Emmanuel de Marichalar appelle notre attention sur le danger que le futur règlement taurin envisagé par la Communauté forale de Navarre, présidée par Mme Uxue Barkos depuis les dernières élections de 2015, risque de faire courir aux pratiques taurines de la Navarre et de Pampelune en particulier.

Ce règlement qui prétend renforcer à la fois la protection des acteurs humains, des spectateurs et le bien-être des animaux, risque de rendre impossible la pratique des encierros et des corridas en Navarre.

Emmanuel nous conseille la lecture d’un très récent article de "Navarra.com" dont nous donnons une traduction infra. Cet article montre bien en rapportant le contenu d’une réunion intervenue le 10 avril dernier à la mairie de Pampelune que la coalition qui gouverne actuellement la Navarre est anti taurine.

Tout ceci ne peut nous laisser indifférents. Les Sanfermines de Pampelune avec leurs encierros et leurs corridas appartiennent au patrimoine culturel de l’Espagne mais aussi de l’humanité. Ernest Hemingway leur a conféré un rang de mythe quasi universel.

Je ne pense pas que les pampelunais puissent accepter une disparition des toros chez eux et la lecture de "Navarra.com" révèle que les intentions de ses édiles sont assez embarrassés et confuses pour ne pas constituer un danger immédiat.

Mais il faut rester en alerte et notre Fédération se tient toujours prête à défendre, en union avec toutes les entités taurines concernées, les tauromachies partout où elles sont attaquées.

 

                                                                                                                       J-J D

 

Le quadripartisme au pouvoir refuse de soutenir la tradition des Sanfermines taurines de Pampelune.

 

Aranzadi-Podemos et I-E se sont montrés tout à fait favorables à la suppression des spectacles taurins et Bildu a répondu par le silence.

Le quadripartisme nationaliste de Pampelune commence à révéler le véritable objectif du nouveau règlement taurin que le Gouvernement de Madame Uxue Barkos veut orienter contre les festejos taurins de la Navarre. 

Ce lundi dernier (10 avril 2017), tous les partis de la coalition nationaliste qui gouverne Pampelune, Bildu en tête, ont refusé d’appuyer une déclaration en faveur de la défense du patrimoine taurin de Pampelune, déclaration pour "exprimer appui et fidélité à la tradition taurine" .

Cette déclaration avait été présentée par la Unión del Pueblo Navarro (UPN) à propos du nouveau règlement que l'Éxécutif d'Uxue Barkos veut promulguer et qui rencontre la forte opposition de toutes les entités taurines de Navarre à cause du parti pris de compliquer au maximum la célébration des pratiques taurines, si enracinées à Pampelune comme dans des dizaines de localités de la Navarre.

"Si ça ne tenait qu’à moi il n'y aurait pas de courses de taureaux", a dit le conseiller d'Aranzadi-Podemos, Alberto Labarga, qui a qualifié les représentants du secteur taurin de la Navarre "d’occupés à trinquer et boire” et les a accusé d’être uniquement motivés par des intérêts économiques. Labarga, enchanté par l’intervention préalable d’un collectif anti taurin, a  approuvé en indiquant  "À moi, me plaisent des taureaux vivants, non ensanglantés dans l’arène"

Avant de débattre et sans que le motif de l'invitation d'un collectif antitaurin ait été éclairci, Fermín Santamaría Goñi a pris la parole pour attaquer la fête des taureaux à Pampelune et dans "l’État de Navarre". "Notre ville n'est pas taurine, elle est Sanferminera", a dit le représentant du collectif qui veut prohiber les taureaux, en s'arrogeant l'opinion de toute la ville.

Santamaría a apporté une information sur l’aide allouée aux taureaux en Espagne, sans présenter la moindre donnée sur la Navarre pour faire obstacle à une constatation prélable significative : à Pampelune plus de personnes assistent aux corridas (20.000 spectateurs) qu'aux matchs de foot d'Osasuna (13.000 spectateurs).

Au nom d'UPN, Anne Elizalde a défendu la tradition taurine de Pampelune, mais a dénoncé aussi l’opposition du Gouvernement local à un dialogue entre des collectifs taurins et les municipalités de Navarre. La régionaliste a poursuivi : "Les taureaux ne plaisent pas au Gouvernement d’Uxue, mais comme il n'ose pas les interdire comme l’avait tenté Bildu à Saint-Sébastien, il cherche à faire un règlement si exigeant que, dans beaucoup de localités, il rende impossible la célébration de ces festejos".

Le Parti socialiste a défendu la tradition de Pampelune, mais a exprimé ses doutes sur l’état du projet qui n’est pas encore suffisamment avancé. "Nous demandons courage et sincérité" a dit Maite Esporrín.

Pour Bildu, son conseiller, Aritz Romeo, a pris la tangente devant les antitaurins en niant qu'un projet existait, en expliquant que le nouveau document du règlement taurin n’était, pour le moment, qu’un brouillon. "Il n'y a rien, si ce n’est que fausse information", a dit Romero pour essayer, encore une semaine, de se soustraire à un débat politique démocratique.

Iñaki Cabasés (Geroa Bai-PNV) s’en est aussi sorti par des circonvolutions pour ne pas entrer dans le débat, "Il n'y a pas de projet". Il a fini par dire, qu'un "débat societal" existe sur la "tradition culturelle" des taureaux à Pampelune. "Ils veulent déclencher une alarme et attaquer le Gouvernement", a-t-il dit de la déclaration d'UPN qu’il n'a pas voulu soutenir, pas même au seul point de vue de la tradition taurine de la ville.

La conseillère d'I-E à Pampelune, Edurne Eguino, a pris modèle de la chasse du renard mâle au Royaume-Uni pour inviter à interdire les taureaux en Espagne et a accusé l’UPN d'avoir  "peur du débat" qui est pourtant ce que demandait la déclaration qu'elle n'a pas appuyée. L'édile de Gauche Unida-Batzarre a appelé à changer les traditions pour en finir avec les encierors et les corridas de San Fermín.