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Et quelque banquier parti avec la caisse

Un banquier reparti avec les caisses…

 

 

 

J’en suis certain, et même si il n’ose pas le dire, il a du se dire : “le salaud“

Lui était au Moun, moi à Orthez.

La veille, je l’avais invité à Dîner à “la Mirasol“ et à croiser Victorino Père et fils qui lui dédicacèrent une affiche “collector“

Le vieil homme me regarda intensément, il savait au fond de lui qu’il me connaissait, arrivait-il à s’en souvenir ?

La maladie est cruelle

Mais son sourire, et la séance de signature qu’il exécuta, d’un geste presque enfantin, me toucha.

En partant, il me semblait que jamais, peut-être, je ne le reverrai.

 

Les Victorino au Moun, les Valdellan à Orthez, le même jour, une balle dans le pied de ceux qui se plaignent toujours, que les gradins ne sont pas pleins, qu’il faut défendre la corrida (sic) et que le “torisme“ est un cliché (dixit Juan Pedro Domecq) à la veille de son pétard au Moun.

 

Rembobinons.

 

Quand, d’une corrida dite “toriste“ on ne retient : qu’un écart donné par un jeune homme à un toro limpio, deux paire de bâtonnets, et deux piques à peu près bien données, c’est que ça va mal, très mal.

 

Je ferai plus tard un bilan sur la Madeleine, et un état des lieux tauromachique de ce que j’ai vu et ressenti (mais ça n’est que mon avis) donc, que personne ne s’énerve.

 

A Orthez, on a vu quatre novillos de respect (plus costaux et armés que les trois premières courses de la Madeleine.) de trois ans à trois ans et demi.

Ils mangèrent tout cru le petit Angulo, mochement accroché (on a eu peur pour lui).

 

L’après-midi fut un désert, forcément donnant un sacré nombre de questions à se poser.

Ce qui me parut être sur, a été que ces toros là on remis les pendules à l’heure.

On a bien vu le manque de technique affiché par Lamelas, malgré de nouveau son courage.

On a dénoncé pêle-mêle le soi disant “triomphe“ de Dufau à Mont de Marsan, encensé par Sud Ouest, et tous les locaux qui le connaissent personnellement, et qui me parut n’être plutôt qu’une oreille locale.

On a dénoncé son manque d’engagement, toreo al pico, épées données du vestiaire de “la Moutete“, Brega absente et lidia au panier.

On a dénoncé la présidence complice, qui fit jouer la musique, à peine la muleta prise, avant la fin de ses trois premières passes, on n’ose penser à ce qu’il aurait pu arrivr si le toro avait été un bon toro.

Enfin on aura noté le courage de Valencia, limité en taille, et un peu sur le bord, mais qui s’est arrimé, prenant une oreille.. ni oui, ni non.

On aura dénoncé le public supporter complice, qui applaudit tout et rien qui trouve que tous ces gens qui râlent (souvent…très souvent, avec raison) ne sont que des empêcheurs de rêver en rond.

(Mais ce genre de course donne quel type de rêve ?)

bref… il y a avait haute tension sur les gradins.

 

Puis, plus rien, sauf les questions.

 

Est ce le fond de tiroir de la camade ?

Est ce le fait que la Camade est trop courte ?

Que les meilleurs toros sont sortis, déjà, ailleurs ?

Une question de choix de qualité des toros ?

Une question de prix ?

Une question de technique des piétons, face à ce type de bétail ?

La faute à la “Domecquisation“ qui tue les encastes minoritaires ?

Le fait que ce soit Lartigue ici, là, et ailleurs ?

 

 

Bref, “l’Encantada“ couvrit la sortie des toreros et donc on ne saura jamais, qui fut applaudi ou hué ?

Un prix du courage au jeune écarteur (meilleur geste taurins ? Sic)

Un prix à Sandoval (neveu de Tito) pour la pique.

 

On était à Orthez, pas si sur qu’on y retourne.

 

En repartant tranquillement, le ciel avait des couleurs mauves, le coucher de soleil devait être splendide sur l’Océan, c’est ce que devait se dire mon ami, qui avait pris nos places au Moun…

 

Un écart plus loin, seul ce jeune homme qui avait accompli le rêve de sa vie, écarter un toro devait avoir le sourire, et peut être quelque Banquier, ici ou là bas au Moun, reparti avec les caisses…

 

CHF