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LE VERRE À MOITIÉ VIDE OU A MOITIÉ PLEIN ?

 

On peut toujours regarder le fameux verre à moitié vide, et celui à moitié plein, et l'on peut toujours gloser assis tranquilles dans nos fauteuils sur le:“ y'a ka fo kon...“ la réalité rattrape tous les acteurs de la tauromachie...et plus particulièrement ceux qui en vivent....et ce début de saison laisse se dessiner au moins deux tendances, la première, c'est que les arènes ne remplissent toujours pas pour les corridas dites toristas (au mieux trois quart d'arène), mais que les corridas toreristas ne remplissent plus non plus (et moins encore que les précédentes) ce qui est nouveau....et prouve l'affaiblissement du sytème actuel. Selon la chapelle que l'on défend, on peut être optimiste ou pessimiste....le verre à moitié vide ou à moitié plein.

Que Morante, le Cid, Luque par exemple torèent devant moins de spectateurs que Les Toreros cités ici plus bas démontrent le sérieux problème, à venir, posé aux organisateurs.....(et nombreux doivent être ceux qui se grattent la tête aujourd'hui et vont avoir un oeil neuf sur ce que sera cette saison, pour organiser les temporadas à venir).

Celle qui a débuté est déjà sérieusement entamée quand aux contrats signés sans doute..mais là ou il reste un peu de place peut être que la donne sera différente...et que nous pourrions assister à quelques surprises y compris dans les grandes férias ou le rééquilibrage semble se faire entre “toreristas et toristas“. 

Certains, invoquent la crise, le prix des billets, d'autres, la prise de conscience d'une partie du public “torerista“ lassée de voir les toros faiblards des vedettes, les triomphes annoncés et les indultos à la pelle. Que les aficionados trient leurs corridas c'est déjà une vérité (comme le dit monsieur de Lapalisse)  mais que la crise financière oblige à encore plus de tri dans le choix est aussi une évidence...

Le fléau de la balance va d'un bord à l'autre, et tout le monde surfe sur la vague du “toro de respect“ ainsi, Cuadri, Palha, Prieto de la cal, Escolar Gil, Miura, Victorino, Adelaide Rodriguez, Murteira Grave, la liste n'est pas exhaustive, vont apparaitre à peu près partout ailleurs que les arènes qui les programmaient jusqu'à présent (en espérant que celles-ci ne soient pas lésées dans les lots par rapport aux grandes arènes). Question de marché, plus que de choix réèl..Là ou l'aficionado ne quitte pas les rangs, les moins passionnés eux, feront des économies, et iront passer leurs loisirs ailleurs que dans une arène...peut être que celà incitera les organisateurs à une révision des prix pratiqués..mais ça c'est un doux rêve, en revanche, payer moins, pour autant de spectateurs, là, il y a une véritable aubaine.

Pourtant, le nom prestigieux d'une Ganaderia dite dure, n'est pas un gage absolu de corrida réussie...tant de paramètres entrent en ligne de compte, le toro bien entendu, une fois celui-ci choisi parmi les plus présents au campo... encore faut-il que le lot soit homogène et complet, l'engagement même du torero et le respect de la lidia (ce qui manque sans doute le plus aujourd'hui) , et plus particulièrement du premier tiers (applaudi, même quand celui-ci n'est pas donné correctement et ce, même dans des arènes très toristas...j'ai vu ça l'été passé)  ..J'ai aussi et déjà entendu cet argument donné par un organisateur plutôt en phase avec les “vedettes“ face à une course sans éclat, et un pétard absolu...d'un élevage réputé dur (le fameux: si c'est ça que vous voulez voir?)..à croire que celà aurait pu être fait exprès.....?

Les prix remis depuis le début de saison le prouvent ce sont les toreros “belluaires“ qui l'emportent en France comme dans une grande partie de l'Espagne, les Robleno, Castano, fandino....etc ..sur les ganaderias précitées....prise de conscience, réèl retour de flamme...anticipation du changement qui semble se profiler ?? 

Il y a encore loin de la coupe aux lèvres..mais il n'en est pas moins vrai que cette tendance se confirme...(malgré la pression mise par les figuras)

Il n'empêche, que les toreros dits du premier groupe se posent des questions, et que les gestes multipliés, sur un ou deux toros pour la plupart, pourraient s'étendre, et montrent bien que les lignes bougent malgré tout...

