1 contribution / 0 nouveau(x)
le retour du printemps...

Le ciel laiteux s'est vu déchiré par les vols des grues déjà de retour.

Quelques cigognes recommencent leur lent manège et s'installent de nouveau dans l'ancien nid a peine retapé, claquant de leur bec, cou renverse pour séduire 

Les vacances scolaires ont commencé, beignets, merveilles et autres crêpes rythment les jours, le gouvernement a décidé de foutre la paix aux Français, il y a un frémissement de printemps, même si les saints de glace. Hein ?

 Viendra le jour ou les doses seront légion, et a l’instar d’une émission comique de Collaro par le passé il suffira de dire d’une voix trainante :’’t’en veux ??’’ pour en avoir.

Hier Marie Pierre la fameuse mademoiselle Josiane du Duo Des Non, aurait eu 55 ans sans ce putain de crabe, l’amie nous manque.

 Ici l'émotion est retombée après le décès de Jean Pierre Bastiat...tous les deux ont été emportés en a peine une semaine, en quelques jours l'un n'aura pas vu ce printemps, et Marie n'a pas vu finir son dernier été. Ses filles sont courageuses.

Tous les plans que l'on peut faire, sont comme les dominos dans ces jeux télévisés, fragiles et instables, une kitchenette, un souffle un rien, un battement de cil, celui de l'aile d'un oiseau, presque une caresse et tout retombe, l’un entrainant l’autre....

Bientôt les mâles vont se battre au campo, pour une femelle, un bout de terrain, ou pour rester le dominant...les champs vont se creuser sous leur sabots gratteurs, la poussière a même leur flanc, la bave aux museaux, recommencer l'incessante bataille, la pointe du diamant au cœur du combat.

La Covid (pourquoi les calamités sont-elles toujours au féminin ?) ne tient plus qu'aux injections et semble sur le point d'être sous domination, même si les variantes (ne dit-on pas que souvent femme varie ?) je sais, je sais, mais vous me connaissez, je ne peux pas m'empêcher. Même si les variantes pourraient brrrrrr nous redonner du fil à retordre…mais les vaccins arrivent, et, donc, si tout va bien, fin de l'été on reviendrait à un semblant de normalité...même si...dis ils en ont pas marre de nous souffler le chaud et le froid ?

J’ai des envies de Séville, de Triana, de flamenco, de chants profonds et de cordes de guitares, du tintement gracile aux poignets des femmes, des ferias, de penas de toros, de l'ambiance écrasée de soleil d'une arène de feu, j'ai envie de me retrouver au cœur frais de la nuit autour d'une table, et batailler pour rien, une naturelle, une pique mal donnée...un Juan Pedro indulté, le gout d’un Crianza en accord avec son bellota, et des rires et des accolades amis.

Même les nouvelles semblent s'améliorer, aujourd'hui j'ai entendu dire que la vente de viande chez les bouchers aurait augmenté de 40% faisant la nique a tous les maigrichons pâlichons aux yeux cernés qui me voudraient pareil... (.et que personne ne s'avise de me murmurer que j'ai de la marge...je suis contre les indulto par principe, et chez moi dort un makila, sur lequel est écrit ‘touches-y, si tu l’ose.’’…Donc…)

L'équipe de France de Rugby brille à nouveau, pleine d'un sang impur, mais si jeune, qui abreuve les sillons des stades désertés, et dont on espère qu'elle va châtier l'Anglais, son Brexit, Trafalgar, Mers el Kébir, venger Jeanne une bonne fois pour toute, et a la fin du match, dans une accolade virile lâcher un voluptueux ;'' Good Game' 'avant de partir en bamboche, une  bière a la main.

Mbappé a honoré son standing mettant trois unités au fond des filets du Camp Nou, à quelques encablures de l’arène de silence que Jose Tomas avait sanctifié  en son temps, avant qu'une poignée d'extrémistes au nom du modernisme, de la morale et de la bien pensance ne la fasse fermer...ville anti taurine....comme Espartinas, au bordures de la sublime Séville, ou se sont rassemblés les bobos de la planète eurodollar venus là, gagner de l'argent, ou se retirer, ou s'installer, faisant monter les prix et baisser les consciences locales...même si aux portes de la ville, paissent toujours les toros des élevages andalous, que les garochas vont renverser dans les herbes hautes, comme avant, comme toujours.

Enfin, tous les soirs aux alentours de six heures j'ai rendez-vous avec ma belle gersoise, nous nous retrouvons dans notre rendez-vous quotidien, une éternelle reconquête, et nous devisons entre autres de tout ce que je viens d'écrire, confinement oblige....

 Cela reste nos beaux jours, parce que notre vie est courte, que les pisse vinaigre ou pisse froid, peu importe ne nous enlèveront pas nos bonheurs simples car nous vivons de nos souvenirs, ceux du passé, douloureux et tendres, acres ou splendides, mais aussi ceux pleins d’espoir que fabriquera notre avenir, que nous bâtirons a coups d’amour et d’amitié

CHF