Dimanche 1er mars

Entrée : un tiers

Festival

Arènes de Pontonx sur Adour (inauguration)

 

Festival de bon goût de la part des anciens

 

6 novillos 6 d’Astolfi (tous noirs zaínos) : petits et commodes les 3 premiers, mieux présentés les suivants. Tous reçurent une unique pique (souvent « carioquée »), contrairement à ce qu’indique le règlement. Applaudis à l’arrastre du 2e au 5e. Le 1er très faible, les 2 suivants « toréables » mais un peu broncos, assez brave et noble le 4e, brave (et donc plus exigeant) le 5e, faible le 6e.

 

 

Pepe Luis VÁZQUEZ : vuelta

            Des détails comme des pépites d’or qui vous donnent le sourire, le fils du grand Pepe Luis a donné ce qu’on pouvait attendre de lui. D’abord une demi-véronique qui rappelait celle du Pharaon.

            J’ai eu ensuite l’impression de revivre une époque, celle des photos de mon cousin Pepín, d’il y a quasiment 50 ans, quand, becerrista, il toréait en corto andalou. Au-delà de l’habit et de l’animal, c’est la posture qui rappelle une autre époque (même si on aurait aimé parfois le voir plus au fil de la corne). La jambe légèrement en avant, le buste fier, un dessin en arc de cercle, tout ce qui fait le toreo d'antan et qui contrastera avec celui du temps présent, mais c’est ce contraste qui fait tout l’intérêt d’un tel festival. Dommage que l'animal soir parti plusieurs fois au tapis et aussi que les aciers soient toujours aussi mal maniés, la fête en fut gâchée.

 

Juan MORA : oreille offerte après une demi-lame très basse

            Le torero d’Estrémadure a tenté un toreo « évanoui » (desmayado) à la cape face à une charge un peu décomposée qui s’améliora un peu après le tercio de piques où le cheval s’écroula d’abord avant de recevoir la poussée du novillo. Quite par delantales et larga. Extraordinaire aidée basse un genou à terre avant une bonne série à droite, clôturée par une passe du mépris, malgré le calamocheo de l’animal. Deux séries à gauche : une verticale terminée par une trinchera délicate et une autre plus « templée » couronnée d’un molinete inversé. Cadrage après une courte faena comme à l’accoutumée.

 

EL  FUNDI : 2 oreilles

            Bonne réception à la cape du madrilène puis quite par chicuelina et demi-véronique aussi longue qu’une entière. José Pedro n’a pas perdu une once de métier et met le novillo dans la muleta à droite avant de donner deux bonnes séries à gauche et de conclure par de beaux changements de main. Estocade d’école et deux oreilles incontestables.

 

Juan LEAL : salut

            Voltereta à la cape puis quite par saltillera terminé par brionesa. Novillo qui pousse au cheval. Début de faena suave à mi-hauteur puis toreo de proximité avec une bête à la charge claire allant en se raccourcissant. Peu d’émotion malgré la prise de risque et l’allongement des passes avec une muleta reculée. Série entre les cornes et circulaire inversée et final bienvenu par naturelles de face mais toujours trop proches. 5 pinchazos viennent tout mettre par terre.

 

Andrés MANRIQUE : oreille

            Face à  l’animal sans doute le plus brave du lot, autant au cheval (une deuxième pique ne lui aurait pas fait de mal), où le piquero fut applaudi, qu’à la muleta, le héros de Bogotá n’a pas reculé. La pierre demande à être polie mais les passes sur les deux cornes n’ont pas manqué de mérite. Final par bernadinas, estocade et oreille "de justice" malgré une mort un peu longue.

 

Louis HUSSON : oreille cadeau après bajonazo court

            Toreo par colleras avec El Santo avant un quite court de Mora avec une larga somptueuse. Après une chute du novillo, le jeune Husson obtient une bonne série à droite sans pouvoir trop appuyer. Aidées à mi hauteur pour clore le travail.

 

N.B. : le concours en non-piquées de l'après-midi a été remporté par Iván González.

SG