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censure

CENSURE

 

Prosper Mérimée, au delà de l’écrivain, était (entre autre) un éminent archéologue qui devint inspecteur général des monuments historiques.

A ce titre il mandata Eugène Viollet le Duc de restaurer un certain nombre d’édifices Français (la cité de Carcassonne, la basilique de Vezelay, la cathédrale Notre Dame de Paris entre autre) perpétuant l’histoire de ces monuments, admirés par le monde entier, jusqu’à nos jours. Sénateur, historien, archéologue, il a de nombreuses écoles portant son nom dans le Sud.

 

Allez, on rembobine

 

Ecole Prosper Mérimée, de Nîmes, les enfants sont appliqués ils sont fiers d’avoirt terminé, leur fresque.

Elle représente, entre autre, les arènes de Nîmes.

Dans un souci réaliste, et moderne, les enfants ont dessiné un torero, faisant face à un toro.

Sacrilège, horreur, perfidie, honte…les liberticides engagent le combat…plainte est déposée, l’académie subit une attaque frontale des anti taurins.

Et que croyez-vous qu’il en advint ?

Le torero et le toro ont été effacés.

 

Pauvre victoire, et on imagine, surprise des enfants.

 

L’avantage, est que l’injustice marque à vie les esprits en formation, et il est certain que les enfants se souviendront de cette scène.

 

Quand à nous, aficionados, nous ne pouvons que nous unir pour une fois dénoncer cette ignominie.

 

Voici le petit mot que j’ai envoyé à l’adresse suivante ce matin

ce.ia30@ac-montpellier.fr

 

Messieurs, quelle surprise?

 

Vous les garants de l’éducation, de toute l’éducation, garants de ce que l’école soit une place de liberté, de réflexion personnelle, et non de censure.

 

Vous avez fui devant une structure multi condamnée pour ses agissements plus que limites et liberticides.

Vous qui devez être les chantres de la liberté avez fait preuve de lâcheté devant un lobby dont il suffit de lire leurs brûlots pour comprendre la dangerosité, d’idées assénées par la violence et la vindicte.

 

Vous avez effacés l’oeuvre d’enfants, leur apprenant par ce biais que leur culture n’existera que sous le manteau, que leur espace de liberté se réduit à la pensée unique de quelques uns…dont vous vous faites les exécuteurs.

 

J’ose espérer qu’un jour vous ayez à leur expliquer les autodafés, le “je suis Charlie“ et tous les reniements de la culture d’un peuple, de son éducation et de son histoire, au nom d’une idéologie.

 

J’ose espérer que vous pourrez regarder ces jeunes dans les yeux, et leur parler de Goya, Picasso, Botero, Velasquez, Dali, Hemingway et tous ceux qui eux n’ont jamais déchiré un dessin, ou une oeuvre sous la pression de quiconque.

 

C’est malheureusement ce que vous venez de faire, en toute conscience.

 

CHF