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FLY ME TO THE MOUN

FLY ME TO THE MOUN

 

Le problème avec le Teasing (annonce marketing d’un événement) c’est que parfois tout ne va pas dans le sens recherché et qu’il y  a bien loin de la coupe aux lèvres, du coup la déception est au moins du niveau de l’attente.

 

En quittant le Plumaçon, elle me regarde et me dit, en rigolant : “Fly me to the Moun“ elle rit parce que c’est sa chanson préférée.

Elle rit parce que ce ne sont pas et de loin, ses toros préférés, et encore moins les toreros.

Elle rit parce que le jour de l’annonce des cartels si décevants en apparence nous étions au restaurant, juste derrière nous, la commission taurine et Kika déballant leurs théories sur ce qu’attend le public qui n’aime pas le sang et qu’il faut des stars, des triomphes  et que ce sont eux qui ont les meilleurs toros confère l’an passé, etc etc….

Ce jour là elle ne riait pas du tout

 

Mais rembobinons.

 

Arrivée de Sainte Madeleine, portée au son de la musique de l’orchestre Montois, au Plumaçon.

On croise quelques copains, des amis, on boit un verre.

On se marre, le clone Domingo Hernandez des Garcigrande, déclame dans une pub que rien n’est plus beau pour un éleveur de toros qu’un Indulto…on craint, en effet, que ce ne soit le cas.

Comme en écho, nous est distribuée la brochure : “Recuerdo“, de la peña “Los Pechos“, un délice d’humour et de vérité.

Voici le lien, mais la brochure complète est un délice, autant que leur accueil à la Peña le soir même, nous sommes sur la même voie, nous, et ces jeunes à peine trentenaires.

http://editoslospechos.blogspot.fr

Premier signe (mauvais) la clef tombe du “palco“, et l’Alguazil l’échappe.

Ouh là là.

On le maudit jusqu’à la septième génération.

Ceci étant dit, le type fait son boulot et notamment à la pique (ou simulacres de piques, seul le premier toro, en prit deux franches et avec classe) le reste, vous connaissez déjà: monopique carioquée, et hop.

 

Donc résumé rapide de la course :

Des toros pour vedettes, dont un obèse,

Des cornes adaptées mais apparemment pas touchées,

Et de la patte arrière, style héron, pour Perrera, qui nous fit du pseudo Juli, la cuisse collée au plat de la corne, le toro ne mettant même pas un coup de tête, et se collant à corne passée au cul du naïf, bref trompeur, il énerva le bon peuple.

(Le Moun n’est tout de même pas un pueblo),

Je ne parle pas des épées de ces deux là, qui visitèrent, la Soule et le Labourd, pour les poser à bout de doigts…

Quelques jolies fioritures fleuries, pour Talavante plus loin, le président refusa avec raison (pétition non majoritaire) l’oreille, ce qui fit que le vexé exécuta à la vitesse supersonique son second, faible comme un toro de Domecq peut l’être.

 

Urdiales fut le seul des trois à avancer la jambe, et à toréer notamment sur son second.

De mon humble avis il se loupa sur son premier l’étouffant quand celui-ci partait de loin, et aurait mérité une faena plus aérée.

Donc sifflets pour les deux du haut, et applaudissements nourris pour Urdiales à qui on pardonna la mort lente de son second.

 

Puis dernière bronca pour la faiblesse de l’élevage, Kika et tous ceux qui avaient vendus le canapé en simili au prix du Cuir.

 

La grande tristesse du jour est à l’actif de la grosse partie des sièges vides au soleil (absent ce jour là) dus soit à la crise soit à la déception.

 

L’exposition “Toréart“ nous propose des photos qui ont déclenché dans l’ordre, quatre évanouissements, deux suffocations, une crise d’épilepsie, un accouchement, et trois crises de larmes….en cause : les photos noir et blanc du très très beau José mari à demi nu…

 

Cet après midi, prévisions : Grand Soleil, et malgré tout, une pluie d’oreilles, pour le même, pour Saint Thomas, enfant du Pays, et peut être le pirate pour l’ensemble de son œuvre.

 

Toujours le casse bonbon au pipeau que plus personne n’écoute…quand je pense que je ne peux même pas rentrer une bouteille plastique bouchée et que lui a une planche à repasser avec lui..

 

A moins que les six gorilles du callejon qui attendent l’impétrant anti taurin suicidaire qui oserait descendre, à force d’à force, ne monte lui claquer le baigneur (au pipaïre  bien entendu).

 

Fly me to the Moun,

Sous la pluie, la fête était moyenne hier soir, mis à part la peña que vous savez et l’extraordinaire Villa Miraflor ou nous avons pu déguster un superbe repas, et quelques tranches de jambon coupées par le vraiment sympa Julien Lescarret.

 

CHF