Du samedi 26 au lundi 28 mai, Pentecôte à Vic

"Vic 2012 : esprit étais-tu là ?" par Dominique Valmary

"Les Toros existent encore" par André Régagnon

"La corrida de La Cruz" par Jean-Louis Comte

Photographies de Ferdinand de Marchi


Vic-Fezensac 26052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

VIC 2012 : esprit étais-tu là ?

par Dominique Valmary

Interpellé à chaque tarde par une banderole ironique intitulée « Vic le changement c’est maintenant » et copieusement sifflé lors de chaque  remise des clés du toril à l’alguazil, mais aussi conforté quelques applaudissements de conviction l’édile vicois devra assumer le choix qui a été le sien de reprendre la main sur ce qui était devenu, à l’aune de la cité,  la fête de beaucoup d’excès. La ville s’était préparée à l’assaut ne renonçant ni aux barricades des devantures  ni aux guichets d’accès aux commerces ; mais d’assaut il n’y en eut guère! Le contraste était saisissant entre le campo des arènes plutôt bien animé et le quartier bas peu mobilisateur. Si l’on estime que la taquilla n’a pas pâti de la situation et si la fréquentation de la ville n’avait rien à voir avec les années passées il reste à retrouver le juste milieu avec des animations alternatives à la consommation d’alcool à proposer à la jeunesse et il reste à souhaiter que le groupe ayant célébré les funérailles de «Pentecotavic » n’ait pas à célébrer la messe anniversaire. Un rapprochement s’impose avec la représentation habituelle  en matière de gestion du changement « la vallée du désespoir » l’édition 2012 étant la marque du point bas avant une reprise par paliers successifs d’un nouveau projet festif attractif et acceptable pour les vicois.

 Côté Toros l’ouverture de la feria s’est faite devant une demie arène en novillada  non piquée et novillada piquée  pour les jeunes Borja, élégant et engagé  et Javier JIMENEZ devant le mano a mano des ganaderias l’Astarac et le Lartet alternant pour chacune d’elles. Les deux toros en NSP ont donné du jeu et posé moult problèmes aux jeunes toreros notamment le premier sorti, un toro de recibir qui surprend son adversaire ; ils sont tous deux applaudis à l’arrastre et salut au tiers pour les toreros mais vuelta interrompue par les sifflets pour Borja. En NP les toros s’avèreront « tarde » pour le Lartet et trop lourd et trop haut de garrot pour le sobrero de l’Astarac, ils manqueront de caste et de bravoure pour permettre de bonnes lidias ; résultat : salut au tiers pour Borja, silence pour Javier après deux avis  et une mort par deux tiers d’épée et 6 descabellos. Il est regrettable que comme trop souvent les novilleros, toreros en formation, ne posent pas eux-mêmes les banderilles….

La corrida du samedi (deux tiers d’arène) était attendue avec les toros d’Escolar Gil répétés pour leur prestation 2011 et la dernière prestation à Vic d’El Fundi qui reçut une ovation méritée après le paseillilo.
Les 5 Escolar Gil et le El Risco ont été de présentation et de jeu inégaux le Fundi bénéficiant du meilleur lot : les deux lui revenant ont été applaudis à l’arrastre ; le deuxième protesté et sifflé, les troisième et sixième sifflés :

A son premier encasté, poussant fort à la pique et humiliant El Fundi lia de belles séries à gauche et à droite muleta basse, concluant par une demi épée et un descabello sans obtenir un trophée minoritairement pétitionné. De corpulence limitée le quatrième désarçonna le picador ce qui provoqua un sauvetage des plus risqués de la part d’Alain Bonijol pris entre le cheval et la talenquère El Fundi enchaina les séries devant un toro appliqué et complet qui répétait mais désarma par deux fois le maestro lequel conclut difficilement par trois quart d’épée après deux avis et deux pinchazos. Salut au tiers les deux fois.


