VIC FEZENSAC – Samedi 23 mai 2015

Corrida des héritiers de D. José CEBADA GAGO pour Manuel ESCRIBANO (bleu marine à parements blancs et or), Manuel Jesùs PEREZ MOTA (bleu nuit et or) et Thomas DUFAU (bleu ciel à parements blancs et or).

Un lot âgé de cinq ans et plus (sauf un), bien présenté, avec trois exemplaires très armés. La déception est venue d’une fadeur de fond liée à un manque de puissance au cheval. Le 3ème est l’arbre, ou plutôt l’arbuste, qui a tenté de cacher la forêt et qui n’y est pas parvenu.

1er (5 ans 2 mois) : negro liston très armé faiblote, qui serre à gauche. La mise en suerte par chicuelinas, manquée, est bien récupérée ; suivent une pique poussée et courte, et une autre, symbolique. Le toro suit aux banderilles quand il ne tombe pas (2ème paire). La faena, donnée au centre, par séries courtes et en hurlant, est diversement appréciée du public ; la tentative à gauche se résume à une passe (pas une série) qui fait reculer Escribano. Celui-ci, qui n’a trop voulu « voir » ce toro, finit dominé et conclut d’un mete y saca peu orthodoxe suivi d’une entière basse d’effet immédiat. Silence.

2ème (5 ans et demi) : un castaño qui cogne et se retrouve avec la corne gauche saignante. Après avoir été discret à la cape, Pérez Mota se désintéresse de la lidia, envoyant son toro n’importe comment au cheval pour un gros puyazo en arrière (Gabin Rehabi) puis le laissant à la raie pour une 2ème pique, en arrière elle aussi. Désordre (et peur ?) au 2ème tiers, que le président accepte d’interrompre après deux paires posées. Et tout ce laisser-aller n’empêche aucunement le matador de brinder au public ! Pas en confiance, l’homme recule à gauche puis se fait promener ; ce n’est pas mieux à droite, et il nous prend à témoin comme quoi « C’est difficile » (!). Pensant tardivement à donner des passes de châtiment, il se fait désarmer au cadrage et conclut péniblement d’une entière très en avant suivie de quatre descabellos avec démarrages. Avis, silence pour l’homme, division pour l’arrastre. Et si nous avons vu un toro intéressant gâché par manque d’envie ?

3ème (5 ans 4 mois) : negro liston, cornalon, veleto et en pointes. Réception soignée, commencée par une larga à genoux. Le toro pousse de la corne droite sous une pique de Nicolas Bertoli, en prend une 2ème en arrière rectifiée et courte, et … c’est le début du bazar : demande de changement du matador, refus du président, insistance du matador, et « l’autorité » cède ; heureusement, ladite autorité montrera plus de fermeté en refusant d’arrêter le 2ème tiers après seulement deux paires posées. Deux passes changées au centre, puis Dufau cite son adversaire de loin, profite de sa mobilité et de sa noblesse, mais se contente de le faire passer, voire de le faire tourner autour de lui. Comme c’est moins fluide à gauche, le torero n’insiste pas de ce côté. Pour moi, c’est le toro qui a fait la faena (courte). Entière basse d’effet rapide, oreille avec demande de la 2ème (non justifiée) et vuelta pour la dépouille d’un toro qui a pris une pique et demi … signe des temps.

4ème (4 ans 3 mois) : beau castaño bragado salpicado reçu par deux largas à genoux suivies de véroniques genou ployé. Escribano peine à mettre en suerte un toro pas fixé qui se défend sous deux piques pompées. L’animal continue d’aller où il veut aux banderilles et suit le torero en accélérant de manière impressionnante. La faena débute à genoux près des planches puis la charge devient parcimonieuse et molle (la conséquence des courses au 2ème tiers ?). Le bon public se lasse de l’insistance de l’homme, qui opte pour des passes de châtiment. Une tentative avortée à gauche, entière tombée et silence.

