Bonne affluence et ambiance entretenue par les 4 bandas complétant la présence des Armagnacs ce qui a suscité une relative indiscipline d'une partie du public sans toutefois nuire à la concentration qu'exigeait le sérieux du bétail présenté. C'était le parti pris par les Arsouillos de concilier deux thèmes chers à la peña organisatrice : la musique et les toros. Les deux ont été respectés, l'appréciation de chacun étant personnelle. Présidence : Pascal Darquié. La cavalerie Bonijol qui était annoncée est remplacée par la cavalerie Garcia.

Les novillos sont de très belle présentation, les 5 premiers sortis avec trapio et fort tamaño, seul le sixième ressemble à un 3 ans.

Dans leur comportement il est permis de distinguer deux lots de 3, Juan Carlos Carballo (1) et Maxime Solera (2) devant affronter des novillos violents et peu enclins à se soumettre, les 3 autres plus conciliants en particulier le sixième permettront au public de revendiquer les trophées. Si dans l'ensemble ils ont posé des problèmes aux piétons et cavaliers ce qui peut expliquer les piques ratées, mal placées ou bousculées - à noter que pour les 17 piques posées, peu ont été poussées, une seule applaudie - ils ont chacun des six supporté 3 paires de banderilles et permis à 3 banderilleros de saluer (le 3 et le 6). Le prix de la meilleure pique a été déclaré disierto. Seuls 2 gestes noverils à signaler : la porta gayola de Maxime Solera au deuxième qu'il a dû rectifier en larga afarola de rodillas le toro l'ayant ignoré à sa sortie et un quite de Dorian Canton au cinquième.

 

Juan Carlos CARBALLOS perd du terrain à la cape puis double le toro avant de toréer sur les deux cornes avec plus d'efficacité que d'élégance ce que l'on peut comprendre eu égard à l'adversité. Il perd le trophée à la mort donnée en 3 gestes.

Son second présente des signes de faiblesse qui s'atténueront mais positionne sa tête mufle dans le sable. La faena peu construite est menée en conséquence de ligazons de circonstance et conclue d'une épée très engagée qui vaut à son auteur un voyage sur la tête du toro et un tour à l'infirmerie après la vuelta suivant l'attribution d'une oreille.

Maxime SOLERA, très volontaire prendra des risques mais il ne pouvait mieux faire devant le pire des lots, le premier avec beaucoup de sentido, le deuxième sans charge et réservé qui ne permet rien à gauche. Alors comment bien tuer quand on est gaucher ?

Dorian CANTON accueille son premier qui paraît le plus abordable des trois premiers, ses banderilleros saluent. Mais le novillo perd vite de sa vigueur et un final hasardeux par manoletinas vient ternir la faena mal conclue de deux pinchazos et d'une épée très très basse.

Il se fait désarmer par le « petit » sixième qui ne sera jamais fixé. Le novillo semble se désintéresser de gestes manquant peut-être de profondeur. Bien que relevé à la puntilla la belle épée lui vaut une oreille demandée par le public et accordée par la présidence après appréciation de la pétition.

 

Désormais un hommage est rendu à Ivan Fandiño dans les arènes Maurice Lauche après la mort de chaque troisième toro avant que l'arrastre n'emporte la dépouille. Le public se lève quand la musique entame le paso-doble éponyme avant une longue salve d'applaudissements.