Nous recevons de Pierre Darrouzet, président de la Fédération des Sociétés Taurines de Gironde, la triste nouvelle du décès de notre ami Claude Mounic :

Chers amis,
 

Nous venons d’apprendre le décès de Claude MOUNIC.

Avec lui disparaît une figure de l’aficion Girondine, mais pas seulement.

Claude Mounic était un patriote et un militant. En effet dès l'âge de 15 ans en 1942, Claude entre en résistance et part en Corrèze rejoindre les Francs-tireurs et partisans. Par la suite, il fait un bout de chemin avec le parti communiste, mais c’est un communiste un peu atypique, coloré de gaullisme et de maoïsme. Infatigable, il milite pour l’indépendance de l’Algérie, se bat contre l’apartheid sud-africain, se rend à Alger en 1963 où il rencontre Ben Bella, Che Guevara et Chou en Laï, le Premier Ministre Chinois…

A son retour définitif, chez lui à Salleboeuf où il s’est installé en qualité d’agriculteur, il s’implique également dans de très nombreux mouvements associatifs… Très sportif, il crée “L’Union sportive de Sallebœuf”… Il anime aussi toutes les festivités de la ville. Bref c’est un homme toujours très occupé, magnifiquement disponible et généreux, très populaire.

Son vécu tauromachique est tout aussi important. Il a vu sa première corrida en compagnie de son grand-père aux arènes de Bordeaux-Bouscat, c’était le 15 juillet 1933, alors qu’il avait 6 ans. À compter des années 50, il voit régulièrement des corridas en France et en Espagne. En 1954, à Céret, il rencontre Cocteau et Picasso. En 1955, à Pampelune, il fait la fête avec Ernest Hemingway.

La démolition des arènes du Bouscat après leur fermeture en 1961 le catastrophe et il s’engage alors dans les années 70 dans un combat, déterminant par la suite pour la défense et la reconnaissance de la tradition taurine en Gironde. Fin des années 70, il construit chez lui des arènes. En 1981 il crée le « Cercle Taurin Goya » de Salleboeuf avec « pour seul et unique objectif : la réimplantation de la corrida à Bordeaux ».. Le 8 mai 1982, Claude Mounic y organise une première novillada sans picador au prix d’échauffourées violentes avec une cinquantaine de membres de la SPA flanqués de gendarmes. Les  combats juridiques qu’il mena seront déterminants par la suite pour la reconnaissance définitive de la tradition tauromachique en Gironde.

Le 19 juillet 1987 l’association « Juris Aficion » créée par Reynald Ottenhof décerne sa médaille à Claude Mounic « pour son action exemplaire en faveur de la défense de la tauromachie en Gironde »Le 25 octobre 1987 il organise avec le Cercle Taurin Goya le 71ème congrès de la Fédération des Sociétés Taurines de France le jour de la première corrida de Floirac.

Tel était Claude Mounic, homme de passion et de conviction qui ne laissait personne indifférent.

Au nom des aficionados girondins, nous adressons à sa famille nos très sincères condoléances.

Vous pouvez adresser vos condoléances à sa famille au domicile de Claude : 11 av. de l’Entre Deux Mers, 33370 Salleboeuf

 

Ou laisser un message sur le site < https://carnet.sudouest.fr/deces/m-mounic-claude-1818028 >

 
Amitiés
Pierre Darrouzet
 
Claude Mounic à toujours fait partie de notre fédération et lui a beaucoup apporté. Il a partagé avec René Chavanieu le record des présences à nos congrès annuels et a, lui-même, organisé en 1987 avec le Cercle Taurin Goya à Sallebœuf, notre 71e Congrès National.
Pour se souvenir de l'homme, se reporter au résumé de son livre autobiographique, Homme de la terre et patriote, que nous avon publié ici en janvier 2015.
Pour savoir comment son combat juridique et judiciaire a débouché sur le retour de la tauromachie en Gironde, se reporter à l'article de Reynald Ottenhof, publié en 2015 sur le site de l'ONCT, cliquer ici. 
 
Affiche-programme réalisée par Claude Mounic à l'occasion du 71e congrès de la FSTF