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le puy de la vache

Il y a quelques temps de ça, je me promenais sur le puy de la vache, ancien volcan qui domine Clermont Ferrand, sous un ciel peau d'âne. J'aimais l'Auvergne pour ses paysages hors norme, ses plats riches, mique et farcies dures, ses fromages et la gentillesse de ses habitants.

Moi, joueur de Brive, l'ennemi juré, j'aimais “monter“ là haut pour marcher, pêcher ou encore cueillir des cèpes, il m'arrivait d'aller prendre un verre chez le “gagnou“ (le cochon en patois de là haut) devenu depuis entraineur des bleus, avec quelques copains de la cité de Vercingetorix. le plaisir de se chambrer en toute amitié.

Les jaunards et moi c'est une histoire de longue date, je me souvenais en foulant cette terre rouge et noire, des moments de combats, de batailles, de coups plus ou moins foireux, des moments angoissés et de ceux aériens des courses effrénées vers les lignes d'essais...de bagarres épiques et de verres de l'amitié pleins de ces regards qui disaient on va se revoir l'ami...

La dernière finale contre Paris, hier soir,  laisse un goût amer, une victoire Parisienne mais surtout une défaite des jaunards indiscilinés, incapables de marquer les points dans les temps forts...

Paris brandit un bouclier qui ne lui appartient que sur les trois derniers matchs.

Le goût d'inachevé persiste, avec les blessés Clermontois, qui auraient sans doute donné de la consistance à cette équipe, et ce syndrome de l'incapacité à jouer un match à valeur ajoutée.

Un bouclier brandi un peu comme une oreille pas vraiment méritée, un indulto préparé (suivez mon regard) et l'impression de quelque chose d'anormal voire d'incongru....bientôt Istres et Orthez...on aimerait sortir convaincus (en un mot s'il vous plait)...

CHF