06 octobre 2016 - 14H05



PARIS (AFP) - 

Le sénateur PS Jean-Louis Carrère va demander la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l'État ne peut "fermer les yeux sur sa montée en puissance ", a annoncé mercredi sa collègue des Landes Danielle Michel (PS).

"Je demanderai, avec de nombreux autres sénateurs, qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise en place pour étudier la réalité de ce phénomène inquiétant dont les ramifications et le financement s'étendent dans le monde entier", a indiqué M. Carrère dans une déclaration lue par Mme Michel à l'occasion d'un colloque organisé par l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT), avec le soutien de l'Union des villes taurines françaises (UVTF, 80 villes), sur "L'Homme et les animaux: vers un conflit de civilisation?".

Les participants au colloque critiquent la modification apportée au Code civil "sous la pression des mouvements animalistes" pour y introduire les animaux en tant qu'"êtres vivants doués de sensibilité".

Selon eux, l'animalisme "a entrepris de modifier le rapport de l'Homme aux animaux, tel que les religions, l'humanisme et le droit l'avaient établi depuis les débuts de notre histoire".

Pour eux, il y a un "danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l'humanisme et celles qui prétendent lui substituer l'idéologie animaliste".

"Pays des droits de l'Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués", a ajouté M. Carrère.

"Il est temps de revenir à la raison : il y a bien conflit de civilisation entre les représentations de Lascaux, les cultures du livre et l'écologie profonde", a indiqué aux participants du colloque le président du Sénat Gérard Larcher (LR). "Au fond, a-t-il dit, ce n'est pas de l'animal dont il s'agit, mais bien de la place de l'homme, c'est à dire de savoir si l'homme possède une spécificité différente par rapport à toutes les autres espèces".

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Cette demande de commission d'enquête vue du côté espagnol

 

© 2016 AFP

  • Yves Charpiat sam, 10/08/2016 - 11:59

    Dernièrement, le Conseil National de l'Ordre des vétérinaires a pris une position négative vis à vis de la corrida et son président en a profité pour donner une leçon de morale aux vétérinaires taurins.

     Et bien ce n'est pas tout.

     Dans un hebdomadaire professionnel ("l'Essentiel" n° 421 du 6 au 12 octobre), entièrement financé par les pubs de labos, donc envoyé gratuitement à tous les cabinets vétérinaires, le directeur de la rédaction JP Samaille, un de nos conrères, dans un  édito consacré à ce sujet et titré "Un avis  historique", va beaucoup plus loin :

      "......beaucoup commencent à se poser la question de savoir non pas comment il faut tuer les animaux, mais pourquoi on les mange. Répondre à la première demandera du courage. Quant au pourquoi, vaste débat. On ne mange plus de viande pour des raisons diététiques : aucune étude sérieuse n'avance que la viande et le lait sont indispensables, même nécessaires, à notre existence. Au contraire...... Les habitudes changeront. Certainement. Mais lentement.... Il faudra sans doute quelques générations pour que la consommation de viande et de lait apparaisse comme ce qu'elle est quand on y pense sérieusement : une incongruité. Ce qui signerait aussi la disparition de la ruralité telle que nous la connaissons."

    Il assène ainsi sa pensée anti-spéciste et son véganisme  à près de 18000 personnes

     C'est son droit. Sauf que...il n'y a pas de droit de réponse dans le journal. On peut simplement envoyer par mail ses réactions à la société d'édition. Ce qui évidemment aura ZERO impact. Pas étonnant quand on sait que cette société de presse "Buena-Media" édite également "30 Millions d'Amis" et "PetMarket Magazine"...!

    Cet article et le procédé utilisé méritent d'être versés au dossier que vous avez commencé de constituer mardi et mercredi et sur lequel je l'espère une Commission travaillera.