Toros identiques... D'une langueur monotone...
Un exposé du Dr Vétérinaire Hubert Compan au Cercle Taurin Nîmois

 

L'intervention d'Hubert Compan, telle que résumée dans "Vingt passe pas plus", est rafraichissante et tonique. Elle ne manquera pas d'alimenter les tertulias.

Le Dr Compan qui n'emploie pas la langue de bois a le grand mérite de nous interpeler, nous aficionados qui nous croyons bienpensants, en réalité moutonniers. Il décortique les causes d'ennui aussi bien dans "les corridas de figuras" que dans "les corridas dures".

Lui qui est inventeur de la belle formule "La fiesta commence au premier tiers" remarque très pertinemment qu'elle ne doit pas se réduire au premier tiers et que trop piquer et trop mal un authentique bravo revient à abuser de sa bravoure. C'est au troisième tiers qu'il faut tuer le taureau, pas au premier.

Une partie de son intervention sujette à polémique concerne la réduction de la longueur de la pique. C'est un sujet sur lesquels nous nous départageons en général selon les présupposés ou préjugés culturels ambiants. Il n'y a que les vétérinaires qui puissent  éclairer le débat d'une manière à la fois scientifique et pragmatique s'ils sont autorisés à pratiquer des examens post-mortem et à comparer les effets de diverses piques.

Quant à l'idée de pratiquer des corridas-concours au sein de l'encaste Domecq, sensu stricto, elle ne parait pas, au premier abord, très excitante, car pourquoi comparer des clones ? Mais, par contre, si nous élargissons la base de recrutement aux cousins plus ou moins proches, Fuente Ymbro, La Corte, Dolores Aguirre, Cebada Gago, Carlos Nuñez, Alcurrucen ... nous sommes preneurs.

Voir tout ça sur le blog "Vingt passes, pas plus ...".  

Les propos de Luc Jalabert, rapportés à la suite, ne manquent pas, eux aussi, d'intérêt.

Luc JALABERT et Hubert COMPAN - Photo Michel CHAUVIERRE