« Quand ça ne va pas… on s’ennuie ».

6 Toros de Camino de Santiago (Jean Louis Darré) bien faits, pas trop lourds, armés convenablement sans être agressifs, ils sont tous nés en juin 2015. Quatre sont castaño oscuro et deux negro, ils font de bonnes sorties sans toutefois rémater. Coureurs pour la plupart, ils s'éteignent au fur et à mesure que le temps passait. Ils prirent 6 piques ou picotazos, 6 pour 6 taureaux, c'est juste et cela est navrant car on attendait mieux de cet élevage. Une demie arène sous un plein soleil.

 

1) – El FANDI accueille le premier du lot qui est bien roulé par larga en tablas puis par des véroniques bien dessinées, hé oui ! Il demande le changement après une pique légère. Les banderilles sont à la charge du torero, les trois paires sont moyennes, la troisième à corne passée. Le début de faena se fait par des passes hautes aidées en allant vers le centre suivies de quelques séries sur les deux cornes, le taureau étant de plus en plus juste de force. Le torero prend l'épée pour un 3/4 de lame dépassée, le taureau étant arrêté.

Le 4, un negro, est un taureau distrait et difficile à fixer étant fuyant. 3 véroniques, un picotazo et on change. Quite du torero par navarras.

La première paire de banderilles est bien posée, la deuxième moyenne à corne passée, la troisième al violin, le tout étant applaudi très fort.

La faenita commence par des 4 hautes aux planches puis à gauche 4 naturelles au large avant le retour à droite pour des derechazos, des muletazos et autres passes, le taureau étant parado. Après un petit pinchazo, il prend directement le descabello concluant au premier coup, le tout applaudi ??? Salut du torero.

 

2) – Joaquin GALDOS reçoit le 2, un castaño, par 5 véroniques puis des chicuelinas dont deux très serrées. Une bonne pique poussée et hop, changement de tercio. La première paire de banderilles est moyenne comme la seconde et hop, on change à nouveau ??? La faena débute par muletazos suivis de séries droitières avant 4 naturelles à gauche. Le taureau est très ralenti dans sa charge. 2 pinchazos, un désarmé et une entière plate. Silence.

Le 5, un castaño est coureur et ne se fixe pas à la cape. Première pique peu poussée et hop, changement. La première paire est moyenne, un seul palo posé à la deuxième et changement (cela devient irritant pour moi). La faenita est faite par des passes plus ou moins engagées à un taureau juste de force. 3 pinchazos tendus, un désarmé, 3/4 de lame en sous sol, un descabello. Silence gentil.

 

3) – Adrien SALENC hérite du 3, un taureau negro, coureur lui aussi, avant 5 véroniques et la demie. Une pique poussée fait chanter les étriers et changement ??? 2 bonnes paires de banderilles et, changement. Brindis à tous. La faena débute par des molinetes marchés suivis de séries droitières, certaines bien dessinées. Les pechos sont allongés. Á gauche les naturelles sont données en se croisant un peu plus, donc bien dessinées elles aussi. Derechazos bien tirés, desplante.. Entière trasera, un avis et 3 descabellos.

Le 6, castaño, est coureur lui aussi, trois tours de l'arène et donc dur à fixer. 2 véroniques seulement avant une pique poussée légèrement puis relevée et hop ! On change. Côté banderilles, les deux premières paires sont bien posées et changement. Début par des passes hautes aidées en gagnant les tercios. Puis ce sont des passes, lointaines pour certaines, des passes sans émotion sauf pour certaines. Des naturelles au ralenti non par temple mais parce que le taureau est arrêté. C'est long, pinchazo et 3/4 d'épée.

 

Voilà un après-midi qui se termine avec, bien sûr, beaucoup de regrets et d'ennui. Dommage.