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La corrida de Saltillo d'hier 31 mai 2016 à Madrid

Il est vrai que ces toros sont sortis épouvantables, mansos, dangereux. Est-ce une raison pour que le (ou les) commentateur(s) de la chaîne espagnole dise(nt) en substance à la fin de la course que cette corrida ne satisfait pas l'aficion et contribue à vider les arènes ? Dise(nt)-il(s) la même chose après une course écoeurante de soseria qui a laissé cinq ou six oreilles (ou plus) aux pseudo-figuras qui les "combattent" ?

Bien sûr que l'on ne souhaite pas voir trente courses de ce genre dans la temporada, mais que, de temps à autre, de tels sauvages nous rappellent ce qu'est un vrai toro de combat n'est-il pas salutaire ?

Pour finir, un hommage et un grand merci aux hommes qui se sont "mis devant", chacun avec ses moyens et donc avec ses limites ; personne ne s'est échappé et tous sont sortis de l'arène sur leurs jambes. Les croyants pourront remercier Dieu.

Bernard Desvignes

 

Chaque fois que sort une

Chaque fois que sort une course de cet acabit, ce sont les mêmes commentaires. Il en est ainsi depuis la tauromachie dite moderne. Les Mansada de madame Aguirre, de monsieur Miura et autres ont toujours entrainé de tels commmentaires. Bien qu'en ce qui me concerne et même si je m'ennuie à mourir à admirer le “temple“ d'un maestro sur un toro déjà à l'agonie, voir résoudre le problème d'un animal dont on ne peut présumer de rien est un bonheur aficionado constant. Car pour toréer ce genre de course il faut un courage sans faille, mais aussi du recours technique et ça n'est pas donné à tout le monde. Jamais dans ce cas la fameuse phrase des péons n'est plus vraie (a bajo y pa'lante) et oui, par le bas et devant le mufle. La tauromachie dite de “figuras“ est circulaire, jambe en arrière en rejetant le toro vers le haut et vers l'extérieur pour le reprendre en pivotant sur la jambe opposée à celle qui recule (je sais je sais pas facile à visualiser) mais bon...ces toros là nécessitent d'être “châtiés“ par le bas dès leur entrée en piste, aucun peon ne devrait balancer les bras vers le haut mais mener le toro en “trainant“ la cape, le toro doit humilier dès le début. Enfin la “faena“ doit se résumer à ne jamais enlever le “chiffon des yeux de l'animal“ en étant dans l'axe ce qui doit permettre de le dévier et ne pas se faire voir. Toute faena à l'Egyptienne sur le côté, et avec une rotation est bannie car le toro voit rapidement sa cible...bref, tout le contraire de ce qui se fait de nos jours...Oui Bernard, je suis d'accord avec toi en voir tous les jours (comme les autres d'ailleurs serait lassant) mais de temps en temps, celà donne matière à réflexion...n'ayons crainte on en verra pas mille cette année...

CHF