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jacques Durand

Jacques Durand

 

 

 

J’ai perdu le lien.

Mince, je l’avais sauvegardé non ?

Je vais bien le retrouver n’est-ce pas ?

C’est d’un compliqué ces ordis…

D’abord, il faut vous dire que nous sommes en Juin, que les beaux jours aidant, les occupations extérieures nous prennent un temps qui se libère en hiver.

 

Le matin le petit déjeuner sur la terrasse, le soir l’océan qui roule et recrache ses premiers vacanciers qui repartent rougis, boursouflés et cramés.

Surtout l’Anglais, ça a la peau pâle l’Anglais, ça rougit vite sous le beau soleil d’Aquitaine, ça pèle l’Anglais, mais comme ça boit de la bière en quantité, ça se rend pas bien compte l’Anglais.

 

J’aime ces moments évidents de plénitude après le tumulte, comme quand dans une féria après une corrida qui t’a pleinement mis en haleine, tu trouves un restau sympa ou tu vas dîner tranquillement avec quelques amis, bien refaire le match, mais aussi se régaler d’anecdotes, d’histoires taurines ou autres. Une parenthèse enchantée dans le fracas de nos vies.

 

J’essaie de trouver une justification à ma maladresse, je te fiche mon billet que j’ai effacé le lien.

C’est certain, tu penses, je ne maîtrise absolument pas le véhicule, une fois le clavier sorti, je suis comme le grand Jacques et son mulot à l’époque, je sèche.

 

Ça disait quoi ?

Que si tu voulais te réabonner à la lettre de Durand tu devais verser ta ta ta ta ta ta…

J’ai effacé.

Pas volontairement, non, mais j’ai effacé, par maladresse.

 

Pourtant j’aime la façon d’écrire de Durand, la sienne, et celle de Zocato aussi.

J’y trouve un sens de la formule, une façon d’écrire, parfois j’envie telle ou telle formule…telle phrase et je me dis: “ le salaud“ il écrit vraiment bien.

Le fond, je peux parfois ou souvent ne pas être d’accord, mais la forme…wouhhouuuu.

Accroches toi, là il y a matière.

 

Je ne connais pas Durand, je ne lisais jamais Libé.

Ce n’est pas une question de conviction, mais je lis peu de journaux, j’écoute la radio surtout.

Mais quand les autres l’ont virés, j’ai écris une lettre bien tournée, (ça c’est moi qui le dit) bien dire que fiche à la porte (ou ne pas renouveler un contrat) d’un type qui écrit aussi bien, c’est dommage, d’autant que je n’achetais Libé que pour la page taurine, le reste ne m’intéressant que très peu.

Alors virer Durand, c’était fermer la porte à l’écriture taurine.

J’avais comme beaucoup, ressenti cet arrêt, comme un camouflet, un recul, comme l’a fait canal plus, par le passé, fuir les emmerdes provoquées par quelques agités du bocal, mais qui influent tellement sur la bien pensance, et la bobotisation des médias actuels que tout le monde cesse. Tu sais vingt personnes et un gosse qui fait un caprice en se roulant par terre. Ca te démange les phalanges, tu le hais, il se roule par terre, et les parents qui regardent sans broncher, qu’un gosse aujourd’hui, t’as plus le droit de le toucher en tant que parent, il porte plainte le morpion.

Tu te retrouve vite fait, entre le petit voleur de mobylette, le sieur Garrigues, et là tu chante moins fort..

 

Je me souviens que son départ avait coïncidé avec une campagne d’abonnement de la part de libé, qui m’envoyait des mails auxquels je répondais inlassablement que sans Durand, pas d’abonnement, comme un slogan.

Jusqu’à ce que je réalise que je répondais à une machine.

Je me fais vieux de temps en temps.

J’ai laissé tomber.

Je me suis abonné à la lettre, par intérêt de lecteur, par soutien, par en avoir marre de tous ces cons qui veulent tout interdire.

 

J’ai donc reçu, puisque je m’étais abonné à la page, le mail de renouveau.

Ça rame sec, et Durand doit avoir des difficultés sur cet exercice.

Alors, oui, je soutiens, même si je me dis que d’autres pourraient aussi avoir pignon sur rue.

Je me prends à rêver d’un journal taurin, un vrai avec de vraies actualités, pas du soutien logistique, des commentaires vaseux, oiseux et tout un tas de trucs en “eux“

De véritables points de vue, discutés, analysés, contredits, des débats virils mais corrects.

Dire, faire dire, rêver, écrire, relater, donner envie, discuter.

 

Ça n’est pas mon métier, pas le temps, ni vraiment l’envie, en plus il faut de l’argent, beaucoup d’argent et ça, quand tu fais les campagnes taurines comme je les fait c’est ce qui manque le plus.

Elle est ou la diminution des places ?

Alors on nous aide en nous proposant de payer en plusieurs fois, en fait tu paye tout le temps…et pour voir quoi ?

Bon allez tu vois on mettrait une rubrique râleurs, j’en connais qui seraient abonnés.

 

Alors la lettre de Durand, me suffit pour le moment.

Je la mets de côté, récupère des bouts d’articles, d’analyses, que je mélange avec d’autres articles provenant de partout.

Je me fais mon propre Journal…à mon idée

 

Bon allez je me calme,

Un petit “Porta Gayola“ frais, je sais, mais je suis sous contrat…sentimental.

 

Bon j’en étais ou ?

Ah oui

Mais ou j’ai bien pu foutre ce lien ?

 

CHF