.25-28 mars - Feria pascale en Arles

.......Ces Pâques taurines 2005 auront apporté plusieurs enseignements aux aficionados.

.......Côté bétail : D'abord, la confirmation que nous avons de très bons élevages de taureaux de combat en France. .......Les novillos de Blohorn le vendredi matin et ceux de Patrick Laugier le dimanche matin montrèrent d'intéressantes qualités et les deux éleveurs furent applaudis et récompensés d'une vuelta. .......Les taureaux d'Hubert Yonnet, le dimanche après midi, étaient magnifiques, bien armés, solides, "encastés"... Montrant au cheval plus de tempérament que de classique bravoure, mobiles et agressifs au troisième tiers, ils tinrent les spectateurs en haleine tout au long de la tarde. Il faut préciser que leurs bipèdes adversaires se montrèrent tout à fait à la hauteur. A la fin de la corrida, le public, heureux et comblé, debout, acclama Hubert Yonnet très longuement, refusant de quitter les gradins avant qu'il n'eût consenti à effectuer la vuelta. L'arène était pleine à ras bord. .......Preuve est donc faite qu'il est désormais possible de remplir une grande arène en affichant des Yonnet aussi bien et même mieux que s'il s'était agi de Miura, Partido de Resina, ou même Victorino Martín... Vive la "langue bleue" ! .......Rien à dire des Domingo Hernández du vendredi après midi, bons taureaux commerciaux qui restèrent debout et assez mobiles pour abandonner trois de leurs oreilles au "Juli". .......Comme on pouvait s'y attendre, hélas ! les Victoriano del Rio du samedi après midi montrèrent une faiblesse qui frôlait l'invalidité. .......Quant aux Puerto de San Lorenzo du lundi après midi, ils étaient réellement invalides. Ils se déboîtèrent les antérieurs pour deux d'entre eux et furent remplacés par un Tabernero de Vivis et un Los Bayones tout aussi catastrophiques. La bronca frôla l'émeute.

.......Côté toreros : Il faut saluer les trois héros qui affrontèrent victorieusement les Yonnet : " El Fundi " (une oreille), Denis Loré (deux oreilles), Juan José Padilla (applaudissements). Denis Loré, irréprochable, "coupa" une oreille à chacun de ses adversaires. .......Mehdi Savalli qui effectuait le samedi matin sa première novillada piquée devant des novillos de Los Bayones, s'en sortit très convenablement et montra un plaisir de toréer si rare chez les jeunes gens de sa génération qu'il mérite d'être souligné. A noter aussi qu'il banderille ce qui devient, malheureusement, une exception chez les novilleros ! A suivre... .......Les figuras du type Rincón, Ponce, "El Cid", Castella, ... possèdent, c'est sûr, un immense talent mais qui ne leur sert à rien devant des taureaux couchés. A ce train et au prix atteint par les places aujourd'hui (unique paramètre en progrès continu), les orgnanisateurs ne vont pas tarder à se rendre compte qu'il ne suffit plus d'aligner les noms de deux ou trois vedettes sur une affiche pour remplir une arène. Cette feria arlésienne l'a laissé très nettement pressentir, ce n'est pas une mauvaise nouvelle !