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couillon qui s'y fie

 

Ce qu’il y a de terrible dans la rumeur, c’est qu’une fois partie, il est impossible de l’arrêter. Soit vous nier et cela semble suspect (vous savez le fameux : “il n’y a pas de fumée sans feu“) soit vous vous en amusez en ne disant rien et elle s’ancre dans les esprits et perdure.

La rumeur est que certains toreros prendraient des substances illicites, pour résister à la peur, à la fatigue due aux voyages, au manque de sommeil et à la répétition des courses, ou encore à des douleurs physiques.

Ainsi m’assura-t-on qu’un des très grands toreros actuels, aurait du attendre un certain temps, des soins, alors qu’il venait d’être hospitalisé sur blessure à cause d’une dose anormale d’excitants trouvée dans son sang (sic)

D’habitude je ne prête pas le flan aux rumeurs, tant que celles-ci ne sont pas vérifiées.

 

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Hier Mont de Marsan nous a servi une Miurada compliquée, et dangereuse à souhait, chacun des trois matadors subissant tour à tour la dure loi de toros très avisés montrant parfois quelques signes de faiblesse à la pique et du genio et sentido.

Ce qui fit tout l’intérêt de la course, fut les changements de comportement des toros au fur et à mesure de son évolution.

Le pathétique anti taurin sautant en piste, on le connaît bien maintenant, avant le paseillo, évacué (que ne sautent ils pas quand il y a des toros, manque de courage sans doute ?) la course put commencer.

Rafaellillo nous a stupéfait par son comportement limite et grossier

Comment décrire celui-ci?

 

Surexcité, il gesticula, sauta, hurla, et donna un récital de mauvais goût et de trucs, qui portèrent sur un public étrangement changeant (voir la veille Escribano) et très consentant.

 

L’an passé déjà, il nous avait gratifié des mêmes trucs, passage des cornes en courant, saut au moment de la passe, course en arrière muleta à l’opposée, cris et piétinements répétitifs et s’était accordé, béni par son apoderado Lionel Buisson de la maison Casas une double vuelta, au refus légitime de la seconde oreille par le président de l’époque qui avait subi les foudres d’un public pour le moins naïf.

Et toujours ce théâtre de mime, vers le public: regardez moi comme je suis décomposé, ahanant, prenant à témoin celui-ci de la difficulté de ce qu’il fait,  au point qu’à un moment ça marche.

J’ai trouvé cela vulgaire d’autant que, touché à la muleta systématiquement, et ne châtiant pas son premier par le bas, il rajouta des défauts là où il n’y en avait pas.

Vulgaire aussi, le clin d’œil donné à Buisson, en signe d’aveu d’avoir mis les gens dans sa poche, et encore plus vulgaire le coup de tête dans le ventre du cadavre du Miura gisant sur le sable.

Un comportement limite et une surexcitation étrange.

 

A son crédit, Il conclut son cirque par une belle épée qui valait l’oreille, mais une et une seule, et le callejon avait beau s’agiter, le président du jour ne céda pas, ni aux uns, ni au public vociférant, et mis dans la poche, (que le peuple parfois est facile à manipuler).

 

A son second qu’il brinda à Marie Sara, bise à l’appui, il voulut recommencer le cirque, mais cul tourné il se fit soulever, fort heureusement sans être blessé, et dut toréer un peu plus sérieusement, de façon classique, fini les rugissements et les deux séries données de façon normale, firent retomber la mousse.

 

La demi épée fut loin d’être concluante et nous fûmes une minorité à empêcher les péons jouant à tourner manège de faire tomber le toro ce qui aurait probablement entrainé une oreille supplémentaire.

Descabello raté, une oreille accordée devant la pétition majoritaire du public qui, comme le cria mon voisin de derrière “vengea“ le refus de la seconde au premier du lot.

 

Hélas, la corrida n’est pas un “spectacle“, et il n’y a pas de “vengeance“, mais une présidence juste, donnant celle du public aveuglé, et refusant la sienne, technique.

Bravo au Palco.

 

Robleño fut transparent, et Castaño très classique, il donna des séries de bon goût, sans doute les meilleures de la tarde, mais tua mal.

 

La pluie nous épargna, et l’après midi fut plaisante, avec du piquant et de l’intérêt, et une manipulation qui se verra sur les photos, sans doute, et les vidéos en dépit de ce qu’en diront ceux qui ne l’auront pas vue.

 

CHF