El Fundi El Risco Vic-Fezensac 26052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Fernando Robleño  vaillant s’arrime avec une économie de gestes devant un premier toro avisé aux banderilles ; toréant de face il pèse sur le toro qui obéit sans humilier et sans se fixer dans la muleta produisant une faena engagée et particulièrement intéressante terminée par une entière un peu en arrière et tombée. Le trapio insuffisant nuira à la pétition très minoritaire. Sifflets à l’arrastre et salut au tiers. A son second de très belle présentation, un vrai toro vicois, le diestro s’emploiera devant un toro allant à la pique sans force et sortant seul ; il enchaina les séries à mi-hauteur pour un toro qui répétait sans humilier et concluera par un toreo dans les cornes, un pinchazo et une entière ; la pétition non majoritaire ne sera pas suivie par le président mais vuelta saluée par un public enthousiaste.


Fernando Robleno Escolar Gil Vic-Fezensac 26052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Plusieurs tons en dessous par rapport à ses compagnons de cartel Sergio Aguilar ne saura pas s’imposer face à un premier qui s’avise, tourne court et cherche l’homme, perdant confiance il tuera le fauve  d’une entière largement tombée ; sifflets à l’arrastre et silence. Son second le déséquilibre à la cape, se révèle manso à la pique et subira deux piques supplémentaires au toril ; après avoir désarmé le peon de brega et pris violemment (mais sans mal) le torero  il sera tué sans être toréé à l’issue d’une série de trois pinchazos, six descabellos et deux puntillas, séquence émotion.

La Corrida concours qui réunira trois quart d’arènes et des lots de fort belle présentation ne restera pas desertio ; à noter aussi que le tiers de pique sera valorisé par les picadores. Le « Carriquiri » (d’origine Nuñez) se révèle  violent à la cape mais ne présente que peu d’intérêt au cheval pour les trois piques sauf la deuxième qui est poussée ; il ne part pas au cite lors des banderilles. Antonio Barrera s’engage notamment sur des séries droitières et se fera accrocher, après un pinchazo il tuera d’un trois quart d’épée foudroyante. Faibles applaudissements à l’arrastre et salut au tiers.


Carriquiri Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Très belle présentation pour le « José Moreno de Silva »  (d’origine Marquès de Saltillo) un toro noble et encasté qui s’il ne s’emploie pas particulièrement à la cape démontrera ses qualités lors des quatre piques ; Ivan Garcia démarre par un toreo prudent à droite avant de se faire prendre ce qui le déstabilise et lui fait perdre la main ; mort après trois pinchazos et une entière atraversada, deux avis et quatre descabellos. Applaudissements nourris à l’arrastre.


José Moreno de Silva  Rastrojero n° 24 naissance 0408 Toro vainqueur de la corrida concours Vic-Fezensac
27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Le « Fidel San Roman » (d’origine Villamarta via Guardiola) montre sa caste et démontrera ses qualités lors du tercio de piques salué par la musique (quatre piques dont un regaton) et lors des banderilles avec salut des peones ; mais il ira a menos étant un peu soso et tarde sur la fin de la faena ; Morenito de Aranda concluera après deux pinchazos et un descabello. Applaudissements à l’arrastre.


Luis  Carlos Aranda Fidel San Roman Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Devant le « Esteban Isidro » (d’origine Domecq et Sepulveda) , toro très armé  qui se retourne vite  Antonio Barrera livrera après les quatre piques un combat  remarquable par son entregua ; il sera accroché et concluera  d’une entière contraire faisant suite à un tiers de lame bien placé, faena saluée par l’ attribution de la seule oreille.

D’origine Carlos Nuñez l’Alcurrucen de très belle présentation, doux à la cape peu noble à la muleta   après quatre piques devant un Ivan Garcia plutôt dépassé qui concluera par un bajonazo.

