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Barcial

La route de Vic est splendide, les vallons luisent sous le soleil chaud de cet été indien, et le monts adoucis d'ou la brume de chaleur s'échappe, rappellent au voyageur que je suis la Toscane de mes ancêtres.

Je savoure le moment en écoutant le merveilleux Nacencia de Manolo San Lucar, la route défille, moins de touristes, et les camions espagnols, Valencia, Séville, mon imagination voyage.

Je pense à cet été qui ne veut pas mourir et je me souviens des Barcials de “l'époque“ ceux qui luttaient jusqu'au dernier souffle dans des silences de cathédrale.

J'ai la flemme de chercher à me rappeler, mais les patas blancas qui sont passés à deux doigts de disparaitre, et qui faisaient les beaux jours de Vic, Céret et des places de toros de respect, ont marqués ma jeunesse. Des piques d'anthologie, des batailles ou le moindre mètre carré se jouait à la barbe de la faucheuse, et des hommes de respect face à eux.

J'ai vues les vaches chez Victorino l'an passé, et les novillos, nous en avons parlés ensemble, l'achat des vieilles vaches, on a longtemps parlé d'un tirage au sort, mais V.Andrès a démenti. Il n'aurait pas acheté au hasard. Il a l'intention d'aider Cobaleda à protéger ce sang.

La carte verte, les emmerdes à répétition, les vaches au “matadero“, l'administration, les toreros qui ne veulent plus les “voir“

Tout, pour que la véritable aficion se mobilise.

Je viens de débarquer, Vic est tranquille, je suis seul, et la porte s'ouvre sur des yeux curieux. Les pelages frémissent, les corps vibrent, les novillos se lèvent, me regardent. 

Ils sont tous marqués d'un V sur le front, mais les fameuses chaussettes blanches se sont faites discrètes. Ils sont saupoudrés de sel, ils sont beaux.

Je me souviens d'un torero (peut-être Ruiz Miguel) dire combien le regard de ceux-là étaient terrifiants, et que comme certains autres élevage, celui-ci se traiatait avec tout le respect nécessaire.

Les novillos sont magnifiques, dans le trapio, pas trés gros, mais trés armés, et surtout “attentifs“, ils me suivent du regard, se déplacent, curieux.

Armée et forte, j'espère beaucoup de cette novillada. 

Quel grand écart entre les toritos de Samedi dernier à Dax et ces Novillos de respect.

Suerte, parce que comme toujours, si ça sort bien, alors, on va se régaler.

Jesus Cobaleda voit en cette novillada la lumière au bout du tunnel, un espoir que demain on parle de ses toros comme on a parlé des Valdellan de l'an passé.

Je remercie tout le monde, je m'éloigne sous le regard fixe des quadrupèdes, dehors le soleil brille, nous sommes à la période de l'année ou les jours sont égaux aux nuits.

Noir et blanc la parfaite balance

CHF