5ème (5 ans 3 mois) : negro liston bien armé et coureur qui pousse sous une pique en place, s’agenouille à la sortie et est remis en suerte pour une 2ème symbolique ; et bien sûr, applaudissements pour un picador qui n’a (presque) pas piqué. Banderilles correctes, avec nouvelle chute et salut d’un peon. Ce toro faiblard, d’abord noble à droite, avertit l’homme à gauche puis s’avise tranquillement à droite aussi, décochant au passage un coup de corne au bas du visage de Pérez Mota ; cette fois, ce dernier aura au moins essayé. Conclusion avec lame dans l’épaule portée sincèrement et salut aux tiers.

6ème (5 ans 1 mois) : càrdeno oscuro qui pousse à la 1ère pique et prend passivement la 2ème ; cette fois, le palco résiste à la comédie du changement et en impose une 3ème, courte. Salut de Morenito d’Arles pour deux paires, avec poursuites. A la muleta, Dufau, prenant la main gauche, recule de suite ; même chose à droite, en pire. Cherchant la solution mais ne la trouvant pas, il abrège, « pinche » à trois reprises et passe directement au descabello. Silence.                                                          

Présidence : Nicolas Pétriat, assisté de Michel Bouix et de Roland Goergen.

 … et bien sûr la comédie sempiternelle du paseo retardé de cinq minutes (seulement, cette année) pour cause d’affluence aux guichets.

     

VIC FEZENSAC – Dimanche 24 mai 2015 (matin)

Corrida de VALDELLAN pour Luis Antonio GASPAR « PAULITA » (blanc et or), Medhi SAVALLI (grenat et or) et César VALENCIA (bleu et jais).

Lot bien présenté et armé correctement, dans l’ensemble brave nonobstant quelques signes de mansedumbre, et surtout encasté ; ce matin, nous ne nous sommes pas ennuyés.

1er(4 ans) : càrdeno bragado qui va au toril entre chaque pique : 1ère en arrière et brève, 2ème de côté, venant de plus loin et 3ème prise en poussant un peu après s’être montré tardo. Aux banderilles, il suit en accélérant. Paulita l’amène au centre par des doblones élégants puis cite son adversaire de loin et baisse la main ; l’animal montre une charge plus courte à gauche, sort distrait de la passe et s’intéresse à tout et à rien, et même, à l’occasion, à la muleta. Comme il n’a jamais vraiment dominé le sujet (entre autres, il me semble bien qu’il ne s’est jamais croisé), il peine à cadrer son toro, se souvient qu’il existe des passes dites de châtiment et tue mal avec mete y saca dans l’épaule, deux fois un tiers de lame basse de deux descabellos. Avis, salut du burladero et applaudissements à l’arrastre du distrait.

2ème (4 ans 1 mois) : negro mulato armé bizco. Entre des mises en suerte cafouilleuses et un picador maladroit, voire emprunté (Olivier Riboulet), le 1er tiers n’est pas un modèle du genre : une pique plus que basse (mais pas en arrière) poussée, une autre en arrière cette fois et une autre replacée, prise depuis les raies. Poursuite molle aux banderilles, correctes, du matador. A la muleta, des naturelles heurtées suivent des doblones de la même eau, l’animal se retournant sèchement. Comme il doit reculer à droite, Savalli tente un changement de terrain ; son adversaire en profite pour l’avertir et filer aux planches. Il l’en sort et, après un nouvel essai à gauche peu concluant, renonce et en finit par pinchazo, entière verticale en avant et quatre descabellos entrecoupés de démarrages. Silence et applaudissements peu justifiés à l’arrastre.

3ème (4 ans 4 mois) : negro moyennement armé qui cogne et s’abîme les pitones. Une pique en arrière avec poussée, une autre levée de suite après être venu de loin en plusieurs temps et une 3ème elle aussi poussée, mais en ayant pris le temps de réfléchir ; Alberto Sandoval sort sous les applaudissements. Une paire de banderilles à cornes passées et deux correctes. Valencia doit composer avec une charge rapide et saccadée ; trois courtes séries à droite en se centrant de mieux en mieux et deux séries de naturelles en s’améliorant là aussi. Demi-lame en avant, oreille et applaudissements au toro.

