MONT DE MARSAN - Dimanche 25 août 2019 (matin)

Novillada de Baltasar IBAN organisée par la peña LA MULETA de SAINT PERDON  pour Héctor GUTTIEREZ (bleu à parements blancs et or) et Yon LAMOTHE (vert bouteille à parements blancs et or). Sobresaliente : José Antonio PUNTO (parme et or).

Lot de trapio plus que correct, les 2, 3 et 4 assez fermés d’armure, globalement brave, mobile, noble sans innocence. Hélas, côté hommes, très peu de toreo et encore moins de lidia, avec entre autres aucune mise en suerte à bonne distance.

1er (3 ans 8 mois) ; negro liston costaud, remate et jette les pattes dans la cape. Deux piques correctes de Placido Sandoval, la 1ère prise en poussant, la 2ème courte et sortant facilement. Le quite de Lamothe, par chicuelinas et larga, est accroché. Poursuites aux banderilles. Violent dès les doblones de début de faena, le novillo donne des coups de tête et finit par bousculer Gutierrez, qui torée sur le voyage, citant avec le leurre derrière la jambe. Il réduit son parcours, s’arrête dans la passe puis accroche la muleta. Dans cette bouillie de toreo, surnage peut-être un pecho … et l’animal, jamais dominé, va aux planches. Demi-lame en avant et oreille incompréhensible sur demande confidentielle.

2ème () ; lourd colorado liston, qui lui aussi remate au burladero. Il pousse sous une pique basse puis, remis en suerte trop près, reste passif à la 2ème. Gutierrez semble peu assuré sur son quite en frente por detràs. Salut de Mathieu Guillon au 2ème tiers, avec une 3ème paire qu’il fallait oser planter. Après des doblones élégants, Lamothe s’applique à citer muleta en avant un adversaire mobile et noble. La musique est déclenchée de suite, bien avant la prise de la main gauche. Quelques naturelles de face concluent une faena dans l’ensemble marginale. Entière contraire plate, quatre descabellos avec démarrages, salut aux tiers et applaudissements. Avis à onze minutes cinquante (mieux vaut tard que jamais).

3ème (3 ans 5 mois) ; un negro qui pousse longuement à la 1ère pique, obtenant la chute de l’ensemble équestre, puis, replacé à la raie, en prend une autre pompée avec application ; quant à la 3ème, que l’on attendait, ce sera (peut-être) pour demain. Quite du sobresaliente par véroniques et demie accrochée.  Pas de poursuite aux banderilles. A la muleta, le novillo montre une charge longue et franche, ce qui n’empêche nullement Gutierrez, emprunté dans son toreo, de se faire accrocher le leurre puis avertir à deux reprises à droite, le cornu s’avérant noble mais pas idiot. Les naturelles sont particulièrement laides, et, dans ce contexte, la musique a tout d’une parodie sinistre. Entière basse et en avant, mort au toril et silence. Dix minutes trente sans avis.

4ème (3 ans et demi) ; negro chorreado liston, qui désarme Lamothe de suite. Une longue pique dans l’épaule, rectifiée se solde par un nouveau batacazo que le novillo a vraiment voulu ; replacé trop près, ce dernier rentre violemment dans le peto à la 2ème, pompée, et la 3ème sera, elle, pour après-demain. Quelle tristesse que ces tercios de piques tronqués par la faute d’un palco inconsistant !  Saboté lui aussi, le 2ème tiers est réduit à quatre banderilles clouées. Devant un opposant qui lui arrive violent dans la muleta, Lamothe paraît quelque peu desconfiado ; le changement de terrain apporte un léger mieux, avec une série de derechazos correcte. Hélas, les cites redeviennent incertains, l’animal s’éteint et les bernadinas auraient pu être oubliées. Difficultés au moment de cadrer, demi-lame en place et oreille sur demande pour moi nettement minoritaire.

Présidence plus que laxiste de Victor Bernadet ; le Règlement Taurin Municipal gagnerait vraiment à être connu et appliqué.

 

MONT DE MARSAN - Dimanche 25 août 2019 (après-midi)

Novillada concours organisée par la peña LA MULETA de SAINT PERDON  pour Juan Carlos CARBALLO (blanc à parements jais et or), Diego SAN ROMAN (rouge et or) et Victor HERNANDEZ (rose nacré et or).

Toujours montée avec le même sérieux, cette 7ème novillada concours a été malheureusement décevante suite au manque de poder général des novillos ; aucun tercio de pique n’a déclenché l’enthousiasme et on a pu constater pas mal de faiblesse.

