Dimanche 27 juin, novillada d'Escolar Gil à Saint-Sever

     Novillada d'ESCOLAR GIL pour Juan Manuel JIMENEZ (bleu nuit et or), José AREVALO (parme et argent) et Victor BARRIO (rouge et or).                                                                                                                                                        Lot assez disparate de présentation et d'armures, sans grande bravoure, sans piquant, sans … rien. Pour être franc, je me suis le plus souvent ennuyé, et je crois ne pas être le seul.                                                                                                                                                                               1er : léger cárdeno oscuro, ouvert d'armure, sort affaibli d'une pique sous laquelle il a poussé un peu. Il suit à la 3ème paire de banderilles. Faiblote, il va a menos au long d'une faenita propre mais jamais croisée.           De par son placement, Jimenez se met lui-même en difficulté à gauche, puis se fait avertir sur les aidées finales. Deux tiers d'une lame basse portée en sautant de façon spectaculaire et 4 descabellos entrecoupés de démarrages. Avis et silence.                                                                                                                                                                2e : negro bragado un peu plus lourd, armé correctement. Mise en suerte approximative pour une pique replacée, poussée sans plus. Remis au centre, le novillo tarde à venir et la rencontre est symbolique. Un quite varié de José Aravelo par chicuelinas, serpentina et larga précède un tercio de banderilles (à sa charge) plutôt hasardeux : trois fois un seul palo cloué, avec poursuite, et une 4ème paire, propre cette fois, après les clarines. Une série courte à droite, et passage à gauche avec le novillo qui serre sur un farol mal venu. Une autre série de derechazos est suivie de naturelles plus ou moins torchonnées, avec la muleta accrochée à chaque passe. La mise à mort est laborieuse avec entière basse, entière plate et 9 descabellos compliqués par les nombreux démarrages de l'animal. Avis et quelques applaudissements pour 'entrega.                                                               3e : cárdeno, aux pitones abîmés, attendu au centre par Barrio pour une réception variée. Encore une mise en suerte bien peu orthodoxe ; le novillo pousse brièvement et s'arrête ; la 2ème pique, imposée par le palco, est levée de suite. La faena débute par une passe changée suivie de doblones légers ; l'animal montre une noblesse qui confine à la soseria, avec une charge molle qui ôte toute émotion. Le président lance la musique, probablement pour tromper son ennui -et le nôtre-. Final par ces sempiternelles circulaires, qui manquent de mal finir, et autre mise à mort pénible avec 4 pinchazos, un 6ème de lame (en suerte naturelle) et quasi-entière en avant. Le novillo se relève deux fois à l'approche du puntillero. Avis et silence.                                                                                                                                 4e : negro doté d'une armure pas très nette. Il pousse à la 1ère pique, appuyée et, replacé près, se montre tardo ; la pique est levée de suite mais quand même vrillée et pompée (il ne faut pas perdre les mauvaises habitudes …). Poursuite irrégulière au 2ème tiers : oui à la 1ère paire, non à la 2ème, un peu à la 3ème.       Devant un adversaire à la charge brusque, Jimenez se fait promener et poursuivre à l'occasion ; le leurre est accroché en permanence et la tentative à gauche vite arrêtée. Des passes de châtiment bien tardives précèdent deux tiers puis trois quarts de lame en avant, de nombreux démarrages du novillo et trois descabellos forcément tardifs. Avis et silence.                                                                                                                                        5e : enfin un beau novillo, long, bien fait, avec ce regard typique de l'encaste. Long à fixer, il prend un refilon en ruant, pousse à la limite de la chute à la 2ème rencontre mais ne montre rien à la 3ème (placé sous le cheval). Les banderilles du novillero sont cette fois plus réussies quoiqu'acrobatiques. La faena est presque uniquement gauchère, Arevalo se faisant promener face à ce novillo à la fois collant et distrait en fin de passe. Deux derechazos avec un désarmé évité de peu, et retour à gauche en reculant. Passes de châtiment et une entière habile à peu près en place. Silence (sans avis cette fois).                                                                                             6e : negro con trapio, reçu par une larga à genoux et deux véroniques genou ployé. Mis en suerte par chicuelinas marchées et revolera, le novillo se défend sous la pique, sort et revient seul, puis en prend une autre pour la forme. Le 2ème tiers est bien moyen lui aussi. Barrio débute la faena à genoux au centre, puis cite de très près cet animal noble, tardo, qui fait illusion lors d'une série à droite mais revient vite à son comportement fade. Là encore, la musique qui accompagne des naturelles heurtées semble avoir été lancée pour tenter de meubler le vide ; et si au moins le novillero savait abréger … Entière tombée et oreille sur        pétition limite, pour atténuer la déception et accompagner la route du retour.                                                             Présidence correcte d'Alain Desclaux, assisté de Gilles Béziat et de Pascal Laguian.

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