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Des Cmowns et des clones

Des clowns et des clones

 

Bien.

 

Noël est passé comme un Domecq Solis Solis dans les plis de la muleta XXL d’une figura.

Les journées s’écoulent quasi printanières ôtant même un peu le plaisir de Noël un peu comme un Domecq Solis, Solis, enlève ce côté sacré et improbable de la corrida.

 

J’ai fait le tour des annonces pour la saison à venir, et de nouveau un petit arrière goût dans la bouche…les mêmes, encore et encore…c’est tout juste si certaines arènes ne répètent pas à l’envi les programmes établis la saison d’avant.

Parfois au cœur du mauvais goût, et peu importe que ceux-ci se soient comportés comme des clowns, le circuit les aspiré et les recrache comme un pépin de raisin un soir de réveillon à Ciudad Rodrigo.

On le sait la difficulté actuelle, est de mettre en avant la tauromachie commerciale, un peu comme si la musique classique ne s’arrêtait qu’à André Rieu. Donc de coller du toro qui passe, à oreilles amovibles, et langue bien pendante…et si possible en face l’un des dix derviches tourneurs qui se vendent bien,

 

L’autre solution est de prendre le local de service (qui ne se vend pas bien, mais qui ne coute pas bien cher) et à qui on peut octroyer des trophées sans trop risquer se faire écharper par les quelques rares aficionados de “verdad“ qui se seraient égarés là, ou seraient les victimes de l’abono. (si tu veux voir tel élevage ou untel tu dois prendre l’abono) les trois bus de soutien, présents, agitant le mouchoir blanc comme si il s’agissait du messie.

 

Pour les abonos regardez ce qui vient de se passer à Mexico, avec José Tomas, augmentation des places, diminution des individuelles, recrudescence du marché noir (on se croirait à Nîmes) le jour du “miracle taurin“ ola et champagne…indulto et toutim…je sais, je sais…ne vous inquiétez pas, je ne critique pas l’artiste, je suis “Tomasiste“, c’est dire.

 

Les élevages choisis sont donc pour des arènes torerista : du Domecq et encore du Domecq, pour les torista: Du classique, sans risque (ou presque), Victorino, Adolfo, Miura, Dolores Aguirre, Cebada Gago et autres.

Les grandes férias (qui devraient à mon avis, être aussi un laboratoire,) ne se foulent pas beaucoup,  du moins celles dont on connaît déjà le programme. Les mêmes on vous dit…

Bien sur, quand comme à Dax sortent deux fois aussi bien les Pedraza pourquoi ne pas les répéter, même si José Ignacio Sanchez, l’éleveur explique que sa camade est courte, on aura droit aussi à un exemplaire à Vic…sinon : les mêmes

 

Et seul Céret, encore et toujours, a osé prendre le risque de ganaderias “rares“ ou qui tout du moins sortent de l’ordinaire, avec des toros portugais, Madrilènes et le retour des Saltillo de Moreno Da Silva pour lesquels Madrid à eu les yeux doux, et l’un de mes chouchous le torero José Carlos Vénégas, (dont je sais qu’il y a un léger contentieux avec l’organisation Cérétane) a encore fait lever le tendido sete de Madrid avec justement des Saltillo que certains n’auraient même pas voulu regarder (y compris chez quelques combattants les plus endurcis).

J’espère que mes amis catalans sauront passer outre un souci d’il y a quelques années, qu’à toute dispute, la réconciliation est toujours douce, et qu’il pourraient faire plaisir aux aficionados un peu fatigué de Robleño, Castaño et consort, car si le garçon “sort bien“ et malgré son manque de contrats, je vous assure du spectacle du vrai, de la jambe qui avance, de la main tendue, et de la sobriété bienvenue, sans trépignement, ni cinéma.

Bravo au Cérétans que je trouve gonflés après “le bâche“ de la saison passée, j’apprécie.

Pour le reste j’attends les rois (pas à la maison hein ? Mais pour en savoir plus sur qui va aller devant quoi (même si on peut déjà parier à 90%.) à moins que quelques nouveaux…mais là, il faudrait bousculer du monde…sinon ce seront encore et encore des clowns et des clones.

 

CHF