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La preuve par la mouche.....

Preuve par la mouche…..

« La mort d’une mouche, c’est la mort. C’est la mort en marche vers une certaine fin du monde, qui étend le champ du sommeil dernier.
On voit mourir un chien, on voit mourir un cheval, et on dit quelque chose, par exemple, pauvre bête…
Mais qu’une mouche meure, on ne dit rien, on ne consigne pas, rien
. »
Marguerite Duras, Écrire, coll. « Blanche », Gallimard, 1993.

La mort n’est que l’aboutissement de la vie, dans les règnes humain, animal, végétal.

Néanmoins, par quel mystère lui affecte-t-on une portée, une valeur différente selon que meure un homme, un cheval ou un haricot vert ? De même au sein de ce questionnement une mouche est-elle moins vertueuse qu’un chien, un chat ou un hérisson ? Ce sont des questions, comme beaucoup d’autres, qui méritent d’être posées aux croisés de la lutte contre la maltraitance animale !

Certes, la maltraitance animale mérite d’être hors la loi ! Personne ne le contestera… Même les aficionados aux dents pointues et aux lèvres dégoulinantes de sang encore frais du taureau que l’on vient de mettre à mort. A proximité d’une telle personne, dans les gradins, lors d’une corrida, mieux vaut d’ailleurs faire attention à ses membres, ce sanguinaire pourrait s’en faire un en-cas ! Tout est question de conception, tant la maltraitance que la définition du mot aficionado.

Toutes les polémiques, tous les arguments, tous les préjugés et faux semblants ainsi que tous les mensonges peuvent être évoqués ; il n’y a qu’une vérité, la mort dérange ! La mort fait peur ! Au point que, sans même s’informer de façon sérieuse, sans rechercher les motivations profondes afin de bien comprendre la position du grand nombre - que l’on tait à dessein - de personnalités de toutes les importances, de tous les milieux, de toutes les professions et de tous les talents reconnaissant, directement ou pas, des qualités aux spectacles taurins quels qu’ils soient, on se pose en juge.

Quelle société prépare-t-on à nos successeurs ? Déjà, les valeurs de la notre sont à ce point mises à mal que, il faut le constater, la virilité n’est plus de bon ton. Tous les concepts se féminisent. Perso, je me dirai bien pourquoi pas, j’aime tant la femme ; si je ne savais que ces influences ont des caractéristiques pernicieuses que d’aucun constatent, analysent et exploitent. On baisse la garde dans tous les domaines pire on extirpe la mort de tous nos discours, on relègue nos morts hors de nos maisons le plus vite possible : le grand père n’est pas mort, il est parti au ciel, et, comme on s’est débarrassé de son enveloppe charnelle expédiée au funérarium, les questions concernant l’âme et le corps ne sont même plus de mise.

Dans cette société là, monsieur, on consomme « bio », comme si la chimie représentait la normalité, on est responsable, monsieur ( de quoi ? la question restera posée ! ). On habite un pavillon arboré, on se déplace en co-voiturage, on n’achète plus on loue, on ne fume plus on vapote ; il n’y a plus de sourds mais des mal-entendants, les mal-voyants ont remplacé les aveugles et les techniciens de surface les nettoyeurs de cabinet ! Les banquiers ne veulent plus prêter d’argent pendant que les assureurs vous virent au bout de trois sinistres. Il n’y a plus de toubib car on a tellement touché au numérus clausus afin de diminuer le trou de la sécu ( vous l’avez vu diminuer, vous ? ) que nous avons des déserts médicaux ou peuplés de médecins aspirés à l’étranger tant pis pour leur éventuelle valeur. Les trente cinq heures qui nous rongent comptent encore comme des acquis sociaux. Les trente cinq heures et les acquis sociaux, parlons en, lorsque les pilotes de ligne à 18000 euros mensuels font une grève à triple rallonge par peur de perdre leurs sacro-saints acquis alors que monsieur tout le monde en est réduit à choisir le carton qui lui servira d’abri, sur le trottoir, dans les mois à venir ! L'indecence et l'inconvenance n'étouffent personne. Nous marchons sur la tête ! A la baguette, dans ce monde là, monsieur, les ministres aux casseroles transformées en faitouts pendues à la queue, qui, après avoir été condamnés ou pas, se représentent – et sont réélus - aux élections suivantes…. Belle société que la notre en effet !

Les censeurs répondront que c’est d’une fenêtre obtuse et bornée que j’observe la belle société peuplant, en attendant l'avènement du grand remplacement, le pays que l’on m’a fabriqué. Mr de Marenches a qualifié les puissances occidentales, dans un de ces propos, « de démocraties molles », il a été tancé et a donc rectifié et a alors parlé de « grandes impuissances » !

Je ne suis responsable de rien, je suis citoyen basique, je ne fais que voter. Mal je vous le concède, puisque la chienlit est là depuis trente ans, mais j’avoue, au fil du temps, que je perds mes repères, la sénescence, sans doute.

Je croyais que la force nécessaire au combat, pour le taureau comme pour l’homme, dans l’arène, ainsi que l’instinct de prédateur du chasseur dépendaient de l’inné ! Lutter contre ça me semblait lutter contre nature. Quel esprit rétrograde et ringard !

Avec l’état islamique et tous les groupuscules abjects et répugnants s’y rattachant, les conquistadors de la « couillemollisation » vont vite être contraints de faire un état des lieux. Pavaner, se maquiller, se complaire dans le stupre, la luxure, la déviance et la corruption nous donneront certainement les qualités requises pour faire face à ce genre de prédateurs dont l’intellect, lui, ne peut se concevoir ni dans l’humain, l’animal pas plus que le végétal.

En attendant, pour les quelques années qui me restent, je veux, moi, pouvoir ressentir des émotions. En allant aux courses de taureaux, aux courses landaises et camarguaises, admirer la force de conviction et le courage de ces toreros extraordinaires qui devraient faire école. Consommer du foie gras arrosé d’un Yquem. Aller voir un match de rugby et me rassasier, au repas du soir, de cèpes qui n’ont pas crié lorsque je les ai coupé, mijotant autour d’un lapin que j’ai tué à la chasse ; me complaire à l’idée de la « touffeur » ( cf propos de mon ami CHF au sujet de la fin de temporada ) du cul non voilé des femmes sans avoir été ivre, sinon de mon simple bonheur de vivre.

Vous les donneurs de leçons, vous venez d’être condamnés, de manière non définitive car les arcanes de la justice émanant de notre belle société vous permettent de rebondir presqu’indéfiniment, je vous dis simplement que je crois mes nuits plus belles que vos jours.  

Argus 1

La Preuve par la mouche...

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Preuve par la mouche...

La valeur différente de la sensibilité à la mort peut aussi nous revenir en boomerang à propos de notre vision et de nos émotions face à la mort dans la corrida. Sans évoquer, bien sûr, celle de l'homme, la mort d'un toro brave est-elle moins sensible pour nous que la blessure possible d'un cheval à l'abri de son caparazon ?

En complément je vous

En complément je vous conseille la lecture du propos d'Alberto Lopez Simon lors de la remise du prix ABC par le Ministre de la Culture mis en ligne sur notre site:

http://www.torofstf.com/content/l%E2%80%98%C3%A9loquente-faena-d%E2%80%99alberto-l%C3%B3pez-sim%C3%B3n*

Bonne lecture