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C'est Chaud.....

C'était il y a quelques années, une dizaine peut-être. De passage chez Robert Margé j'allais admirer les toros en bordure de la petite route qui longe les marais, c'était l'époque ou Olivier le fils avait présenté une excellente corrida à Vic Fezensac. C'était l'époque aussi, ou de la bouche de sa maman, ex reine d'ARLES, j'avais appris les liens fraternels qui reliaient Olivier et Sébastien Castella.Elle m'avait expliqué que ces deux là, se retrouvaient à la grande table familiale, et face à face se regardaient sans piper mot, mangeant rapidement et légèrement pour vite partir l'un à cheval, l'autre en 4X4 toréer à campo abierto. A cette époque, les deux étaient renfermés, l'un malade de timidité, l'autre portant disait-on un secret de famille difficile.

Las, au campo, d'un seul coup d'un seul, Olivier devenait cavalier, ramenant le troupeau, isolant une bête, la forçant à se rendre au milieu d'un immense pré, sans échappatoire, Sébastien, vêtu de jean et de veste de campo toréait, n'ayant, lui non plus aucun moyen d'échapper à une rouste et ne pouvant compter que sur l'intervention d'Olivier, le reste des employés étant tenus à bonne distance.

Sébastien s'éssayait à toutes sortes de passes, et tentait des trucs improbables, comme les passes inversée et passes dans le dos, murmurant un "c'est chaud" quand il sentait que la corne touchait le  tissu de sa veste cintrée.

Hier madrid, après la déconvenue de Dufau, Sébastien, Ponce, et Colombo avaient remplis les étagères. Le lot de garcigrande compliqué pour ce type de corrida, ne laissa aucune option à Colombo, Ponce dut s'employer à fond et faire preuve "d'aguante" sinon de métier pour mater par le bas des animaux qui se décomposaient et dont la charge se réduisait à chaque coup de chiffon.

No Hay Quinto malo, mais celui-ci faillit être le dernier de Sébastien. Personne ne peut rester insensible à voir soulever, emporter dans la course et jeter en l'air, pouis fouailler au sol un torero.

Des images terribles remontèrent à nos mémoires, la corne qui pénètre déchire et anéantit....heureusement il n'en fut rien, Sébastien groggy fit preuve d'un courage à toute épreuve et se lança dans sa tauromachie, celle du campo, et surtout il donna au toro du terrain.

Rare chez ce garçon, plutôt classique, il balança, la muleta, l'épée et toute sa rage."je t'ai donné ta chance de me prendre la vie, maintenant c'est à moi“....tout Las Ventas planta l'épée de mort avec lui, il partit droit sur la corne, et tua net. Deux oreilles (rien que pour l'épée celà les valait) triomphe.

(Allez voir la video) Je pense sincèrement que Castella a du rêver de ce toro, et dans son rêve il devait murmurer des "c'est chaud" sous le sourire bienveillant de la Macarena.

CHF