Face au sixième toro de « la Reina » (d’origine Domecq, Nuñez, Torrestrella) bien présenté et spectaculaire à sa sortie mais présentant peu d’intérêt aux piques, qui sera tarde aux banderilles  et ira a menos,  Morenita de Aranda tuera par une demie lame bien en place et un descabello engagé et décisif.
A l’issue d’un délibéré rapide annoncé dans le ruedo c’est le Morenito de Silva  dénommé « Rastrojero » né le 16/04/2008 qui sera primé ; à noter que par son engagement Antonio Barrera sera répété pour pallier l’absence d’Ivan Fandiño blessé à Madrid.

La corrida du dimanche après-midi avec trois quart d’arène s’inscrivait dans le cadre du concours « toros de France » avec la présentation de l’élevage des frères Granier et voyait l’attribution du prix de la meilleure pique par la Fédération des Sociétés Taurines de France en association avec l’empressa des arènes et le ganadero. De très belle présentation les toros de « La Cruz » ont donné du jeu avec le piquant dû au type Santa Coloma. Ils se distingueront par leur force sur pattes malgré des piques appuyées. La tarde comprendra deux phases avec les trois premiers à dominante mansedumbre et la bravoure des trois suivants.

Julien Lescarret a donné l’impression de savourer et a transmis aux gradas et sans un recibir approximatif et une mort lente il aurait pu décrocher une oreille à son premier ; vuelta contestée. Pour son dernier toro à Vic il fera front avec décision devant un toro compliqué qui se donnera aux piques mais aura tendance à s’arrêter dans la muleta ; demie lame pour conclure et grande ovation.   

Joselillo assisté de deux picadores de respect, Tito Sandoval et Antonio Garcia Berbosa a intéressé le public avec un premier toro noble qui répète et de belles naturelles ; il conclut par une entière pasada ; salut au tiers. Son second est le sobrero arrivé de Camargue le jour même ; il fera montre de caste et de noblesse faisant chuter le cheval ; le torero développera une faena essentiellement droitière bien construite affaiblie par une mort difficile marquée d’un pinchazo, d’une entière après avis et de cinq descabellos ; au final vuelta al ruedo. Il est difficile d’évoquer le fracaso vécu par Raul Velasco totalement dépassé par l’évènement et qui n’a jamais pris la mesure ses deux adversaires. 

La belle présentation des toros est à souligner, les trois derniers ayant été remarqués à la pique puis à la muleta où ils ont posé des problèmes qui n’étaient pas insurmontables. Le prix FSTF de la meilleure pique a été attribué au picador Antonio Garcia Berbosa qui officiait pour Joselillo au cinquième toro (après qu’il ait été précisé que certaines piques avaient été montées à l’envers entrainant leur élimination de la délibération).

La corrida du lundi organisée désormais en matinée accueillait six toros de Flor de Jara ; elle a été intéressante avec un Antonio Barrera, remplaçant Yvan Fandiño, engagé et efficace qui s’est révélé dominateur malgré deux accrochages dont l’un lors d’un cambio dans le dos à son premier qu’il tuera par deux tiers d’épée après un  pinchazo et un descabello ; pétition minoritaire et vuelta.

A son second allègre à la cape deux fois piqué au cheval de réserve (la dimension limitée du ruedo devrait imposer la présence sur le sable d’un seul équipage telle la configuration concours?) ce sera le meilleur toro de la course qui permettra notamment deux belles séries de naturelles; conclusion par deux tiers d’épée et et trois descabellos ; le torero déclinera la pétition de vuelta.

Juan Bautista délivrera une faena d’autorité à son premier notamment sur la corne droite et conclura d’une épée décisive ; oreille et vuelta pour le toro.

Son second de belle présentation mais faible des antérieurs renversera le cheval avant le mouchoir vert ; refusant de sortir il sera puntillé à la porte du toril ; le sobrero de la ganaderia El Risco ira a menos  pour une faena confuse sur la fin ; deux pinchazos et une entière tombée.

