Voici le compte-rendu, rédigé par Me Ludovic Para, de l’audience tenue mardi à Nîmes :

"Après une enquête minutieuse qui a permis d’identifier deux expéditeurs de courriers piégés adressés a des personnalités du monde taurin en février 2017, Gregory BAJAT et Christine MAZUET comparaissaient le 26 juin 2018 devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour violences avec armes.

Le premier, reconnu coupable à l’égard de sept parties civiles, écope d’une peine de 10 mois d’emprisonnement assortie d’un sursis mise à l’épreuve pendant trois ans avec l’obligation d’indemniser les parties civiles et l’interdiction de se trouver dans une ville taurine les jours de corrida.

La seconde a quant à elle été condamnée à la peine de trois mois de prison avec sursis simple et une amende de 300 €.

Les moyens mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces violences envers le monde taurin et les condamnations exemplaires qui leur ont été infligées par le tribunal correctionnel de Nîmes reflètent la prise en considération par l’autorité judiciaire du caractère particulièrement dangereux de la mouvance animaliste extrémiste.

PS : Gregory BAJAT n’est autre que celui qui, sous le pseudonyme de Jordan Servan, avait fait irruption en piste lors d’une novillada de MIURA à Carcassonne et avait été condamné précédemment pour entrave à la circulation après avoir bloqué un camion de Toros qui se rendait aux arènes de NÎMES.

Il était également à l'origine de diverses autres attaques : peinture rouge sur Andy Cartagena à Palavas, clous sur la piste de Béziers, tentatives de lâcher des toros depuis les corrals d'Arles... mais faute de plainte ou d'enquêtes, il n'avait jamais été sérieusement condamné. "

 

Dans la foulée l’UVTF et l’ONCT ont publié ce communiqué commun :

 

En prononçant une fois de plus des peines significatives à l'encontre des activistes animalistes coupables d'avoir envoyé des lettres piégées à diverses personnalité du monde taurin français, la Justice met en évidence la dangerosité d'un mouvement dont les actes délictueux ont suscité la demande de protection de certaines professions auprès du Ministre de l'Intérieur.

En première ligne depuis dix ans dans ce conflit de civilisation qui oppose humanisme et animalisme, l'UVTF et l'ONCT appellent l'État à la plus grande fermeté face aux attaques discriminatoires dont de plus en plus de communautés culturelles sont victimes en raison de la stigmatisation dont elles sont l'objet de la part de diverses ONG anti spécistes et des médias qui banalisent leur discours.

Nul ne doit plus être dupe de la volonté de ces mouvements qui véhiculent une idéologie anti humaniste de désagréger les valeurs fondatrices de notre civilisation.