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Frères humains

Frères humains

 

 

Posez au sol vos bannières vous mes frères humains

Et vous, posez cette grosse caisse derrière laquelle notre belle jeunesse ne chantera ni ne dansera plus.

Jetez au sable, encore ensanglanté, vos larmes, et la tête levée, cherchez le regard ami dans le ciel.

Alors que battent les tambours et que sonnent les cuivres.

Et qu’à l’Agur vibrant vous posiez vos bérets,  dessinant éphémère, ce champ de fleurs en deuil, qui recouvre le sol.

Et dites lui adieu, et dites nous aussi, gorges toutes serrées, que nous pensons à tous ceux qui, un jour firent la fête et rirent avec nous, et qui aujourd’hui sont partis, pour les fêtes éternelles.

Pleurez de toutes vos larmes et d’un geste discret, essuyez vos yeux qui dévoilent la peine, et enfin au signal passez la grande porte, en redressant la tête.

Notre vie aussi va au rythme de votre musique.

Que les lumières s’éteignent, que partent les fusées,

Partout en cette soirée nous nous sommes sentis frères humains.

 

CHF