4ème (4 ans) : en cognant violemment (l’aurait-on « aidé » ?), il se casse la corne gauche au ras du frontal et est changé pour un exemplaire du même fer (4 ans 2 mois), lui aussi piqué avec maladresse : une pique en venant d’assez loin et en poussant et deux autres en se rapprochant, au milieu du dos et rectifiées. Le 2ème tiers n’est pas grandiose mais rapide. Face à un opposant véloce, Paulita use du pico, se fait accrocher le leurre et lasse le public en se faisant dominer progressivement. L’animal, distrait, va aux planches et meurt au toril après pinchazo et bajonazo. Silence.

5ème (4 ans) : Savalli tente de chauffer le public en recevant un càrdeno bragado par deux largas à genoux. Marc Raynaud pique lui aussi en arrière en trois rencontres : 1ère rectifiée, rien ; 2ème appuyée prise en secouant et 3ème en sortant seul. Banderilles correctes et sans poursuite. Un peu faible, le toro serre à gauche sur les doblones et la faena est dirigée par un peon qui bêle ses « bieeen… ». Le torero baisse la main et maintient la muleta sous le mufle, mais cela n’empêche son adversaire de le serrer lors de la brève tentative gauchère et de manquer de peu l’accrocher à droite. Entière basse en avant, silence et applaudissements pour l’arrastre.

6ème (4 ans) : réservé, jette les pattes et est finalement pas tant piqué que cela en quatre assauts bien gérés par le picador Marugàn, qui sortira sous l’ovation : gros puyazo en place pris en poussant et pas loin d’obtenir la chute, surprise du cavalier qui lâche la hampe, nouvelle poussée avec retour direct au cheval et enfin nouvelle charge qui surprend l’homme, parvenant à éviter la chute. Prudence et méfiance aux banderilles, passages en faux, poursuites d’un toro qui voit tout et ne laisse rien passer. Après des doblones autoritaires, Valencia doit gérer une charge vive et exigeante pour ne pas dire pesante, ce qu’il fait avec courage et volonté ainsi qu’avec le soutien du public. Cette partie de la faena, brève, est suivie d’une autre plus laborieuse, l’homme peinant au moment d’arrêter son opposant, se faisant désarmer et raccompagner aux planches à deux reprises. Estocade al encuentro subie avec gros accrochage ; le torero est évacué à l’infirmerie et Paulita tue d’une quasi entière chanceuse portée a recibir. Ce grand toro, mort bouche fermée, a l’honneur (largement mérité contrairement à celui accordé hier) de la vuelta al ruedo tandis que la cuadrilla au complet, accompagnée du mayoral, fait elle aussi le tour de piste oreille en main.          

Présidence : Marc Amestoy, assisté de Guy Bournac et d’Olivier Fourteau.

 

VIC FEZENSAC – Dimanche 24 mai 2015 (après-midi)

Corrida de D. José ESCOLAR GIL pour Fernando ROBLEÑO (moutarde olivâtre et or), Alberto AGUILAR (turquoise et or) et Rafael CERRO (blanc et argent), remplaçant Sergio AGUILAR, blessé.

    Après trois ans d’absence, le retour de cet élevage était attendu avec intérêt. Malheureusement, d’intérêt il n’y eu point, en raison du comportement insipide et ennuyeux de cinq des six toros présentés ; il faut reconnaître que les toreros du jour ne nous ont pas trop aidés à sortir de la torpeur qui a régné durant deux heures et demi dans l’arène. Alors, Escolar à Vic : le retour : oui ; le desquite (après le lot 2012, sinistre) : non ; le déclin ? Ou tout simplement le creux de la vague comme en connaissent peu ou prou toutes les ganaderias ?

1er (4 ans 2 mois) : trapio correct et cornes blanches, l’animal est changé après deux piques (lésion aux antérieurs ?) pour un autre Escolar sans relief aux piques (2). 2ème tiers médiocre. A la muleta, Robleño se découvre et se met en difficulté, hésite entre droite et gauche et bouge beaucoup. Nouvelles difficultés pour cadrer et mise à mort en trois temps avec quart de lame porté prudemment, pinchazo à toro pas cadré et quasi entière. Silence.

