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LIBRE

On n'a jamais su ce qui se passe dans la tête d'un torero, comment en arrive-t-il à combattre des animaux aussi durs et dangereux que les toros et accepter de jouer sa vie dans un combat aussi épique qu'incongru, à notre époque de lénifiante uniformité.

Lorsqu'on leur pose la question, ils hésitent tous. Bien sur l'argent, les limousines, les femmes, l'adulation publique. Mais de façon plus intime, c'est ce sentiment mitigé que chacun exprime cet enfouissement de l'introspection intime cette orgie de besoin de vivre, de dominer sa peur, de vaincre la mort, et de se sentir vivant, et libre.

Ortega Cano, qui dans des circonstances dramatiques a tué un de ses voisins dans un accident de voiture, il y a quelques années, vient de purger sa peine. De sa conduite exemplaire en prison, reconnue par tous, il y a la dignité. Il sait ce qu'il a commis, et comment, il en sait aussi la valeur lui qui a affronté la camarde les yeux dans les yeux, après midi, après, après midi.

Il a juste la conscience pleine de ce que les combats de sa vie n'ont rien à voir avec celui-ci.

Parce que dans cet accident, un homme est mort, par sa faute, et ça il ne se le pardonnera pas.

Il sait déjà, parce que chaque nuit, la même voiture vient s'encastrer sous sa jeep, qu'il est condamné à vivre avec ce cauchemar, qui a effacé ceux que lui donnaient les toros qui avaient failli le tuer.

Parce que tuer un humain est pire que tout.

Souhaitons lui de trouver une paix intérieure, il assumera le reste.

chf