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Comme Séverine [1], en France, qui dans les années 1890-1900
fustigeait les corridas à Paris et se précipitait en Espagne pour
y assister en cachette, comme Eugenio Noel [2], en Espagne, qui, dans le
premier tiers du XXème siècle, ne manquait aucune corrida sous le
fallacieux prétexte d'en dire du mal, nous sommes amenés à
considérer, de plus en plus, Mme Claire Starozinsky, présidente
d'"Alliance Anticorrida", la plus intelligente (c'est la seule qui sait
de quoi elle parle ! Et de loin ! ) de nos "ennemis", comme une solide
alliée objective. .......
En effet : .......
- Elle exprime avec constance, à propos de l'afeitado, des opinions
que René Chavanieu, qui est dans ce domaine à la pointe de
notre combat, ne saurait désapprouver. .......
- Elle n'a eu de cesse, par des procédures judiciaires inlassablement répétées
(1999-2008) en Haute-Garonne, en assumant tous les dépens, en subventionnant
les taurins attaqués par le jeu discret des dommages et intérêts,
que de fortifier la jurisprudence taurine qui nous est favorable et la prospérité
des clubs (Rieumes) organisateurs de spectacles taurins. .......
- Elle n'a pas manqué, l'année dernière, quand les touristes-baigneurs
commençaient à souffrir des brûlures du soleil sur nos plages
méditerranéennes, de faire voler sous leurs yeux un petit avion
à banderole rappelant que durant le week-end à venir, ils pourraient
changer d'horizon en allant assister à des corridas (et pourquoi pas à
l'ombre ?) dans les villes proches (Béziers, Nîmes, Arles, Palavas,
etc ... ). .......
Maintenant, personne ne nous convaincra qu'elle ne fait pas exprès, en
se lançant dans un nouveau procès perdu d'avance, d'attirer l'attention
d'une large opinion, sur le très jeune "Michelito" jusqu'ici
inconnu du grand public, afin de lui recruter ainsi une multitude de spectateurs
béotiens qui auront toute chance de prendre goût à notre fiesta
et de s'y enraciner. .......
Voir les réactions des médias et divers qu'elle nous signale elle-même,
sur son site : La
Dépêche La
Provence Sud-Ouest Le
Post (avec gentille vidéo de Michelito
et, pour le même prix, si vous aimez, "adéenne" de Renaud
Séchan) Echo-nature
.......
Encore un petit effort, chère Claire, et dans le prochain sondage de VSD,
il n'y aura pas 63% mais 95% de réponses opposées à l'interdiction
de la corrida.
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Il ne
nous étonnerait pas que, lors du prochain Congrès National de notre
Fédération, en octobre prochain, à Arles, Mme Claire Starozinsky
ne figure parmi les nominés pour notre prix "El Tío Pepe". __________________ [1]
(Cette note sur Séverine est empruntée à
Marc Roumengou)
SÉVERINE,
pour l'état civil Caroline RÉMY (Paris 1855 - Pierrefonds 1929). À
16 ans, elle épousa Antoine MONTROBERT ; ayant divorcé elle se remaria avec le
docteur GUEBHARD. Femme de lettres très connue, elle fut disciple de Jules VALLÈS
et collabora à ses chroniques dans Le Réveil et à deux de ses romans. Sous
le pseudonyme d'ARTHUR VINGTRAS, elle écrivit dans Gil Blas, La France, Le Matin,
puis dans Le Cri du Peuple dont elle devint directrice. Plus tard elle collabora
à La Fronde et à L'Humanité. Elle s'y avéra une brillante dreyfusarde.
Elle écrivit plusieurs livres. À la fin du XIXe siècle, SEVERINE signait dans
la presse parisienne de furieuses diatribes, de mordants libelles contre les courses
de taureaux. Le
grand aficionado Daniel CALDINE (alias Daniel Charpentier) rapporte
(dans Le Toril - 11 mai 1929) qu'il rencontra SEVERINE dans un salon des Champs-Élysées
où se déroulait une réunion organisée par la SPA. En aparté, et après lui avoir
fait promettre de ne pas le révéler avant sa mort, SEVERINE lui déclara " qu'elle
adorait les courses de taureaux, qu'elle les avait naguère suivies en Espagne,
qu'elle les aimait à tel point qu'elle souhaitait que des spécialistes trouvassent
le moyen d'épargner les chevaux. ". Et elle ajouta " Moi vivante, personne n'en
saura rien. " Comme CALDINE lui demandait les raisons de son attitude publique,
si opposée à ses goûts, elle répondit avec un geste vague : " Le métier ! "
Métier pour celle-ci, réaction à une déception amoureuse pour d'autres, moyen
de faire parler de soi pour des troisièmes, et voilà les motifs qui conduisent
des personnes à occulter la vérité, à semer l'intolérance, à provoquer le sabotage,
la haine, le terrorisme, à préférer les animaux à l'homme..
[2]
Eugenio Noel (1885-1936), journaliste et écrivain, héritier
de la génération de 1898, anti-clérical, anti-flamenco et
anti-taurin. Il est l'auteur d'un délicieux essai, finalement plus pro
qu'anti, "Las Capeas", traduit et publié par l'UBTF
sous le titre "Les toros du désespoir".
Cet
ouvrage est encore disponible à l'UBTF. Voir
ici, à la rubrique : "Romans et nouvelles" |