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cahos

CAHOS 

 

 

Vous voulez leur dire quoi aux jeunes filles aux yeux embrumés.

Depuis mon dernier texte, nos échanges avec les amis taurins, oscillaient entre humour, amour et désamour.

Humour, car les toros de papier, car un Venegas à Vic (sauf que ça n’est pas celui-ci que l’on aimerait voir)

Amour celui de l’oreille de poids de ce dernier à Madrid, celui de Urdiales à Bilbao, et ce récibir réalisé à la perfection par José Maria Manzanares, la cogida de Adalid.

Et désamour, car si ceux-là (entendez les figuras) prenaient toujours du toro de respect, et toréaient “pour de vrai“ on en verrait des choses.

 

Septembre est la fin de notre temporada Française, pratiquement.

Mais elle bat son plein en Espagne, ouvrant les contrats d’Amérique du Sud, bien souvent.

C’est aussi le mois des blessures, et donc des remplacements.

 

Hier je n’ai pas voulu commenter la voltereta spectaculaire de Perrera, balancé comme une feuille de papier à Mayol, par dessus le burladero, ni sa blessure, vous connaissez mon opinion : “ Tous les toros tuent“.

 

La fatigue, d’une longue saison, la répétition pour certains des courses (quasi quotidiennes) car ils trustent le marché.

Les longs voyages, le manque de sommeil, la fatigue physique et mentale et le toreo superficiel et latéral, qui vous met en sécurité, la corne passée, sauf si le toro a un peu de caste et qu’il vous voit.

Forcément, quand on est sur le côté, il vous voit.

 

José Maria Manzanares a été pris hier à son tour, après Perrera.

Un trauma crânien, un KO sans blessure par corne.

Peu d’images, dans les deux cas, et malgré le fait que les toros soient de la même encaste (vous savez) c’est l’instantané de l’accident qui effraie.

Une seconde, et tout bascule.

Pour Perrera c’est 20 Jours, pour Manzanares on va voir dans les heures qui suivent.

 

Septembre, Octobre, la saison va s’accélérer en Espagne.

Les deux manquants ouvrent des portes, mais à qui ?

A leurs confrères du top machin, ou va-t-on oser brouiller les cartes ?

 

Et sans l’espérer, les blessures vont-elles s’accélérer ?  Créant le cahos.

Si vous lisez Edward Lorenz (le père de la théorie du chaos) vous apprendrez que celui-ci, aurait aimer le comprendre et le codifier. Mais les variables en sont telles que chaque résultat est lié à un tas d’improbabilités non quantifiables.

En tauromachie, c’est la même chose, sauf une.

C’est toujours le toro qui fait et défait les toreros.

Et ça c’est une constante.

 

CHF