2ème (5 ans 2 mois) : beau playero qui saute au cou du cheval pas encore en place et subit la 2ème pique. Banderilles correctes, sans poursuite des hommes. Doblones en mode accéléré et derechazos corrects, se croisant et baissant la main. D’abord obligé de reculer à gauche, Aguilar se reprend le temps de la 2ème série mais à la 3ème, le rythme est cassé, le toro revient sur l’homme, qui finit de nouveau dominé, n’arrivant pas à arrêter l’animal. Même avec une demi-épée plate, ce dernier lui fait traverser le ruedo puis démarre et le désarme au descabello. Avis et silence.

3ème (5 ans 2 mois) : veleto mal piqué : 1ère basse et prise en secouant, 2ème placée après contact, en place mais vrillée. 2ème tiers déjà oublié. Au 3ème, toro soso et torero à l’unisson génèrent un profond ennui, et la conclusion est aussi pénible avec entière plate, attente et pinchazo. Avis et silence contrit.

4ème (4 ans 2 mois) : càrdeno oscuro qui prend passivement une pique dans l’épaule, rectifiée, et une autre mieux placée ; la demande de changement est acceptée par le palco, moins par le public. Banderilles posées rapidement, sans poursuite : ça au moins, c’est fait. La faena débute sous de bons auspices, Robleño embarquant bien son toro, courant la main et se croisant, mais le distrait se met à regarder les planches avec convoitise. Deux tiers de lame plate en se jetant, autre lame et applaudissements.

5ème (4 ans 2 mois) : une pique en secouant, une en se défendant, demande de changement accordée et le public « rougne » (un peu). Banderilles correctes. Des doblones mains basses mettent le toro à genoux, après quoi Aguilar nous sert une faena tape-à-l’œil, abusant du pico. Nouveaux doblones, quart de lame et quasi entière basse et en avant au centre. Avis et applaudissements.

6ème (4 ans 7 mois) : enfin un toro qui nous réveille aux piques après avoir sauté dans la cape : un refilon en sautant, à la tête du cheval cette fois, bis repetita, mais en le soulevant, une 3ème spectaculaire et bien tenue et une 4ème « pour voir » … rien. Applaudissements au picador. Pas de poursuites aux banderilles. Cerro doute et  recule à droite et, profilé, se fait avertir à gauche. Il a au moins l’intelligence de comprendre et, prenant pitié de nous, abrège. Deux pinchazos, entière en avant et silence soulagé.

Présidence : Thomas Thuriès, assisté de Jean-Michel Lattes et de Franck Lanati.

 

VIC FEZENSAC – Lundi 25 mai 2015

Corrida de Da Dolorès AGUIRRE pour Rafael RUBIO « RAFAELILLO (rouge basque et or), Francisco Javier SANCHEZ VARA (gris et or) et Alberto LAMELAS (turquoise et or). Le public fait saluer ce dernier après le paseillo, sans doute à la fois pour l’engagement dont il a fait montre ici-même l’an dernier et pour le fait qu’il vient alors qu’il a été blessé la semaine dernière à Alès.

     L’histoire « ne repassant pas (ou pas souvent) les plats », cette course n’a pas connu la montée en tension de celle du même fer de 2014, avec de grands mansos coureurs, certains intéressants, d’autres moins. Reprendre un élevage l’année suivante est souvent source de déception, et nous en avons eu un nouvel exemple avec ce lot.

1er (4 ans et demi) : negro bien armé qui sort calmement, remate aux planches et s’agenouille à la cape. Il prend deux piques pompées, la 2ème placé de trop près (à « l’espagnole »), en malmenant le cheval et va voir ce qui se passe près du toril. Demande de changement accordée, avec protestation d’une partie du public. Une seule paire de banderilles correcte, toutes sans poursuite. Rafaelillo doit composer avec les génuflexions de son adversaire, ne se croisant pas mais baissant la main … dans la mesure du possible ; il doit aussi le sortir des planches mais se voit obligé d’y revenir pour toréer dans la querencia. Epée transperçante, deux descabellos et silence.

