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Fuera del palco

En lisant quelques blogs taurins en compagnie de ma touterelle préférée du matin. J'ai un joli couple dont la nouveauté est qu'ils viennent se poser sur la corne du toro du sculpteur D'jo qui trone avec respect dans mopn jardin. Donc en lisant campos y ruedos je m'aperçois que le relais des égarements du palco Madrilène, dénoncé depuis plusieurs jours, constitue un sujet de choix.

Moi, qui soutiens avec ferveur l'action de la FSTF en faveur des outils réservés aux présidences de corrida, et pour avoir participé à quelques sessions, et écoutes de cette action, en retiens surtout une certaine humilité, car monter au Palco, si celà est gratifiant, demande aussi courage, connaissance, et respect.

Les présidents, sont de toutes sortes, mais souvent en liens avec l'organisation et leur indépendance peut-être mise à mal.

J'ai déjà raconté les anecdotes par ailleurs d'une organisatrice critiquant un président, au point de l'entendre dire que celui-ci ne remo,nterait plus jamais au Palco, j'ai vu la pression mise par un immense organisateur sur un président en faisant effectuer une double vuelta à un torero qui avait pinché quasiment onze fois...c'était un de ses poulains....j'ai aussi vu des refus d'oreilles paraissant injustifiées, mais dont le président voulait en quelque sorte éduquer le public....et j'ai vu aussi accorder des tas de trophées selon moi bien immérités aussi, des présidents préparer des indultos ou favoriser certains toreros en abrégeant ou pas le tiers de piques sans se préoccuper de la qualité même du toro. Enfin je me souviens des lectures concernant la mort de Manolete et pour laquelle entre autres causes rentrait le nombre de piques refusées au maestro

Être au Palco, n'est certes pas une sinécure et l'aficionado de base que je suis, ne sais rien de ce que se disent les professionnels entre eux avant ue course. Pourtant il est clair que le président et les toreros (tous) se parlent avant....sur les piques, les effets des rencontres (aux planches), sur la lidia, la mise à mort etc etc....

Et il est clair que rentrent en ligne de compte, en vrac, la musique, la catégorie d'arène, l'encaste toréée ce jour là, les conditions météorologiques, le public aficionado ou pas, les pressions locales (qui veut son indulto qui?) la qualité du torero, de son entourage, tellement de facteurs, et au milieu de tout celà sa propre sensibilité....les erreurs d'appréciations le rythme donné aux trophées (deux oreilles d'entrée par exemple peuvent lancer une course mais aussi limiter le niveau des différents intervenants)...bref.

Alors certes on peut considérer les choix en malhonnêteté, en méconnaissance, en ignorance, en incompétence, mais il faut aussi saluer la discrétion, la capacité à mener la course, l'intelligence du choix, la pédagogie, la liberté donnée, et surtout laisser parler un président sur ses choix....pour celà, il faudrait que les Penas taurines puissent inviter, rencontrer et discuter avec eux, et la presse quasi systématiquement leur laisser commenter leurs choix...alors peut-être saurions nous un peu mieux pourquoi telle ou telle décision a été prise.

En bref, ce qui manque le plus selon moi, c'est la communication et il serait intéressant qu'au moins en France, on fasse commenter les choix des présidents sur des blogs ou sites tels que celui-ci....nul doute pour moi, que l'on détecterait rapidement le fumeux du réèl et la réalité des décisions...et peut-être respecterait-on mieux le choix des présidents en sachant les tenants et aboutissants.

Monter au Palco à pentecôte selon que l'on est à Nîmes ou à Vic ne se juge certainement pas de la même manière.

CHF