large opinion, sur le très jeune "Michelito" jusqu'ici inconnu du grand public, afin de lui recruter ainsi une multitude de spectateurs béotiens qui auront toute chance de prendre goût à notre fiesta et de s'y enraciner.

....... Voir les réactions des médias et divers qu'elle nous signale elle-même, sur son site :

La Dépêche

La Provence

Sud-Ouest

Le Post (avec gentille vidéo de Michelito et, pour le même prix, si vous aimez, "adéenne" de Renaud Séchan)

Echo-nature

....... Encore un petit effort, chère Claire, et dans le prochain sondage de VSD, il n'y aura pas 63% mais 95% de réponses opposées à l'interdiction de la corrida.

....... Il ne nous étonnerait pas que, lors du prochain Congrès National de notre Fédération, en octobre prochain, à Arles, Mme Claire Starozinsky ne figure parmi les nominés pour notre prix "El Tío Pepe".

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[1] (Cette note sur Séverine est empruntée à Marc Roumengou)

SÉVERINE, pour l'état civil Caroline RÉMY (Paris 1855 - Pierrefonds 1929).
À 16 ans, elle épousa Antoine MONTROBERT ; ayant divorcé elle se remaria avec le docteur GUEBHARD. Femme de lettres très connue, elle fut disciple de Jules VALLÈS et collabora à ses chroniques dans Le Réveil et à deux de ses romans.
Sous le pseudonyme d'ARTHUR VINGTRAS, elle écrivit dans Gil Blas, La France, Le Matin, puis dans Le Cri du Peuple dont elle devint directrice. Plus tard elle collabora à La Fronde et à L'Humanité. Elle s'y avéra une brillante dreyfusarde. Elle écrivit plusieurs livres.
À la fin du XIXe siècle, SEVERINE signait dans la presse parisienne de furieuses diatribes, de mordants libelles contre les courses de taureaux.
Le grand aficionado Daniel CALDINE (alias Daniel Charpentier) rapporte (dans Le Toril - 11 mai 1929) qu'il rencontra SEVERINE dans un salon des Champs-Élysées où se déroulait une réunion organisée par la SPA. En aparté, et après lui avoir fait promettre de ne pas le révéler avant sa mort, SEVERINE lui déclara " qu'elle adorait les courses de taureaux, qu'elle les avait naguère suivies en Espagne, qu'elle les aimait à tel point qu'elle souhaitait que des spécialistes trouvassent le moyen d'épargner les chevaux. ". Et elle ajouta " Moi vivante, personne n'en saura rien. " Comme CALDINE lui demandait les raisons de son attitude publique, si opposée à ses goûts, elle répondit avec un geste vague : " Le métier ! "
Métier pour celle-ci, réaction à une déception amoureuse pour d'autres, moyen de faire parler de soi pour des troisièmes, et voilà les motifs qui conduisent des personnes à occulter la vérité, à semer l'intolérance, à provoquer le sabotage, la haine, le terrorisme, à préférer les animaux à l'homme.
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[2] Eugenio Noel (1885-1936), journaliste et écrivain, héritier de la génération de 1898, anti-clérical, anti-flamenco et anti-taurin.
Il est l'auteur d'un délicieux essai, finalement plus pro qu'anti, "Las Capeas", traduit et publié par l'UBTF sous le titre "Les toros du désespoir".

Cet ouvrage est encore disponible à l'UBTF.
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