Notre ami Jojo nous rend compte avec une parfaite objectivité de ces deux journées dans les arènes de Nîmes qui réussirent à montrer des spectacles taurins de qualité et obtinrent une très large fréquentation populaire et familiale avec beaucoup d’enfants …

À la Fédération, nous nous permettons de regretter que l’ensemble de l’afición nîmoise n’ait pas été associée à cet évènement et en particulier que la "Coordination des Clubs Taurin de Nîmes et du Gard", la représentante d’un très grand nombre de clubs taurins locaux, la géniale inventrice du concept et sa première réalisatrice dès 2008 à Nîmes, avec le « Printemps des jeunes aficionados », en soit restée à l’écart.

                                                                                    J-J D

 

"Rendez-vous en Terre d'aficion"

Arènes de Nîmes, les 11 et 12 avril 2015

 

L’idée est de faire découvrir gratuitement la culture tauromachique sous toutes ses facettes à un public de tous âges et toutes conditions, mais surtout jeune. Elle a été magnifiquement initiée à la force du poignet, voici déjà pas mal d’années, par la « Coordination » des clubs taurins nîmois, et même gardois ; c’était le « Printemps des jeunes aficionados ». L’affaire marchant fort bien, les autorités l’ont évidemment phagocytée, comme autrefois la Feria et, plus près de nous, le Festival flamenco ; la chose fut d’autant plus aisée qu’il y avait dans la Coordination une note anti-Casas. Dans la lutte du pot de terre contre le pot de fer, qui croyez-vous qui triompha ?... Ainsi sont nés les "Rendez-vous en Terre d'aficion".

Le samedi après-midi, découverte des coulisses des arènes (toril, chapelle, infirmerie) et de la tauromachie (en piste : toreo de salon pour tous, dessins pour les enfants, habillage du cheval de picador, dialogue avec des professionnels etc.) Quelque 2.000 personnes sont passées, ambiance détendue et amicale.

Le dimanche matin, novillada sans picador en habit de campo, donc sous forme de « classe pratique » : 4 jeunes pour 4 novillos, jolie réussite en piste et sur les gradins. L’après-midi, novillada sans picador en habit de lumières : 3 becerros de Tierra d’Oc(origine Valdefresno, semble-t-il – Damien Donzala) et 3 autres de Malaga (origine juanpedro, par Domingo Hernandez / Garcigrande, de Sánchez-Arjona – Pierre Henry Callet). Dans les 2 à 3.000 spectateurs, sortis enchantés.

Tibo Garcia (indépendant) a époustouflé par sa classe naturelle à un excellent et solide Tierra d’Oc, tandis que son costaud Malaga lui montrait, sans lui faire « perdre les papiers » ni le faire démériter, le chemin encore à parcourir. Adrien Salenc (école du Juli) a époustouflé par son abattage et sa spontanéité communicative, tant avec sonTierra d’Oc qu’avec son costaud Malaga ; le prix lui a été attribué. Comment Pierre Malhan (école d’Arles) allait-il se tirer d’affaire à côté de ces deux monstres ?... À son tour d’époustoufler son monde face à un Tierra d’Occostaud, manso obstinément collé aux planches : une placidité inouïe à la tête du toro, aux banderilles comme muleta en main, un sens du toro qui lui permet d’enchaîner même des redondos. Son Malaga était beaucoup moins coriace et il s’en est fort bien tiré. Seul point faible du trio : l’épée ; mais cela s’apprend… et au vu de leurs qualités, il vaut la peine qu’ils apprennent !

Bref, les aficionados se sont régalés, et les néophytes aussi. Beaucoup de familles avec enfants dans les gradins… À poursuivre !

                                                                                                                                                                                                                                                       Jojo