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compte à rebours

PASAIA

 

J’ai vu moins de courses cette année, et aucune de vraiment ratée.

j’ai trié en profondeur.

Je râle d’avoir raté les Adolfo Martin du Moun.

Le reste ne me passionne pas.

Ce weekend, j’avais la visite de ma fille et de ma petite fille, avec ma Gersoise, toutes ces femmes à la maison ça me perturbe un peu.

Mon monde change quand elles sont là.

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais l’air à l’air plus doux, et le temps plus tranquille.

Nous voici à San Sebastian, je préfère le magnifique Monte Igueldo à la cohue touristique du Casco Viejo, les manèges d’abord, Jeanne rit à cœur ouvert, un rire d’enfant vaut toutes les clameurs.

Je l’aime ce petit bout de chou.

Les chipirons, le Jambon iberico, elle goûte, elle aime, elle mange presque de tout, si elle est en confiance.

Après le repas, c’est la plage, j’ai promis.

Diable nous voilà chassés par la classica de San sebastian, le grand cirque cycliste au complet, allez on file, direction Zarrautz, la plage y est belle, elle marque le début de la somptueuse corniche que les automobilistes pressés de se rendre à Bilbao ne voient même pas.

Bien sur on est pas tous seuls…

On joue avec la mer, Jeanne lui met des coups de pieds, c’est vrai elle ne fait que venir détruire nos châteaux et constructions qui demeureront éternelles dans sa mémoire.

J’aime le pays Basque, mon grand-père est né à Garazi (St Jean-Pied-de –port) alors ?

Ce soir on ne rentre pas tout de suite, on va manger sur la place de Pasaia, là ou sur un rocher tracées à la peinture se trouvent les silhouettes des deux activistes de l’ETA tués par le Gal, et la guardia civil il y a d’autres temps.

C’est la fête, on danse, on mange, les poissons grillés devant les balcons animés et colorés de banderoles Euskadiennes.

La plénitude totale m’envahit, je me cale au fond de ma chaise, regarde ceux que j’aime autour de moi.

Jeanne, ma petite fille, deux ans et demi, danse encore à minuit.

Elle a exactement l’âge de la fille de Fandino, qui repose pas très loin d’ici.

Ma pensée s’enfuit.

Là bas de l’autre côté de la place, un gamin haut comme trois pommes torée un copain de son âge, immense toro noir de nuit et d’imagination, avec sa minuscule muleta.

Il a rentré le menton, et ses copains grognent des : Gora, et Olés à chacune de ses passes.

Jeanne est dans mes bras.

On passe la maison de Victor Hugo, sous les voutes centenaires.

La lumière est douce, le ron ron de la voiture, on passe le pont de Bayonne, là bas, c’est la féria, la douce folie.

On est mieux au calme.

Les cimes des pins se découpent dans le ciel éclairé d’un croissant de lune.

J’ai plaisir à bifurquer à droite en direction de Dax et laisser le flot des touristes partir en direction de Paris.

A l’entrée de la ville les premiers panneaux pour la féria ont été apposés.

Le compte à rebours commence Mardi 1er.

CHF