Attendu après ses prestations appréciées de 2010 et 2011 David Mora, toujours à l’aise à la cape et toujours prêt au quite, construira une faena moyenne devant son premier toro allant a menos ; entière tombée et en arrière. Devant son second qui manquait de bravoure il ne réussira pas à lier les passes d’où des redondos interrompus ; demi épée et deux puntillas après avis. 

Vic esprit étais-tu là ?
Oui pour les toros sauf la déception due aux Escolar Gil ; oui avec la présentation d’une bonne corrida des frères Granier ; oui avec quelques tercios de piques à remarquer ; oui pour la fréquentation dans les arènes.
Joker pour l’animation de la ville mais n’était-ce pas inéluctable pour une feria qui avait totalement échappé à ses promoteurs ; selon moi les aficionados ne peuvent reprocher à l’édile de vouloir reprendre la main après cette  passe de châtiment virile mais correcte……

Dominique Valmary

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Les Toros existent encore

par André Régagnon

 

Introduction
Cette année Vic a innové. Il n’y a plus de féria mais uniquement les corridas.
C’est vrai que l’année passée des excès en tous genres avaient amené la mairie à effectuer un référendum auprès de la population. Le résultat indiquait que la suspension était souhaitée pendant deux ans pour permettre aux élus d’obtenir les moyens de faire face aux afflux considérables par rapport à la population de 4 000 habitants.
Il ne s’agit pas ici de prendre parti, nous constatons simplement.
D’aucuns se plaignent, mais il faut avouer que cette année ce fut un plaisir d’aller aux courses et de bénéficier toujours des services mis à disposition des aficionados.
Le temps était de la partie et le bilan de ces trois journées est plus que positif.

La novillada mixte du samedi matin (non piquée et piquée) avec deux erales de l’Astarac et du Lartet et deux novillos de ces même élevages, fut bien présentée. Les deux frères Jimenez ont fait ce qu’ils ont pu sans toutefois nous convaincre. Le public était assez nombreux et les arènes impatientes et prêtes à affronter les corridas de toros.

Samedi après-midi : Escolar Gil
Matadors : El Fundi (dont c’était la despedida) ; Fernando Robleno et Sergio Aguilar.
La déception fut immense quant à la présentation. Le 1er était un sobrero, les 2ème , 3ème et 4ème avaient la corpulence de novillos, quasiment moins lourds que ceux de la course du matin !
Que dire de la corrida ? Fundi a fait le travail, il a pu grâce à sa notoriété parcourir le tour de piste ainsi que Robleno (nous pensons à lui en vue des six toros de Céret). Sergio Aguilar s’est fait secouer deux fois. Beaucoup ne le comprennent pas.

Corrida concours dimanche matin
Elevages proposés : Carriquiri – Moreno de Silva – Fidel San Roman – Esteban Isidro – Alcurrucen – La Reina.
Matadors : Antonio Barrera – Yvan Garcia – Morenito de Aranda.
Disons tout de suite que cette course fut une très bonne surprise. Le bétail était divers et bien présenté – notamment le Fidel San Roman aux armures dantesques – les matadors très concentrés et le public connaisseur. Tous les toros ont pris au moins trois piques, le Moreno cinq ce qui lui permit de remporter le concours (bien qu’Yvan Garcia eût quelques difficultés). Le Fidel San Roman mit les arènes en ébullition, hélas il s’éteint sur la fin mais Morenito de Aranda a été remarquable surtout dans sa mise en place dans le tercio de piques (très éloigné lors de la dernière).


Antonio Barrera Esteban Isidro Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Antonio Barrera a fait preuve d’un courage hors du commun (une oreille).

Corrida du dimanche après-midi : « La Cruz »

Julien Lescarret – Joselillo – Raoul Velasco.


