1 contribution / 0 nouveau(x)
Corrida goyesque d4arles - 10 septembre 2016

Une belle illustration du barnum taurin en lequel se mue de plus en plus souvent cette chose a priori sérieuse qu’est une corrida de toros. Je veux parler de la corrida goyesque d’hier célébrée dans les arènes d’Arles (1ère catégorie [?]) et vue à la télévision (ça coûte moins cher).

  • Des tercios de piques moins qu’indigents, seul le 4ème ayant fait mine de relever le niveau, et des chutes que, n’ayant pas assez de doigts, j’ai renoncé à compter.
  • Espla nous a fait du Espla … avec quelques années de plus et une première faena constituée principalement d’adornos. Morante s’est moqué du public, et avec le sourire s’il vous plaît, après que sa cuadrilla lui ait consciencieusement pourri son premier « adversaire » aux banderilles.  Quant à Jean Baptiste Jalabert, c’était l’illustration de ce qu’un ancien président de l’ANDA appelait la non séparation des pouvoirs, appliquant au domaine tauromachique ce que Montesquieu avait en son temps théorisé dans le domaine politique : un matador toréant dans les arènes qu’il gère en famille. Cela s’est traduit par un rabo tombé du ciel (pour moi, l’oreille y était bien sûr, la 2ème quasi inévitable sauf à risquer l’émeute, mais le rabo, non !) ; de plus, le torero a fait signe au président (lequel pouvait-il présider au sens strict dans ce contexte ?) qui, obéissant, a sorti le mouchoir bleu pour un animal pas piqué.
  • Les dits animaux portaient le fer de Zalduendo, aujourd’hui propriété du Sr Bailleres, qu’un site internet désigne sans rire comme « le patron de la tauromachie mondiale ». Ca promet. Afin de ne pas paraître plus pessimiste qu’il ne faut, je terminerai par un point positif : il n’y a pas eu d’indulto.