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La gomme et le crayon

 

LA GOMME ET LE CRAYON

Nous attendions les fameux gestes taurins des figuras qui, les uns après les autres apprennent un peu plus la modestie et doivent si ils ont de la conscience se regarder dans le miroir autrement qu'accompagnés de leurs cours de revisteros, photographes supporters.

Pour commencer il y a eu le stupide encerona de Juan Léal, pas que le jeune homme soit stupide, mais quelle idée de le mettre en si mauvaise posture...car en effet, si l'éleveur de fuente ymbro n'avait pas pris l'affaire en main (et fait du coup indulter un de ses toros)...poussé par le callejon, Juan Aurait passé son après midi assis sur la tête de ses toros...il paya cash d'ailleurs à Madrid en suivant, avant de triompher à ….Nîmes....heureux hasard...

Il est vrai que vu du callejon, les choses ne sont pas les mêmes....accréditation ou invitations aidant la vision s'opacifie, et les contours du dessin deviennent flous...

Que le Juli n'ait pas pu affronter les toros de Miuras pour cause de blessure, est bien dommage, car Manuel Escribano s'est régalé, et l'on aurait aimé voir Julian Lopez Escobar se croiser, et tenter de plier les toros de Zahariche, (certes pas excessivement agressifs) mais au final qui sauvèrent la féria de Séville....et permirent deux oreilles (on imagine ce lot entre les mains du Juli) qu'Escribano en good boy alla déposer sur le lit de douleur du Madrilène...

La Maestranza est un endroit magique, vraiment, et quand elle s'est mise à pousser son rum rum qui voulait dire, comme par le passé pour Curro ou Raphael de Paula qu'il était temps d'agir..elle fit décoller des planches le si beau (ce sont les voisines qui le disent) Manzanares....puis les palmas pour le faire agenouiller et sauver une après midi de torpeur et d'ennui somptueux.....mis à part devant un Victorino pas vraiment démoniaque, mais plutôt collant comme une glu qui renvoya le jeune Mari à ses chères études...

Finalement tout vert qu'il était il avait réussi à nous faire oublier ses frasques mi nu, mi vêtement sur papier glacé...

Tavalante est, comme me le disait un copain, fabriqué comme un crayon....je ne sais pas qui s'est occupé de son plan “com..“ et a eu l'idée de son clip plus stupide que taurin...mais là aussi, les Victorinos ont mis au pas un Tavalante émoussé et à la mauvaise mine...

Tout cela est gommé aujourd'hui, car de tous ces jeunes gens qui devaient nous montrer ce qu'ils allaient nous montrer....sont revenus à leurs toritos qu'ils font tourner en (euh non) comme des bourriques qu'ils sont...et trimballent leurs oreilles coupées, sur des épaules louées, devant une presse béate....de nouveau...

La gomme et le crayon je vous dis...

CHF