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Le fléau

LE FLEAU

Octobre arrive à grands pas, et si ça n'était le plaisir d'avoir un coup de fil, une visite, et les cadeaux qui vont avec, mon anniversaire me porterait presque à la nostalgie, la grande, celle du temps qui passe.

Mais voilà, le fléau de ma balance, bascule de cet état de semi léthargie du à la fin des férias et des corridas françaises à l'excitation de celles lidiées en Espagne. De corridas en encierros, et jeux taurins de tous poils l'automne sent encore bon le sable et le combat.

Et je ne parle pas des fléaux de la justice qui vont tomber peu à peu sur les liberticides comme les feuilles de nos grand arbres rougissant.

La saison se termine en France avec Toros y Salsa et ce matin, J'ai pris un uppercut en regardant la vidéo de présentation. Oh soyons clairs pas tant par la présentation des La Quinta, ni celle des Victoriano del rio, mais plutôt à la vue des images de la finca de ces derniers.

Parmi toutes ces photos, il y a celle du mur des Victoriano Del Rio, et là, sont alignées je ne sais pas exactement mais plus d'une trentaine de têtes de toros. De mes visites au campo, même chez de grandissimes éleveurs à l'ancienneté avérée il ne me semble pas avoir vu autant de têtes trophées rassemblées...

Celà dénote bien de la main mise ces dernières années sur le mundillo par les figuras. (PS ne soyez pas sots, ne cherchez pas celle de Desgarbado...) du jugement des publics allant aux arènes, de la variété des choix et encastes des organisateurs, et de l'état de grâce de l'éleveur assez roublard pour dealer avec tous.

En voyant ce mur, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un certain “Miralto“ 

Si, si, réfléchissez bien, ceux qui l'ont vus ne peuvent que s'en rappeler. C'était à Dax, cet été. Ce troisième toro de Pedraza de Yeltes, je me souviens des charges longues, de l'âpreté des piques, et combien le public a été heureux, et ce salut modeste du Mayoral.

De fleau en fléau, celui de ma balance penche en faveur de ce seul toro, et je suis presque certain que si je l'accrochais de l'autre côté de ce mur de têtes, le mur pencherait du bon côté...je pourrais y ajouter deux ou trois toros vus cette saison et c'est la baraque qui croulerait...

Les fleaux ne sont pas que des armes qui piquent, des balanciers ou autres, ils sont aussi des calamités.

Souhaitons que la sauce soit bonne pour mieux avaler les “pinchos“ à venir.....redondos al culo, oreja y oreja...y mas si affinités....

CHF