Julien Lescarret La Cruz Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Toros très bien présentés et fort homogènes, un magnifique lot pour une vrai course. Les règles étaient les mêmes que pour un concours : un seul piquero, le tracé des lignes adéquat ; dans le cadre de « Toros de France » il s’agit de désigner le meilleur élevage de notre pays. C’est une fort belle initiative ! Nous eûmes ainsi droit à deux corridas concours dans la même journée (autant de piques que lors des temporadas en certains endroits réputés !)
Ce n’est pas parce que l’on a payé sa place que l’on peut dire n’importe quoi ! L’arène n’est pas un stade où parfois le public se défoule. Raoul Velasco, nous ne parlerons pas de vous parce que nous vous respectons.
Julien a été égal à lui-même : sincère et magnifique. Il aurait peut-être mérité une oreille.
Joselillo superbe à son 2ème a fait preuve d’une grande maîtrise, hélas il ne put conclure rapidement.

Le prix de la FSTF au meilleur picador de cette corrida a été octroyé à Antonio García Berbosa, picador de Joselillo, pour la manière dont il a piqué le cinquième taureau.

Lundi matin : Flor de Jara

Antonio Barrera (qui remplaçait Yvan Fandino blessé) – J.B. Bautista et David Mora.
Belle présentation notamment les trois derniers. Ils allèrent 15 fois au cheval.

Barrera a été rappelé : il reste courageux, combattant, ce qu’aime Vic. Bien que n’ayant pas coupé d’oreille, il reviendra sûrement.


Juan Bautista Flor de Jara Vic-Fezensac 28052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Jean Baptiste, très professionnel, consciencieux, même lorsqu’il est un peu débordé il se récupère (une oreille a récompensé son travail).


David Mora Flor de Jara Vic-Fezensac 28052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Mora a été la révélation de l’année passée. Il construit bien ses faenas et domine surtout à la cape.

Nous ne sommes pas déçus, les toros existent encore. Malgré quelques éternels grincheux, il existe des raisons d’espérer.
« Si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ! »

André Régagnon

Dimanche 27 mai, corrida de La Cruz à Vic

par Jean-Louis Comte


La Cruz Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Belle après-midi ce dimanche 27 mai 2012 pour les aficionados de Vic.
Ils ont été comblés avec le lot de l’élevage « La Cruz ». Bien présentés, homogènes et très encastés conformes au sang d’origine, de force toutefois inégale. Le 5 ème et le 6 ème ont mis à l’épreuve la cavalerie de BONIJOL, toujours d’excellente tenue.


La Cruz Vic-Fezensac 27052012 Photo : © Ferdinand De Marchi

Ces toros sont évidemment sortis avec cette complexité qui est le marqueur de leur caste et qui exige des hommes auxquels ils sont opposés d’exercer dans leur terrain une entrega constante.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas des  3 toreros de ce jour.

Julien LESCARRET, à son premier toro, a très judicieusement conduit la lidia pour mener a mas son opposant. A son second, il n’était plus dans le même registre, pas très heureux à la mort. Il voit s’échapper à son premier une oreille possible. 

JOSELILLO, largement dominé par son premier, n’a pu que sauver les apparences. Il a mieux maîtrisé son second sans toutefois pouvoir réellement construire sa faena. Il a, lui aussi été malheureux à la mort et sort sans oreille. 

VELASCO a perdu les papiers avec ses deux toros qui l’on mis en déroute totale. Mauvaise tarde pour lui qui n’avait pas sa place dans ce cartel.

Il faut signaler la bonne initiative des organisateurs vicois qui ont soutenu     le label « Toros de France », en singularisant le tierco de varas, comme il l’est  en corrida concours. Toujours excellente initiative pour la prime donnée au piquero qui a su le mieux mettre en valeur cette suerte et le toro. (le 2ème piquero de JOSELILLO). L’explication des raisons du choix qui a été  fait au micro est à renouveler. C’est pédagogique et cela peut faire faire évoluer les comportements déviants.

Jean-Louis Comte