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Défi et des Fi...

DEFI ET DES….FI

 

Bon, ce Dimanche, il fallait être drôlement aficionado (c’est à dire patient, connaisseur, et impliqué) pour assister à ce défi Ganadero qui tourna court, et tout de même, en faveur des Palha même si ils se sont vite éteints dans l'ensemble.

Il reste une question en suspens : Sous prétexte d’encastes dits minoritaires et du coup plus redoutés, doit-on appliquer trois piques à un toro qui ne les supporte pas ?

Certes non, et le toro touché par Lamelas qui embistait comme une machine n’avait subi que par deux fois le châtiment, et reçu seulement deux paires de banderilles.

C’est là toute la difficulté du dosage à appliquer, et le casse tête pour un Président de course.

Ce qui ressort des Fraile Martin est une faiblesse généralisée, même si l’un d’eux envoya balader Gabin (le cheval s’étant tourné et montrant les fesses fut soulevé, et renversé, le toro s’acharnant sur lui, de longues minutes sans dommages apparents).

Les Palha se sont montrés retords, sur leur garde, sans pour autant convaincre et il fallait avoir envie de se mouiller pour Encabo, ou guerroyer avant de toréer de salon pour Ferreira. 

Alberto Lamelas, comme à son habitude, a été courageux et brouillon, sincère et sans trucages, mais desservi à l’épée, était-il totalement remis?

Le brindis donné à Jean-Luc Couturier, qui lui rendit visite après sa blessure face au Curé de Valverde, à Alès était empreint de gentillesse et de simplicité..

Que dire de plus, sinon que j’adore les invectives taurines, quand elles sont intelligentes ou drôles et ont du sens,

L’insulte n’en a pas, et l’imbécile bien connu pour des commentaires pas toujours enclin du sceau de la connaissance, ni de la finesse par ailleurs et qui insulta le picador se dégonfla quand celui-ci lui demanda de venir lui répéter les choses de plus près.

Ceci étant dit, le doigt d’honneur ainsi que le bras qui suivirent n’étaient pas non plus du meilleur goût, et encore moins la pique carioquée, trasada et pompée qu’il effectua juste avant, de là à l’insulter de cette manière…

N’est pas un Quintana qui veut….et l’invective doit rester courtoise…ainsi à Vic on entendit dans les gradins cette phrase sibylline à l’encontre d’un Peon qui attirait le toro du mauvais côté du cheval un : “ Sors de là, Peon, je te connais, tu es coutumier du fait, ne triche pas…Je te connais je te dis….

L’autre, s’en fut, tête basse, il savait qu’il avait tort…et ça suffisait.

Bref ce fut un long dimanche, avec quelques éclairs, un défi, et des tas de Fi….faiblesse, Genio et manque d'implications pour l'un manque de métier pour les deux autres.

Pendant ce temps, le bling bling Istréen battait son plein, nouvel indulto à la clef…mais ça c’était ailleurs…

 

CHF 

Szabo se marre

Szabo se marre

 

 

Szabo se marre comme une baleine ce matin, il tient son bras nonchalamment sur un bout, retenu par une poulie.

C’est nouveau, aux pieds des Pyrénées l’impétrant fait dans la voile maintenant.

De l’autre main il tient sa putain de cigarette qui se consume entre ses gros doigts d’infatigable travailleur manuel et que je ne voudrais pas qu’un jour elle lui file une saloperie que l’on sait…

- Ils sont dingues. Dit il hilare.

Il me dit ça en parlant du Buzz que vient de faire Enrique Ponce en toréant à Istres.

Six toritos , des chanteurs Lyriques, un ténor, un indulto et un smoking...

Plus bling bling tu meurs.

Comme le dit un copain, là, c’est Dax et Nîmes réunis.

Il se marre de la colère de Paul Hermé, de celle de Reboul de tous ceux qui “eux“ y étaient et des commentaires des uns et des autres, que les premiers n’apprécient pas.

Il a aussi son avis.

Son avis, c’est que le toro de combat doit rester une énigme à résoudre, pas un faire valoir pour un torero aussi grand, beau et bon soit-il.

Son avis c’est que quand un torero sort de piste en disant qu’il s’est régalé, c’est que le partenaire était pour le moins conciliant.

Son avis c’est que la corrida c’est de l’émotion taurine, qui passe par le toro, et pas le décorum, sauf si le toro domine celui-ci.

Son avis, c’est qu’indulter en rafale banalise l’exploit.

Son avis c’est qu’à tout préparer, cela ressemble plus à un numéro de cirque qu’à une course de toros.

Son avis c’est qu’il préfère quand ça bataille en piste, les chiffonnades, dit-ils sont à 99% faites d’esbrouffe..

 

Il commente, lui aussi, les colères et le pugilat par sites interposés

Il note que les revisteros taurins sont tous des hommes, d’ailleurs, il suffit de lire la colère des uns et des autres, elle se traduit toujours par un : “ils nous les cassent“ parlant des attributs masculins, donc la bataille passe toujours à “Mandonné“ par les roubignoles…

Il note aussi que si les uns agressent les autres, les autres rétorquent aussi bien.

A un :“ ils critiquent sans avoir vu“ il répond un tonitruant :“Et alors l’homme est bien monté sur la lune, j’y étais pas, et pourtant, ..on peut croire en Dieu, au pape ou a ses saints et ne pas en voir un seul dans sa vie“

Il se marre bientôt arrivée du torero en parachute, annonce des Tercio par des nanas roulées d’enfer (ou des mecs hein ? ne soyons pas sectaires, des trois tercio avec des panonceaux façon ring de boxe)…

La sphère taurine toute petite, tourne souvent à l’envers. Au final, seuls ceux qui y étaient pourraient parler des actes…..CERTES mais les autres peuvent bien commenter un énième indulto, et avoir un avis sur un torero en smoking…et tout le bling bling autour, chanteurs lyriques compris.

