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Et pas qu'aujourd'hui

Un échange de mails entre l'Espagne, le Mexique, et les terres du bout du bout du monde en bordure de la Chalosse profonde et du Béarn Rocailleux à propos de mon post "Cérétan" m'amène a une réflexion du jour..

Comme on se chambre trés amicalement, j'aime à provoquer la charge de l'un ou de l'autre, en rigolant sous cape d'apparat.

Mes amis fidèles et que j'aime, sont très différents, et les décrire serait une gageure, mais pourquoi pas, puisque après m'avoir annoncé que j'étais l'être le plus merveilleux du monde, ma Vicoise, toulousaine à ses heures (16H00 quand le Stade l'emporte sur la capitale,) m'expliqua qu'aujourd'hui était la journée du compliment (sic).

Je vais donc vous décrire Quelques uns de mes amis taurins en quelques tours de clavier, bien sur imparfaitement car je ne le ferai que superficiellement, rentrer dans les détails serait trop long....

De mes amis, classés du plus proche Géographiquement au plus lointain, Michel est sans doute celui que je vois le plus, sacré mélange entre industriel Paysan, éleveur, Tauromache et drôlatique, il fait partie des renfrognés, ceux qui ne vont plus qu'avec parcimonie, aux arènes pour ne pas servir la soupe.....ecoeuré du système, qu'il connait en partie de l'intérieur, il fait partie du Campo Charro, là ou se déroule chaque jour de la féria Dacquoise, le plus petit encierro du monde. Résolument tourné vers les vaches et écarteurs landais, seul le toro vrai l'intéresse, et lui, regarde la carrosserie avant toute chose, les attaches des pattes, la queue, le cul, un vrai de vrai je vous dis...j'attends que l'on se voie sous peu pour déguster sa cuisine (car l'homme cuisine) généreuse et combien gouteuse. A bientôt l'ami.

Un peu plus loin, aux portes du néant puisque il habite les dernières terres du Pays, Bernard. Carrure de Pilier, l'homme est franc du collier, et sincère. Sous sa carapace de Macho, un sensible pour de bon. Mais lui non plus ne transige pas avec les toros, lui, c'est, bouquins à l'appui, et connaissance de fond, le spécialiste de la Pique...impossible de la lui faire. Souvent traité d'ayatholla car il ne transige jamais, et fait partie des irréductibles de la corrida de verdad, au point que malheureusement je crains qu'il n'arrive plus à satisfaire sa passion ou alors par l'écrit, la lecture, et les fulgurances  de quelques rares élevages, si j'allais à Céret je n'irai vois que les Saltillos me dit il...le reste, un bon hôtel, un bon restau....il a accusé le coup lors de son dernier passage dans la vallée de la terreur qui n'en a plus que le nom. Bernard, c'est le type qui a la larme à l'oeil quand il vous arrive quelque chose de bien, et qui vous sourtit de toutes ses dents parce que vous êtes heureux. Un ami, sincère et plaisant, à l'avis tranché, au moins comme dit l'autre, tu sais ou tu marche.

Au pied de ses Pyrénées Préférées, le descendant d' Henri IV le vert galant, on le reconnait a sa chevelure blanche Léonine et son attitude, car l'homme est grand; Lui, c'est mon cyclope d'ami. Il ne voit le monde taurin qu'au travers de son objectif. Photos après photos, il engrange les temporadas, une mémoire vivante...On discute beaucoup, on raconte, on voyage, on rigole, on se réconforte mutuellement, Noblesse oblige il est grand amateur de champagne, de belles places et de bonnes tables. Il reste encore capable d'apprécier une belle faena même avec du:  "UT_GARS" ....(Celui-là je vous laisse chercher) il a un rire tonitruant, et son altesse quand ça l'emmerde, se lève et s'en va. Un rien altier, mais jamais hautain, il est fou de montagne et a traversé les trois quart de la planète, un type avec qui on est bien...on s'appelle, et on se met le calendrier en place sous peu.

Plus loin, Madrid, je vous ai déjà parlé d'André, j'aime le bonhomme, car il aime le toro vrai et c'est sans doute celui qui voit le plus de courses de nous tous de son tendido sept chéri. Il est consensuel et se mêle à un tas de projets et d'associations. J'aime sa franchise et son accueil toujours courtois même si il est débordé. Il connait le mundillo et voit personnellement beaucoup de toreros et d'éleveurs, c'est un bonheur que d'aller à Madrid avec lui et de croiser ses amis après course, parce que là, ça cause toro et véritablement. André vient de gagner un procès contre les antis de façon retentissante. Lui aussi est un grand gabarit, et sa gentillesse est égale à sa connaissance et sa discrétion Seul défaut que je lui connaisse c'est de le croiser un 2 Mai ou une copita a la main il peut malgré une excellente éducation lancer à la cantonnade un "Mierda a los Franceses".....Napoléon n'a visiblement pas que des admirateurs. Et ça on en rigole encore. On se voit à Bordeaux si l’agenda le permet….?

Enfin le plus Français des Mexicains car à le lire et à l'entendre parler, Gaston manie la langue de Molière bien mieux que nombreux d'entre nous. Amoureux de Tintin, il aime a rappeler que le mexique n'est pas l'Amérique du sud, et il entreprend chaque année sa migration soit en Avril vers la Maestranza soit vers Las ventas aux premieres feuilles d'Automne, il a Fréquenté le grand Pana, qu'il connaissait personnellement, et est invité régulièrement dans les milieux fermés de Séville, son élégance, son charisme son éducation et sa gentillesse en font un ami délicieux; Practico il a la morphologie du torero, quand j'ai celle du picador. Son humour corrosif, même ET surtout en français me fait tordre de rire. Nous devisons souvent sur le temps et les toros qui passent, ça philosophe dur. Gaston je t'attends pour te montrer ma nouvelle habitation et boire une de ces cerveza locale dont tu me diras des nouvelles.

Voilà, à travers eux je voyage en tauromachie, on se nourrit les uns des autres, on échange, on suppute, on discute, et cerise sur le gâteaux, nos belles sont toutes aussi charmantes et sympas les unes que les autres, ce qui ne gâche rien pour nos moments croisés...

Des bises à toutes, des abrazos virils pour mes poteaux, ne changez rien, vous êtes ce que j'aime, et comme le dit ma gersoise, vous êtes des types formidables…... mais pas qu’aujourd'hui.

CHF