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j'irai dormir..

J’irai Dormir au milieu des toros

 

Maria Jésus Gualda me passe le téléphone elle me dit : je te passe le maestro.

Le maestro en question c’est José Carlos Vénegas, vous savez celui qui devait toréer à Vic et que l’on a remplacé par Dufau.. ?

-       José Carlos, c’est Christian, nous nous sommes rencontrés à Villacarillo lors de la corrida avec Perrera et Castella, je suis un ami de Michel Benito

-       oui, répond-il, nous nous sommes vus aussi à Madrid avec Victorino non ? me répond-il

-       c’est ça.

-       Alors tu es avec la ganadera, à Mont de Marsan ? comment a été son toro ?

-       Je vais te la passer ensuite, elle te dira.

-       Comment vas-tu Maestro ?

-       Ça va, je suis à la maison à Beas de Segura, tu sais je devais toréer mais ils m’ont enlevés à Soteo, comme à Vic, rigole-t-il, mais bon j’ai un festival malgré tout et surtout Madrid me reprend avec les Saltillos le 13 Septembre à Las Ventas.

-       Tu vas triompher Maestro.

-       Je vais tout faire pour, en tous les cas, tu vas venir ?

-       Je ne sais pas, peut-être.

-       Dis à la Ganadera que je viens tienter chez elle.

-       Attends je te la passe.

 

Ce bref échange m’a rempli de joie, d’abord, nous sortons d’un bon dîner, à La Villa Mirasol, nous avons admiré le cadeau de Victorino, une peau de toro dans le salon d’entrée, décidément ce lieu va devenir très taurin.

Ensuite, Carlos Vénégas est adorable et le mundillo bien cruel.

Retiré sans ménagement du cartel Vicois au profit de Thomas Dufau, qui lui, était dans la bonne maison, le garçon est adorable, il a fait lever le 7 à Madrid, a pris deux oreilles après une rouste énorme, s’est remis au même endroit et a repris sa faena quieto avec un toro qui le cherchait sans arrêt.

Moi, je l’ai vu planter l’épée au centre de l’arène, faire un pas de côté et péguer trois séries ou le toro passait entre le corps immobile et l’épée en question, chez lui, le soir il charriait les tonneaux du bar familial.

Il fait de l’ombre aux figuras, il fait lever Madrid, certaines arènes seraient bien inspirées de le rencontrer pour nous sortir des mêmes cartels puisque lui, accepte tout.

La ganadera c’est celle de el Añadio, je voulais en savoir plus, et l’ai rencontrée, les saltillos, la rame  Albaserrada les histoires avec Victorino (qui a possédé un temps l’élevage) l’apport de sang Santa Coloma et Coquilla, les difficultés du marché, les chambres d’hôtes qu’elle a ouvertes pour gagner sa vie, ses sept sementals et sa centaine de ventres, bref une discussion pleine.

Elle me dit la finca, je lui parle du torero Carlos Venegas que je connais, elle rit elle l’a eu hier au téléphone, il tiente souvent chez elle, attends on va l’appeler….Et voilà comment je l’ai au bout du fil.

Il n’y a pas de hasard.

La ganadera héritière de la quatrième génération est flanquée de sa jeune “mayorala“ qui fit ses études à Séville car elle était amoureuse de la Maestranza, qui ne put être vétérinaire, alors est devenue Pharmacienne, quand elle n’est pas au campo..

Des choses humaines.

Leur novillo du jour, a été noble malgré un problème évident au train arrière que n’a pas voulu voir la présidence. La novillada a été faible dans l’ensemble, mis à part le toro de l’Astarac qui a pris trois véritables piques et alla jusqu’au bout mufle clos malgré la chaleur étouffante. Husson qui s’est pris les pieds dans le tapis, et qui fut pris à deux reprises, paraît perdu, sans repères. Galdos qui toréa avec aguante (même si son toreo est de figuritas patte arrière, et profil Egyptien) et le prometteur Juan de Castilla qui fut gratifié d’une vuelta. L’ensemble des novillos fut faible, et la course très en dessous des deux années précédentes.

Douze femelles anti, qui s’était baillonnées (repoussées par la police de la porte des arènes) ridicules à souhait en cette superbe journée.

 

St Perdon un peu perdu ce dimanche, et le pardon pour Vénégas, à venir peut-être (Céret ? Saint Martin de Crau ? Vic ?) juste pour prouver à certains que notre “entichement“ au jeune torero est du à ses qualités et pas une “passade“

 

Elles ont la route et il se fait tard, on s’embrasse, on se promet de se revoir…

Quand à moi, si je passe par Jaen, j’irai visiter la ganadera et le petit élevage, et dormir dans une chambre d’hôtes au milieu des toros….sympa non ?

 

CHF