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ETRE HEUREUX ENSEMBLE

Bientôt la “reine des férias“ Dax

En attendant hier grand ciel bleu…plage…il faut être dingue pour aller se mettre sur le sable par un temps pareil…et plus dingue encore pour aller s ‘asseoir sur des gradins brûlants et aller voir une corrida.

L’océan est noir de monde.

Ca parle toutes les langues, ça glapit, ça crie, ça hurle.

On se pose un peu à l’écart.

Après les quelques tapas pris au bar basque du marché d’Hossegor, la serviette est la bienvenue.

Sieste.

Le journaliste l’a dit ce matin, les gens viennent ici parce que l’Océan, mais aussi le Pays, les Gens, les traditions.

Ma belle me l’a dit, elle n’a pas été “charitable“ : une petite Espagnole cherchait du secours parce qu’elle allait s’installer à Vic-Fezensac, par secours entendez: “Aidez moi à voyager et m’installer dans le merveilleux pays qui est le votre “.



Facebook a des vertus, aussi, parfois, vu le profil. La jeune Ibère est une animaliste convaincue, on en doute pas, elle va se plaire ici, dans le village taurin, soyons même certains qu’elle va militer contre les gens d’ici, que tout le monde sait assoiffés sanguinaires.

Ma Gersoise a laissé tomber. La charité des unes s’arrête ou la connerie des autres commence.



Voilà, ils viennent d’ailleurs.



Parfois obligés, mais le plus souvent par choix et veulent changer ce qui fait et a fait notre terre.



Viens, on s’en va, il y a décidément trop de monde ici.

Quelques nouvelles de Parentis plus tard, nous regardons les pins s’embraser, la “route fleurie“ que chantait un certain, nous sommes chez nous, nous y sommes biens.

Les dernières nouvelles sont claires, la Féria de Dax sera, même avec les barrages filtrants, même avec les renforts policiers, même avec l’armée…les Festayres, que quelques illuminés nouveaux férus de Gasconnade, appellent Hestayres aujourd’hui, en seront pour leurs frais pour les accès à la ville, mais ici on ne cèdera pas : il y aura fête, et toros même si il faut marcher longtemps.



Dernière info, Toros y Salsa serait menacé…mais le fond serait plutôt un problème économique..nous verrons bien.



Les calicots sont sortis, la ville se pare de blanc et de rouge, deux des trois couleurs de notre drapeau, celle des rois, celles de la ville de Paris, celles qui ont façonnées notre histoire de France.

La lumière contre l’obscurité, on s’attend à du moins vingt pour cent.

Des copains Bayonnais nous l’ont dit, au moins tu accèdes plus facilement au bar.

C’est une blague mais elle montre bien le sujet.

Et, mis à part le cirque médiatique de Mont de Marsan,  nous avons pu faire la fête, celle des amis, des familles et des bons copains.

Les rumeurs vont bon train, on aurait au moins X personnes fichées S et surveillées…même des voisins…

Ils sont si nombreux à vouloir nous empêcher d’être heureux.

Alors on le clame haut et fort : “Que la fête soit belle“.

Que l’état et ses services fassent leur boulot.

Nous, le nôtre ce sera de dire “Merde“ haut et fort  tous ceux-là, politiciens en mal de notoriété, bêlants à micros,  Che Guevara de pacotille, assassins obscurantistes et liberticides, et abrutis, cinglés de tous crins, antis tout et haineux.

Dire merde au chômage, aux hausses de prix, d’impôts, aux menteurs…à une vie dure comme jamais nos générations ne l’ont vécue.



Parce que quand vont fleurir les mouchoirs et qu’ils tourneront dans l’air pour l’ouverture des fêtes, quand nous les nouerons autour de nos cous, ce sera juste là, notre armure de couleur, de tissu et du cœur.

Dans ce monde de dingue, comme le disait Spinoza bien avant nous, il est vital de vivre.



Alors l’armée anonyme de ceux qui rient, qui chantent, qui dansent qui s'aiment, boivent, bouffent, plumes, poils et autres, hommes, femmes libres, enfants, déferleront dans les rues pour un seul motif : “être heureux“, mais ensemble.



CHF