Le 21 mars 2017 le Président de la FSTF a adressé une lettre à chacun des onze candidats à l’élection présidentielle. Cette lettre contenait la question :

Vous engagez-vous, si vous êtes élu Président de notre République, à ne pas vous employer à faire interdire les courses de taureaux avec mise à mort dans les endroits de notre territoire où elles sont aujourd’hui légales ?

À ce jour, 21 avril, seul François Asselineau a répondu par lettre du 27 mars 2017 de la manière suivante :

Nous n’avons aucunement la volonté d’interdire les courses de taureaux avec mise à mort dans les endroits de notre territoire où elles sont aujourd’hui légales.

D’autre part, l’Observatoire National des Cultures Taurines, au sein duquel la Fédération est clairement engagée, a fait parvenir une note aux candidats (reproduite ici).

Les quatre candidats que les sondages placent en tête semblent avoir pris cette note en considération :

Marine Le Pen y a répondu, mercredi 19 avril dernier, lors de son "Entretien d’embauche" chez Jean-Jacques Bourdin :

Jean-Jacques Bourdin : Vous aimez les animaux. Est-ce que vous iriez voir une corrida ?
Marine Le Pen : Non
Jean-Jacques Bourdin : Vous l'interdiriez ?
Marine Le Pen : Non, je ne l'interdirai pas. Je l'interdirai pour les enfants de moins de 13 ans parce que je pense que ce n'est pas un spectacle pour eux. (...) Je vous avoue que c'est un spectacle qui me rebute.

Emmanuel Macron y a répondu lors de son interview à la Dépêche du Midi à Toulouse. Sa réponse à la question sur la corrida figure à la fin de l’article du 15/04/2017 publié dans la chronique : Actualités  > Grand Sud  > Tauromachie. Nous reproduisons ci-dessous

Qu'en dit Macron ?

Faut-il interdire la corrida ou l'encadrer ?

Nous avons posé cette question à Emmanuel Macron, en marge de son déplacement à Toulouse jeudi dernier. Pour le candidat d'En Marche !, «la corrida fait partie intégrante de la culture et de l'économie, y compris du tourisme, de la région». «Je suis à ce titre opposé à l'interdiction dans les territoires de tradition taurine» explique-t-il, ajoutant : «Le bien-être animal m'importe beaucoup». Mais, selon lui, «l'enjeu central aujourd'hui, en ce qui concerne la souffrance animale, réside dans l'élevage et l'abattage. C'est pourquoi mon plan d'investissement de 5 milliards d'euros à destination de l'agriculture financera des projets permettant de mieux prendre en compte le bien-être animal».

Jean-Luc Mélenchon a fait savoir que :

"Il existe aujourd'hui un cadre légal restrictif concernant les corridas, qui ne les autorise que dans les villes et les régions où elle est une tradition culturelle ininterrompue. Au regard de la restriction géographique quant à la légalité d'organisation de corridas, qu'a confirmé le conseil constitutionnel, il ne serait pas légitime d'organiser un débat parlementaire sur ce sujet"

François Fillon est aficionado a los toros et n’a jamais caché qu’il considérait la corrida de toros comme une expression culturelle à protéger.

Benoît Hamon n’a pas répondu directement mais n’a pas hésité, lundi dernier à Aignan, à revêtir le boléro des toreros landais. Voir ici

Nicolas Dupont-Aignan estime qu'il faudrait «tôt ou tard» prohiber la corrida et il souhaite à y arriver de manière pédagogique.

François Asselineau, comme indiqué plus haut, nous a répondu directement et positivement.

Jean Lassalle ne s'est pas prononcé directement, mais nous connaissons sa sympathie pour les chasseurs, les coutumes rurales et le rugby.

Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou se prononcent clairement pour l’abolition des corridas de toros.