De là, à voir les leaders du G10 se fader une corrida sérieuse entière, il y a un énorme pas à franchir.....le contexte les poussera-t-il vers cette issue, et si oui, dans combien de temps....?

En balade au campo cette semaine, Je voulais absolument rencontrer entre autre, Juan Sanchez Fabres et visiter ses coquillas, derniers purs de l'encaste qui seraient lidiés à saint Sever..le 08 Mai de cette année..

Bien entendu,en faisant celà, Je ne fais pas preuve d'originalité certes, et le problème de cet éleveur à été cité à plusieurs reprises, par différents blogs et autres penas, mais le pur moment d'émotion vécu, en compagnie de cet homme intelligent, gai, et communicatif,  mais aussi très peiné et quasi résigné, à quelques mètres des derniers exemplaires de sang Coquillas en passe, soit d'être exécutés aux abattoirs ou lidiés avant Juin, était un pur moment d'émotion.

Cette situation est une hérésie tauromachique absolue. Une atteinte à la bio diversité et une giffle à l'aficion plus généralement.

 Je ne connais pas les acteurs du collectif: “Pedrollen“ et je ne sais pas qui est derrière cette action, j'espère juste que ce sont des gens sérieux, car ce qui est certain c'est que  ces toros méritent au moins d'être lidiés, à défaut de se reproduire...

Il est souhaitable qu'il y ait un consensus...au moins pour l'organisation de ce qui sera de toute façon un triste évènement..le mieux serait bien entendu que le flambeau soit repris, mais Juan a jeté l'éponge, il n'y a pas d'acheteurs, et personne ne veut de ses toros....:“c'est la loi terrible du marché, un rouleau compresseur...qui a écrasé les coquillas de cifuentes il y a un an et qui tuent les miens aujourd'hui “(sic).

On dit que les miracles existent en tauromachie..là, le miracle ne peut être qu'économique....et toute les facondes du monde ne règleront pas autrement ce problème...le verre à moitié vide ou plein, Juan s'en fout, il sait qu'après ça il n'élèvera plus de toros bravos.

Comme le disait le Mahatma Gandhi :“ Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de discours“....j'espère que tous ceux qui le peuvent et plus particulièrement les aficionados qui se revendiquent purs, iront préter main forte à toute organisation de ce collectif, ou autre qui essaient de faire quelque chose en ce sens à condition je le répète que ceci soit sérieux, bien entendu.  

CHF

 

 

 

Verre à moitié

Désolé! Les gens et amis que je croise dans les corridas où nous recherchons les uns et les autres l'authenticité de la lidia intègre,  ne font jamais état de verre à moitié vide, ni à moitié plein! Et je n'entends jamais de " ya ka fo kon " dans mon entourage d'aficionados qui parcourent chaque année  des milliers de kilomètres dans le seul but de profiter de ces instants magiques, où des tooreros affrontent de vrais toros, en faisant les uns et les autres honneur à la fiesta brava.

Il faut cesser d'opposer deux prétendus camps: il faut vouloir admettre et reconnaître définitivement que les aficionados qui recherchent la vérité dans le combat, dépensent et se dépensent pour parcourir leurs longs et nombreux périples, ont peu à voir avec les spectateurs qui ne quittent pas ou peu la plaza de leur canton ou de leur chef lieu, et qui assistent par tradition, souvent costumés, çà fait joli,  aux spectacles programmés  avec vedettes et petits animaux adaptés pour satisfaire cette clientèle - pour reprendre le terme d'un responsable de club gersois, -  qui se satisfait de peu en matière d'intégrité, et qui ne se préoccupe par conséquent  d'avenir de la corrida que du bout de sa petite lorgnette. De plus, cette clientèle venue pour s'émouvoir devant des moutons morts debout ne réagit qu'aux ordres des callejons, c'est dire si le ver est dans le fruit, dès les débuts de la fiesta circo, quand les aficionados ont commencé de déserter les tendidos.

