18 janvier 2009

Petite enquête à propos d'une lettre de menaces

Elle arrive par la poste

Il nous a été signalé depuis quelques mois qu’une lettre de menaces, anonyme bien entendu, toujours d'une présentation et d'un contenu identique (photocopies), fort reconnaissable, avait été adressée à diverses associations taurines, en septembre-octobre : deux dans le Tarn et au moins une à Bayonne, tout dernièrement (enveloppe datée du 13 janvier 2009) : une à Cherbourg

Cette lettre constituée de deux pages agrafées reproduit les inepties habituelles sur la « préparation » des taureaux au combat : cornes sciées, coins de bois entre les onglons, vaseline dans les yeux, aiguilles dans les testicules, coton dans les narines, etc.
Elle y ajoutes des menaces virtuelles, l’enfer, notre réincarnation sous la forme d’un taureau, et plus concrètes, « arènes explosées sans ou avec les gens dedans où (sic) que tout (sic) les taureaux destinés à la corrida empoisonnés… » et pour conclure : « De toutes façons, il est évident que LA MALEDICTION TOMBERA sur toutes les villes où se fait la tauromachie (corrida) en France… »
Le tout bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe.

Cette pitoyable missive ne mériterait pas une fraction de seconde d’attention et le premier mouvement est de la jeter au panier.
Mais elle est marquée d’une forte connotation sectaire par son pathos mystico-délirant et par ses illustrations qui permettent de la reconnaître au premier coup d'oeil et que nous reproduisons ci-après :

Image conclusive des lettres recues dans le Tarn Image conclusive de la lettre reçue à Cherbourg
Seule petite différence entre les lettres précédentes et la plus récente : la croix devenue plus monumentale

Or, plus les sectaires sont débiles, plus ils peuvent se montrer dangereux. Souvenons-nous des lettres piégées et autres attentats visant des taurins.

C’est pourquoi nous demandons à tous ceux de nos lecteurs qui auraient reçu ou qui recevraient cette lettre de nous le signaler par courriel à fstf@torofstf.com en nous indiquant leurs qualités et coordonnées.

Si l’affaire révélait un certaine ampleur, la Fédération ne manquerait pas d’effectuer au moins un signalement auprès de la D.C.R.I.

Nous vous remercions de votre attention.

                                                     Jean-Jacques Dhomps
                                                   Membre du Bureau de la F.S.T.F.
                                            Chargé de communication