Le fait que Ponce se soit habillé en smoking (nœud Pap) me rappelle les parisiens du racing, champions de France, et leur champagne provocateur.

On se rappelle comment ils avaient soulevés le bouclier de Brennus au nez et à la barbe des gars du Sud. Créer l’événement, toujours, et si ça attire du public hein ?

Après tout je connais un président de fédération qui m’a dit un jour qu’il fallait moderniser le costume du torero pour attirer les jeunes, et peut être changer les musiques…pour du plus moderne….on y arrive, on y arrive.

 

Là on est dans une autre dimension commencée il y a deux ans, avec passage à Mont de Marsan l’an passé du maestro, déjà en préparation de ce genre de “gala“.

De l’émotion à la moulinette, St Philippe Etchebest au secours…prenez une pincée d’aficionado, mélangez à un grand public, agitez les sonnailles des triomphes annoncés (j’ai recensé plus de 25 Mails reçus de Istres) pour traiter l’événement, en télé on appelle ça le teasing (créer l’intérêt, voire orienter le public, le conditionner) touillez abondamment avec adjonction de noms ronflants et connus, faites comme si tout ça était naturel…ajoutez du show bizz, du clinquant, et surtout appuyez sur “l’unicité“ du phénomène…

Le plat est sur la carte, annoncé, le chef ne devra pas décevoir…sous peine de se faire renvoyer en troisième semaine….

 

Peut-on dire aux gens qu’ils sont cons de critiquer, et dans le même temps prôner le droit à la parole, et à la différence. NON…laissez parler, laissez écrire, dites pourquoi vous n’aimez pas, ou vous aimez, et qu’est ce que ça peut changer l’opinion publique ?

Les professionnels qui vivent de la corrida sont suspects dès lors que leurs écrits relatent ce qui se passe avec complaisance même si l’événement le mérite, c’est ainsi.

Les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi forts, aussi nombreux, et aussi libres avec les excès que cela entraine, les conneries que l’on peut y lire, y dire, mais pas seulement.

Mais, qui n’aime pas, doit-il se taire ?

Mis à part l’insulte peut-on tout dire ?

 

Szabo rigole, il se rappelle le jour ou j’avais écrit au lendemain de la fameuse corrida de Nîmes de José Tomas :“ pourra-t-on critiquer cette corrida ?“ la suite m’a prouvé que non. Même si on avait indulté un toro qui avait fui la barrière et reçu une pique et demi à peine…même si Xavier Klein avait écrit la même chose de son côté et avait subi un tombereau d’insultes et de réflexions…même si José Tomas avait été grandiose.

Même si tout ça n’était que psychodrame à la petite semaine ;

 

Szabo le répète, une telle préparation, avec répétition, donc un manque de spontanéité et donc d’émotion vraie, puisque planifiée, ne peut qu’être répétitive comme un  numéro bien huilé.

Szabo le répète trop d’indultos répétitifs pour des toros qui tombent aussi sec dans l’oubli de la mémoire ont a aussi le droit de le dire, de l’écrire, sans y être et sans se tromper ?

Que pensent vraiment les figuras, une fois le masque du sur ego retiré ?

 

Que ceux dont les larmes ont coulées pris par l’émotion des gestes purs du maestro, de la musique et des chants, qu’ils n’iront pas écouter ailleurs, défendent des moments d’exception ont le droit de le revendiquer de la même manière..

Que ceux qui ont vus Lamelas se battre comme un diable, et risquer sa peau avec un toro qui le cherchait dès la troisième passe, par manque de technique, mais avec un tel courage face à une estampe pareille garde ça en rétine tant mieux…

 

Chacun des autres aura un petit sourire, du genre pffffttt tu n’y connais vraiment rien..

 

Je le sais parce que en sortant d’une arène tu croise toujours quelqu’un qui te demande : “alors ?“

Alors quoi ? Ce que j’ai vu et ressenti ? Mais je ne demande à personne de le partager, mieux je l’écris, mais que ça se sache j’ai le droit d’avoir une opinion même différente de la mienne d’une semaine l’autre…et ça reste une opinion.

Pourquoi devrait-on s’extasier au milieu d’une foule conquise ?

Il y a aussi des jours ou Mozart m’emmerde autant que Kenji Girac.

 

Ces billevesées font rire l’EX torero, il en a tellement vu des “enfarinades“ que celle là, de plus ou de moins, dans le mundillo, ne peut qu’amuser au final….

 

Quand à moi, je sollicite les lecteurs de ce blog, pour coller des musiques modernes et des vêtements aux toreros par exemple :

- Highway to hell d’ACDC pour Rafaellillo, vêtu en Arlequin de théatre Italien

- Le bon, la brute et le truand pour Jean Jo Padilla vêtu en corsaire

- Comme d’habitude pour le Juli vêtu en “campagne“

- Fly me to the moun pour Ponce en smoke

- joe le taxi pour Lamelas vêtu en taximan

- Gentleman cambrioleur de Dutronc pour Manzanares habillé en Marquis

 

etc etc etc

 

Szabo rigole encore, ça l’amuse que le beau Simon se fasse damer le pion.

Il conclut par un :“ ces mecs dus Sud Est, ils osent tout quand même…

 

CHF