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ADIOS

Je me souviens de ses longues mains, ses longues mains, diaphanes.

Je me souviens cette façon bien à lui d'incliner la tête, comme quand on observe avec douceur un oiseau, une plante, un tableau

Je me souviens sur la fin des rougeurs qui le prenaient aux joues, 

Je me souviens de la lenteur de son pas, de sa passe.

Je me souviens de son fils en pleurs, lui coupant la coleta.

Je me souviens de ce journées difficiles ou rien ne venait, et ou il sortait seul, assumant la débâcle.

Je me souviens de ses journées de triomphe, son sourire modeste, ses propos retenus.

Je me souviens...

Le souvenir, c'est déjà une petite mort.

La mort s'en est saisie.

Adieu Maestro

Tu es un de ceux qui ont bâti mon aficion.

CHF

Adieu Maestro

Tout à fait d'accord CHF !

Manzanares père n'était pas qu'un torero de toreros mais aussi et surtout un créateur d'afición, en tous cas de la mienne.  La date du 1er mai 1992 marque en effet le début de celle ci. Lors de la corrida d'Atanasio Fernández de la feria d'Avril, la corrida est définitivement rentrée en moi comme la corne dans le corps de Manolo Montoliú. Ce jour là, alors que j'étais pourtant, comme tout ado ignorant, plus ou moins anti,  l'évidence se fit, la Corrida se révéla à moi par son double je : la Mort et l'Art; ce dernier des mains de Manzanares, la première par le sacrifice de son banderillero.

J'ai eu ensuite la chance de le voir bien au Puerto en 1994 ou l'anné suivante face à son lot d'Alcurrucén dans les arènes de Séville. Il y a des muletazos d'anthologie qui échappent à leur condition éphémère, comme leurs auteurs.

Don José María, nous ne t'oublierons pas !

¡Descansa en paz!

El Giraldillo

Décès de José Mari Dols Abellan "Manzanares"

Bonjour à tous,

Sans aucune intention d'attenter à la mémoire d'un défunt, j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre ce que signifie cette expression reprise à loisir "torero des toreros". A supposer qu'elle ait un sens, je crois qu'elle pourrait s'appliquer à quelques autres toreros.

Cordialement.

B. Desvignes