Communiqué du 15 mars 2018

"Dernière minute : deux personnes, un homme et une femme, ont été placés en garde à vue aujourd'hui dans le cadre de l'enquête sur les lettres piégées. Présentés au parquet de Nîmes ils sont inculpés de "violence, blessures avec armes avec préméditation et en réunion". Ils ont reconnu les faits. Déjà connues des autorités ils encourent après procès jusqu'à dix ans de prison 
Nous remercions et félicitons le groupement de Gendarmerie de Nîmes pour son efficacité au terme d'un an d'enquête. La justice est notre meilleure alliée."

 

Ce que France Bleu Gard Lozère publie (voir ici l'article complet)

Écouter ci-dessous :

le récit de de Ludovic Labastrou

le commentaire de Stanislas Vallat, procureur-adjoint auprès du TGI de Nîmes

 

À la une d'Objectif Gard :

 

 

14 mars 2018

Deux personnes sont en garde à vue depuis mardi soir. Elles sont suspectées d’avoir envoyé des lettres piégées avec des lames de cutter à des acteurs du monde de la Tauromachie.

Une quinzaine de lettres contenant des lames tranchantes a été adressée, il y a un an, à des têtes d’affiche de l’art taurin. Un des plus célèbres destinataires a été Simon Casas, le patron des Arènes de Nîmes et de Madrid. Le torero arlésien Juan Bautista avait également été visé… Le trésorier de l’Observatoire national des cultures taurines, basé à Arles, avait été blessé, ouvert à la main par une lame se trouvant dans la lettre. Des envois qui se sont déroulés en début d’année 2017 et qui avaient défrayé la chronique sur la planète taurine.

Ce mercredi matin, l'annonce du placement en garde à vue de deux militants anti-corrida, circulait au sein des organisations plaidant pour l'abolition de ces spectacles. Un militant nous a même contacté du Tarn-et-Garonne, en nous précisant qu’une interpellation s’était déroulée hier près de Montauban... Il s'agirait plus précisément de placement en garde à vue après des convocations de la gendarmerie en charge des investigations.

Dans cette enquête autour de plusieurs envois de lettres piégées, très rapidement les militants anti-corrida ont été dans le viseur des enquêteurs. Les lettres étaient toutes postées depuis le Gard, et elles étaient parvenues à des dirigeants, des toreros ou des personnalités taurines d'Arles, Alès, Lunel, Béziers, Vic-Fezensac, Bayonne. L'enquête préliminaire centralise toutes les plaintes au Palais de Justice de Nîmes. Un homme et une femme ont donc été arrêtés mardi après-midi et placés en garde à vue. On ne connaît pas pour l’instant le degré d’implication des deux personnes. Les auditions se poursuivent aujourd’hui…

Boris De la Cruz