Les opposer les uns aux autres revient donc à tromper les uns et les autres: les premiers, en laissant entendre ou même en l'écrivant, comme le fait encore aujourd'hui le "président" de l'OCT, - qui fait commerce, et donc ne peut être aficionado IMPARTIAL- qu'ils sont d'incurables talibans, les autres en leur laissant croire que le combat de ces ayatollahs  pour l'intégrité n'étant ni juste ni sincère, ma foi, l'indifférence du public est tout à fait justifiable et justifiée. Et la tricherie peut continuer sans risque.

Donc il faut faire risette au camp des fossoyeurs en encourageant les peñas "CHHUUTT" et même en menaçant de les vider les cochons de payants jugés trop ceci ou trop cela.

En résumé:  CHF, on ne défend pas une chapelle lorsqu'on est aficionado! Comment se permettre un tel non sens? Une telle inconvenance? Vous pouvez rêver, vous en avez le droit, de voir les piteux guignols du G10 se fader une corrida de vrais toros, je ne pense pas que ce soit pour demain, ils ont trop pris goût au fric facile amassé devant des animalitos indignes. Rêver sur les fameux "gestes" de ces figuritas, revient à laisser croire que les  aigrefins professionnels pouvaient se convertir en de lucides et honnêtes aficionados! Comme si la corrida pouvait se contenter de "gestes" pour passer le cap de la crise qui la frappe de plein fouet, et je ne parle pas de la crise économique et financière, mais bien de la crise morale, car la triche règne dans tous les domaines! Heureusement , et beaucoup aujourd'hui le reconnaissent et leur rendent hommage - mais cela saurait-il suffire ?-  subsistent quelques éleveurs qui refusent de se soumettre au diktat des petits milliardaires du G10, certains en ont payé le prix fort en envoyant leurs troupeaux  à l'abattoir, comme Mariano CIFUENTES et d'autres. Consensus il y a, oui! Pour détruire le meilleur et ne garder que le médiocre, pour la grande joie des gogos. Je ne connais pas non plus le collectif Pedrollen, mais je suis sûr d'une chose: s'il y a des gens qui se mobilisent pour cette cause des encastes condamnés pour leur diversité, ils ne peuvent être que plus "sérieux" et plus aficionados avant tout que ceux qui laissent faire, pour préférer le medio toro de la corrida "moderne" de l'aburrimiento.

Le nom d'une ganaderia prestigieuse - dite dure - peut-il être la garantie absolue d'une corrida réussie?

Bien sûr que NON!

Mais qui dit cela, qui peut gloser sur la garantie absolue en sachant qu'elle ne peut être la règle, hormis ceux qui souhaitent que continue le système véreux? Est-ce là le problème, le "nom" d'une ganaderia, alors que cinquante noms de ganaderias ont ppour seule et même origine l'encaste Domecq?  ? Est-ce que la corrida avec six bourriques doméquisées  à la langue pendante et devant qui dansent trois figuritas outrageusement rémunérées, est-ce que c'est cela qui garantit absolument le succès? Et quel succès? Financier? Sans aucun doute! Et encore ....! Succès "artistique"?  C'est quoi, l'"ART", Faire souffrir honteusement des animaux diminués, décastés, afeités et drogués? Dressés comme des chiens de cirque ? Qui passent 95 fois dans la muleta sans rechigner, et recommencent après deux ou taconeos du petit monsieur ? Et qu'on finit par grâcier, parce que leur seule noblesse a fait se pâmer les gogos, après qu'ils aient frénétiquement repris un "indulto!!" monté du callejon?

Pas de garantie absolue avec les encastes variés, mais la  presque certitude que la corrida ne sera plus une longue tarde d'ennui et d'aburrimiento, avec des bédigues aussi nobles que faibles, et vice versa, mais des spectacles pleins d'imprévus et autant d'intérêt, avec de vrais toros qui vendent chèrement leur peau.

Et non pas des festejos de m....! Condamnés à juste titre, non par les activistes antis, qui sont contre tout, mais par l'éthique, le bon sens, le respect dû à l'animal et au public, parce que la corruption doit être mise hors la loi, partout, y compris chez les taurinos.

Condammnés et rejetés depuis longtempspar les aficionados a los TOROS, contraints de se battre sur tous les fronts: contre le mundillo, ses complices, les revisteros invités aux agapes des profiteurs, et les témoins muets ou consentants  d'un spectacle cruel et décaféiné dont ils ne voient que les ors