1er, BARCIAL (3 ans et demi) ; negro bragado lucero armé brocho. Mis en suerte de (trop) loin, il fuit au contact du fer et revient pour une pique appuyée et vrillée ; même comportement à la 2ème, en arrière ; à la 3ème, dans l’épaule, le picador doit aller le chercher et se fait proprement débarquer, restant heureusement sur ses jambes. Les poursuites aux banderilles sont molles. Après des doblones légers, Carballo se fait avertir sérieusement à droite. Le novillo est tardo et la faena se poursuit principalement sur la gauche ; son côté strict, presqu’austère, est adapté à l’animal, qui finit andarin. Entière penchée et salut aux tiers.

2ème, ALDEANUEVA (3 ans 10 mois) ;  beau castaño ensellé, court de cornes mais armé large ; San Roman est « mangé » puis désarmé. Ce novillo est un manso, qui d’abord se détourne du cheval, puis se défend et sort seul d’une pique basse et rectifiée ; Miguel Angel Muñoz va le chercher à la 2ème, dont il sort de nouveau seul ; il doit être mis et remis en suerte pour la 3ème, qui sera enfin une vraie pique, donnée à juste titre plus près du toril. Quatre banderilles seront posées en trois passages ; pas de poursuite. Au 3ème tiers, l’animal est cohérent dans son comportement en cherchant le toril de suite ; San Roman l’en sort laborieusement. Et pourtant, il charge mufle au sol, mais il est vrai se retourne vite et envoie un avertissement sans frais à gauche. Au moment de l’estocade, il démarre dès que le novillero lève le bras, désarme ce dernier, puis un peon dans la foulée, pour mourir d’une entière basse d’effet rapide. Salut aux tiers. Même s’il était bourré de « défauts », ce drôle de paroissien caractériel m’a bien plu. Peut-être que s’il avait été vraiment lidié

3ème, FLOR DE JARA (3 ans 9 mois) ; negro bragado, corne droite astillée, se retourne vite, désarme Hernàndez lors de la mise en suerte et prend deux piques dans l’anonymat, placé trop près pour la 2ème et venant au galop. Poursuites au 2ème tiers. Après des doblones en gagnant le centre, le novillero procède par séries courtes ; bien que la charge soit lente et franche, il ne va pas salir son costume. La noblesse ayant ses limites, il se fait prendre à gauche, sans mal apparent. Bernadinas finales, mete y saca, entière en avant avec hémorragie externe et oreille généreuse.

4ème, Aurelio HERNANDO (3 ans 7 mois) ; imposant jabonero sucio bien armé et long à fixer ; la réception est soignée et rematée d’une demie genou ployé. Le novillo pousse puis secoue sous une pique basse ; la 2ème, en arrière, prise sans mise en suerte, est levée de suite. Poursuites sans conviction aux banderilles. A la muleta, il vient de loin mais « perd les mains ». La faena est propre, main à mi-hauteur à cause de la faiblesse et conclue par derechazos donnés sans l’épée. Que les peones peuvent être pénibles avec leurs « bieeen » bêlés à tue-tête !  Entière verticale contraire suivie de huit descabellos, avis à dix minutes trente et salut aux tiers.

5ème, L’ASTARAC (3 ans 4 mois) ; negro d’armure moyenne, plante à deux reprises les cornes dans le sable, la 2ème accompagnée d’un craquement de mauvais augure ; la corne droite est fendue et la suite de la lidia montrera que le novillo a peut-être subi une lésion aux vertèbres (ou … ?). Il s’échappe et fonce sur le cheval pour une 1ère pique ; la 2ème sera courte et les deux sont prises sans pousser. Poursuites molles au 2ème tiers. Au 3ème, l’antérieur plie, entraînant la chute ; San Roman réussit à tenir son opposant debout mais prolonge trop ce qui tient lieu de confrontation, se sorte que l’animal finit par gagner le toril. Deux pinchazos profonds, quasi-entière basse et silence.

6ème, PINCHA (3 ans 9 mois) ; negro de beau trapio, très armé et astifino. Trois piques en place prises en venant de plus en plus loin mais au pas, la 1ère avec poussée brève ; applaudissements au picador. Le cornu attend les hommes aux banderilles puis les poursuit sans hésitation. Au 3ème tiers, il révèle une belle mobilité et une noblesse encastée. Hernàndez torée main basse mais reste sur le voyage, se mettant ainsi en difficulté ; son adversaire finit par abandonner le combat et va aux planches. Entière en avant, mort bouche fermée et oreille. Le palco résiste avec raison à la demande d’une 2ème oreille et à celle du tour de piste pour la dépouille de Somnanbulo. L’éleveur accompagne le novillero pour sa vuelta.

            Présidence par moment trop accommodante, par moment nettement plus sérieuse de Philippe Lalanne, assisté du Dr Vre Nicolas Mirabaud et de Xavier Barella.