2ème (4 ans 7 mois) : negro playero, desigual d’armure. Une pique poussée en venant d’assez loin, fait sauter la hampe à la 2ème, une 3ème en place prise de loin et enfin une 4ème, placé loin mais venant en trois fois ; ovation au picador. 2ème tiers mouvementé avec chute d’un peon devant le toro, saut à la garrocha d’un autre qui tombe lui aussi en se recevant au sol et trois paires correctes du matador, avec poursuites. Après doblones, Sànchez Vara cite de loin, au centre, mais son toro ploie des antérieurs et, rapidement, réduit la longueur de sa charge. De plus, il s’arrête dans la passe sur des naturelles citées de face. Trois pinchazos mal placés, l’animal se couche près des planches puis se relève, quart de lame et, pour finir aussi mal, un puntillero maladroit relève le mourant à deux reprises, le matador devant reprendre le descabello. Avis et silence.

3ème (5 ans 7 mois) : negro mulato bragado armé vers le haut. A la 3ème pique, imposée par le président, le toro chute et peine à se relever (assommé contre l’étrier ? tête coincée en travers sous la caparaçon ?). Il est changé pour un negro mulato liston pas fixé à la cape. Gabin Rehabi manque la 1ère rencontre, n’est pas loin de se faire renverser et pique après contact ; même chose à la 2ème, pique bien (re)placée ; 3ème, appuyée, après les clarines et sortie sous les huées, mais pas à reculons. Aux banderilles, l’animal fait ce qu’il veut, renverse un peon et raccompagne aux planches tout ce qui bouge. La charge est brusque, avec sauts dans le leurre ; Lamelas résiste, arrive à maintenir la tête dans la muleta et à s’imposer au fauve en se croisant. Après un avertissement, il sert une dernière série à gauche (de trop ?) et peine pour en finir avec pinchazo profond, mete y sac et entière tombée en avant. Vuelta et applaudissements à l’arrastre.

4ème (5 ans 4 mois) : Rafaelillo reçoit avec application un negro bien armé qui ensuite s’échappe et fait tourner le cheval puis reste passif aux deux piques suivantes. Banderilles correctes, avec poursuite hésitante. A la muleta, le torero est obligé de courir derrière son toro qui, lui, s’intéresse surtout aux planches. Il fait l’effort pour garder ce manso, qui l’avertit, dans le leurre et nous le fait savoir, entre autres par ses hurlements. Entière basse aux medios et deux descabellos. Salut aux tiers et applaudissements (on se demande bien pourquoi) à l’arrastre.

5ème (4 ans 7 mois) : après une réception correcte, celui-ci s’échappe lui aussi au cheval pour une pique en arrière, sort et revient deux fois seul ; 2ème pique sans relief. Poursuite aux banderilles posées par le maestro. En se posant au centre avec sa muleta, Sànchez Vara empêche son opposant d’aller aux planches, voire au toril, ne pouvant cependant éviter qu’il navigue d’une zone à l’autre. Il conclut par pinchazo bas et lame dans l’épaule. Probablement déçu et peut-être dégoûté, il n’attend même pas que son puntillero en ait fini pour aller saluer le président … Silence.

6ème (5 ans et demi) : beau negro meano playero, auteur d’un extraño à droite à la cape. A partir de ce moment et pour les deux premiers tiers, la cuadrilla se montrera incapable d’assurer la lidia de ce manso. Une pique dans l’épaule en fonçant sur le cheval pas encore en place, 2ème placée après contact, sortie de suite aux 3ème et 4ème et, enfin, une vraie pique en place, appuyée. Banderilles diverses et poursuites irrégulières. Au 3ème tiers, le toro, avec ses hachazos, accroche le leurre à chaque passe puis devient tardo, mais retrouve un peu d’entrain quand Lamelas reprend la main droite. Un dernier avertissement et trois quarts de lame bas. Avis et applaudissements pour l’abnégation.

Présidence : Bernard Sicet, assisté de Pascal Lavigne et d’Antoine Hidalgo.