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LE PETARD

Je dormais profondement, la temperature elevee a l'exterieur avait pour consequence que je dormais fentre ouverte sur un ciel sans nuage..

Les ennuis de la vie ne me lachant pas en ce moment, mon sommeil entrecoupe de reveils furtifs s'en trouvait agite..mais je m'etais finalement endormi tot.

La fraicheur relative, les bruits nocturnes me bercaient doucement. je venais de relire le Jose Tomas de Jacques Durand, les infos qui m'arrivent au compte goutte sur un mois de septembre ou octobre taurin ne suffisant pas a assouvir mon appetit de terres taurines.

je dormais, et revais de courses effrenees devant des toros aux cornes de lait, l'une frolant mon epaule, l'autre cherchant ma cuisse, les 750 metres avales j'entrais dans l'arene des lumieres, des bruits, des cris, des musiques et de la peur.

la bas derriere moi, un monton se formait les gens s'entassant les uns sur les autres, ceux de dessous suffocant et ceux du dessus nageant pour s'extraire de la masse humaine...la, deux toros retardataires, surement tombes a l'entree de la calle Estafeta....immobilises au milieu des coureurs attendaient de leurs yeux exhorbites que la course reprenne...

Soudain, clairement, je me retrouvais au depart de l'encierro........le journal brandi.......A San Fermín pedimos, por ser nuestro patrón, nos guíe en el encierro dándonos su bendición.....

C'est l'explosio qui me reveilla,d'un seul coup....dehors les jeunes fetaient leur baccalaureat a coups de petard...je me reveillais tout a fait...et dans la moiteur de la douce nuit, je me rememorais que quelques heures plus tot au moment des infos ma belle gersoise m'avait fait la blague, viens vite me dit elle.... c'est le txupinazo...a la television...en eclatant de rire..

La dans ce lit, au final je me sentais bien triste, comme sans doute l'etait San fermin, enferme dans sa chapelle de San Lorenzo.