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D'un bord l'autre

 

D'un bord...l'autre...

Que dire de plus, que dénoncer l'insoutenable action menée par le CRAC, comme d'autres l'ont déjà fait.

Les images sont parlantes, monsieur Garrigues, dont il faut se rappeler qu'il travaille en partie pour l'état (donc payé par nos impôts) dans un collège de la région de Rodilhan, appelle à l'insurrection, et “laisse carte blanche“ à des gens qu'il a rassemblés sur place, en leur expliquant sur le site du CRAC que quoi qu'il en soit ils transgresseront la loi.

Insultes, aux édiles, aux aficionados, au public et aux membres de l'état.

Discours guerrier....

Avec présence d'étrangers (Britanniques, Américains (sic) et Belges, dont on nous explique qu'ils viennent protester contre les lois Françaises..

Mais ou sont les Bardot, les Belmondo, Afflelou et les fameux soutiens.... ???

Puis l'éternelle action violente..

Dégradation de biens publics et privés, de Rion en passant par Dax et jusque à Rodilhan les mêmes exactions: jets de peinture, agressions verbales, affrontement avec les forces de l'ordre (très sereines et qu'il faut une fois de plus féliciter, pour le calme dont ils font preuve, comme les aficionados d'ailleurs..).

Enfin, franchissement de la zone de sécurité, utilisation de pétards, et autres fumigènes...mettant en danger le public, composé de familles et de personnes venues voir un spectacle de façon légale..

N'importe quelle autre manifestation, quelle qu'elle soit, serait l'occasion de réprimer ces actes

 

Heureusement que le CRAC, uni à deux autres organisations, ne représente pas plus de 800 personnes (selon le CRAC (SEPT CENT la veille) mais l'on connait la propension à augmenter les chiffres...des antis)

environ 400....selon les autorités (qui elles n'ont aucune raison de mentir).

Peu importe le nombre, c'est la mise en danger qui compte...

 

Sereinement nous pouvons dire que tout cela est folie, référons nous à Wikipédia :

 

La folie est un spectre de comportements caractérisés par des degrés mentaux et comportementaux conçus comme étant anormaux et qualifiés comme tels.

La folie peut se manifester en tant que violation des normes sociales, incluant la possibilité d'être un danger pour soi et pour les autres, et impliquant également certains autres actes considérés, selon les milieux et les époques, comme faisant partie de la folie.

 

Là dessus un pseudo sondage dirigé par Midi Libre Gard (dont on sait la partialité en faveur des anti taurins (quelqu'un connait-il monsieur Garrigue sur place?) dont tout le monde s'inquiète mais qui me paraît être un leurre...en effet quelle légitimité pour ce sondage, sachant que les antis ont prouvé par le passé qu'ils pouvaient envoyer des centaines de mails dépassant bien plus, le nombre réel d'affiliés à la cause...et quand bien même Midi libre est local et quand bien même...demandez si vous êtes pour ou contre le curling ? Vous verrez que tout le monde s'en fout...

 

La dissolution du CRAC, et des sanctions sévères seraient un véritable signal pour tous ceux qui manifestations après manifestations et devant l'impassibilité des aficionados, deviennent de plus en plus agressifs et violents..jusqu'au jour ou comme je l'ai écrit par ailleurs, l'un d'entre eux se sentant investi d'une mission et poussé par le discours haineux de quelques illuminés, exécutera le geste de trop et définitif....mais comme le disent les leaders :“vous avez carte blanche“...

 

Durant ces évènements j'étais invité au campo.

Chez Juan Sanchez Fabres d'abord, pour assister a l' herradero des “erales“ de l'année (marquage aux fers)...que tous ceux qui ne comprennent pas la différence entre un toro de combat et un animal de compagnie viennent voir ces veaux de un an, une fois ferrés, sortir du “Cajon“ et se retourner pour agresser tout obstacle devant eux, nous compris....ils tiennent à peine sur leurs pattes mais ils reviennent comme des boomerangs, tête en avant....il faut avoir vu Juanito (l'un des fils), ou Tito (le mayoral) courir, poursuivis par les veaux pour se rendre compte que le sang Coquilla est bien vivant...

Comme me le dira le vétérinaire plus tard, j'adore venir ici car on voit toute l'agressivité du “Ganado Bravo“....ici les toritos ne fuient pas, ils te reviennent dessus...celà devient rare...

 

Juan me montre le pré ou paissent les trois sementals avec quelques vaches...il reprend la conversation comme nous l'avions terminée au mois de Mai lorsque nous avions embarquée la dernière course de quatre ans...

Il vend ses novillos à l'école taurine de Madrid, il a un contrat avec eux...mais une corrida, plus jamais..nous le taquinons, mais je sens bien que quelque part ça le rend triste..Pourtant il fallait voir sa fierté de marquer ses veaux.

 

Le lendemain, un tentadero de deux novillos, en présence de Chocolatero (père et fils)...Le père était banderillero avec Julio Robles, l'ami intime de Juan...anecdotes, histoires et discussions qui dureront tard le soir...

Juan ne gardera aucun des deux novillos pour en faire des sementals, le premier est un peu faible, il ira au cheval quatre fois, mufle fermé, mais Juan le dit il manque de Fijeza.. le second est plus fort, mais il lui manque un petit quelque chose de franchise à la pique....Juan agite la tête...les éleveurs du coin, leurs enfants, les amis des fils de Juan, sa fille, nous tous, sommes invités ce soir à une fête dans la salle musée du domaine de Pedrollen...guitares, chants, tapas y vinos..et le grand moment d'émotion, le retour de la tête “d'Español“ le dernier toro lidié par Dufau St Sever, rendu par les instigateurs du collectif Pedrollen.

Juan le placera là ,en face du toro lidié dans les années trente par Antoño Bienvenida...le premier du musée et le dernier. Il aime les symboles Juan.

Là bas la tête du toro lidié par Manolete...c'était le temps béni ou les figuras prenaient tous les types de toros...

La nuit s'étire, demain déjeuner ensemble et nous repartons..direction le Sud, Caceres:Victorino Martin...un monde de différence...des toros partout, malgré la fin de saison...nous visitons les trois ans révolus qui seront lidiés en 2014...les novillos, les sementals (isolés, ils ont été très violents ces derniers temps et ont tué)

Les vétérinaires sont là aussi, et vaccinent à tout va..le bétail est nombreux...Victorino Garcia semble heureux, nous discutons de la saison...et de bien d'autres choses...nous partons traverser le campo avec Pilar sa fille, les Urcolas, les patas blancas et le passage impressionnant au milieu des trois ans (on devra rompre devant l'agressivité de quelques uns)....

Le campo est magnifique, les installations splendides, nous allons travailler ensemble sur quelques idées...Nous goûtons le vin de la maison, exclusivement blanc sec, un pur régal..il faut le distribuer...nous en reparlerons.

j'ai une pensée pour Rodilhan, notamment quand un éral, pur Victorino, se met en travers de notre route fièrement dressé, que peuvent comprendre ces agités du bocal qui, à quelques centaines de kilomètres de ce hâvre de paix, veulent en finir avec ce que j'ai sous les yeux...

D'un bord l'autre....haine et véritable amour du toro...

CHF