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les rires des enfants

J'aime l'avant corrida, l'arrivée aux arènes au milieu d'une foule bigarrée qui soulève une poussière dorée, dans une joyeuse bousculade. 

J'aime le bruit des conversations, des gens qui s'interpellent, des tapes sur l'épaule et des gestes amis, des sourires et des rires qui font les gens heureux.

M'aaseoir rapidement et suffisamment tôt, pour contempler les gens s'installer peu à peu, vivantes tâches de couleurs qui s'étendent sous un ciel immaculé.

J'aime entendre les sons discordieux des musiciens qui s'échauffent, les vendeurs à la criée, et ceux qui s'interpellent.

Les sons qui montent par derrière les murs ronds des arènes et nous parviennent à peine étouffés. Fêtes foraine, et chants joyeux.

J'aime ce plaisant tintamarre, qui peu à peu s'éteint pour laisser place enfin au silence annonciateur des grandes journées taurines.

Les arènes en ce moment même, sont de silence et de paix. De ce silence lourd que les drames humains portent en eux.

Nul ne sait à ce jour quand les lourdes portes, celles des triomphes, celles des sorties majuscules, et celles des peurs effarantes s'ouvriront à nouveau sur le grand mystère taurin?

Au loin, au travers de l'air que ne traverse plus qu'un silence pesant, un bruit de moteur étouffé, fragile signe de vie, le chant des oiseau, comme en été aux jours de fortes chaleurs. Comme un calme serein. Comme si tout allait bien.

Et pourtant, de la cour de la maternelle voisine, et depuis une semaine au moins, se sont tus et les cris, les chants et les rires des enfants.

CHF