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Des liberticides au parlement... à propos d'un projet de loi

Liberté

Huit députés écologistes viennent de déposer une proposition de loi tendant à supprimer le 7eme alinéa de l’article 521-1 du Code pénal autorisant les Corridas dans le Sud de la France. L’exposé des motifs de cette proposition liberticide ressemblant d’ailleurs davantage à un tract qu’à un texte en vue d’une loi.

Nous pouvions nous attendre à cette opération après les diverses provocations engagées par les anti-corrida dans quelques villes taurines et particulièrement après que deux élues EELV de Dax, membres de la majorité dacquoise, soient passées outre à un arrêté municipal interdisant toutes manifestions en direction des arènes de cette ville. Ce n’est pas la première fois que des députés abolitionnistes engagent cette procédure parlementaire. Souhaitons que comme les autres elle reste à l’état de proposition. Il y a actuellement des propositions de loi sur des sujets économiques, sociaux et sociétal méritant cent fois plus d’être débattues au Parlement.

Le contenu de la proposition contient toujours les mêmes poncifs contre la Tauromachie. Par exemple, allant jusqu’à justifier l’abolition en fonction d’un sondage du CSA, commandité par les ultras de l’interdiction, indiquant que 57% des français seraient pour l’interdiction, sans indiquer d’ailleurs les sans opinion, oubliant au passage celui de l’IFOP pour le Midi Libre :réalisé aussi en septembre 2012 : 48 % pour l’interdiction, avec 10 % ne se prononçant pas, alors que dans les départements où la tradition taurine est implantée, seuls 39 % des sondés estiment que la corrida doit être interdite, tandis que 55 % optent pour son maintien. Il y a donc une très forte minorité nationalement pour la Culture Tauromachique devant être respectée au nom de la diversité culturelle dès l’instant où celle-ci ne met pas en cause la femme, l’enfant ou l’homme...

Et que dire de l’argument plutôt chauvin concernant l’ancienneté de la Corrida en Franceque le projet fait remonter au 19eme siècle alors qu’une corrida de type espagnole eut lieu à Bayonne en janvier 1701. Sans oublier la tentative de diviser le monde du Taureau entre amateurs de corridas, courses camargaises et landaises...

Le comble, nous y sommes habitués, étant le rapprochement de la Corrida avec « les plus faibles (les plus âgés comme les plus jeunes, les plus pauvres, les malades, etc.) » et il fallait oser avec « le lancer de nains »...

Alors, souvenons-nous de la décision du Conseil constitutionnel le 21 septembre 2012 : «  6. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le grief tiré de la méconnaissance du principe d'égalité doit être rejeté ; que la première phrase du septième alinéa de l'article 521-1 du code pénal, qui ne méconnaît aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit, doit être déclarée conforme à la Constitution,

D É C I D E : Article 1er.- La première phrase du septième alinéa de l'article 521-1 du code pénal est conforme à la Constitution. »

Ne peut-on alors dire que supprimer cet article du Code pénal serait aller contre la Loi fondamentale ?