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a los toros

Ca va piquer “A los toros“

Je me souviens vaguement de ma première corrida au Plumaçon, de l’émotion née à la sortie de mon premier toro mêlée d’attente et de déception vite effacée.

J’avais trouvé le toro “petit“ (j’étais habitué aux grosses mules de nos marchés) et la chose injuste. (Trop d’hommes pour un si petit toro).

Mais très vite je compris : la force brute, la violence et la ténacité de ce premier toro mort, le mufle fermé.

Ne me demandez pas, ni le cartel, ni quoi que ce soit d’autre, mon cœur était gonflé de joie de partager ça avec mon Grand-père, j’avais six ans et des prunes…

La seule chose dont je me souviens, c’est sa fierté et de ce rendez-vous chez l’ancien boulanger en face des arènes, où je courrais au milieu du “mundillo“ taurin.

J’y croisais des toreros, des aficionados, des tas de jolies femmes, ce qui mettait grand-mère dans une colère noire, elle qui demeurait à la maison, et j’y croisais des types aux lunettes noires, comme dans le livre sur la mort de Manolete que j’avais piqué un soir d’hiver, ils avaient l’air toujours affairés et  important.

Tout le monde fumait, mais ça c’était avant.

Pas loin de là, existe aujourd’hui un autre “jardin des sens“.

Pour les habitués du “Moun“, il existe quelques endroits très taurins à Mont de Marsan, et le plus proche des arènes se trouve exactement de l’autre côté de la rue, en face du parking jouxtant la place de la statue du torero.

La Pena s’appelle “à los toros“, si vous voulez croiser quelqu’un du mundillo, ou entendre parler “toro“ vous avez là, toutes vos chances…

Durant les fêtes l’ambiance y est chaleureuse, et là, “on refait le match“ ou plutôt la course du jour.

J’y connais là, des aficionados “toristes durs“ vous savez les fameux “Ayatollahs“, mais aussi des amoureux de la “chiffonade“ esthètes qui ne jurent que par Manzanares, Juli et Perera, amoureux de la jambe arrière…tout ce petit monde se rassemble et vit en communauté.

Entrer dans le bar intérieur est un bonheur avec des photos qui rappellent les grandes heures du passé, un écran projette des corridas et autres reportages taurins, bref, ici ça sent le toro.

On s’y marre, on s’y chamaille, un temps on a provoqué le voisin Dacquois en organisant le vrai plus petit enciero du monde, centimètre à l’appui …ce qui avait attiré en son temps une réaction vive du Campo Charro Dacquois…qui lui, revendiquait la chose et la perpétue…bref…

Samedi, une soirée réservée à la pique comme suit :

La Peña Taurine A Los Toros et la Peña Taurine A las Cinco de la Tarde d’Hagetmau, soucieuses de revaloriser l’intérêt et le respect en faveur du Toro de lidia, élément primordial de la corrida, sont fières d'accueillir, le samedi 18 février à 19h30,

dans les locaux de la peña A Los Toros, François Roux pour une conférence intitulée :

 

LE TERCIO DE PIQUES, CE QU'IL EST, CE QU'IL DEVRAIT ÊTRE.

Aficionado et longtemps co-directeur (avec son frère) des abattoirs "Alazard et Roux" deTarascon, François Roux nous fera profiter de son expertise du 1er tiers.

Il partagera avec nous les conclusions d'études réalisées sur les dépouilles des toros. Les lésions occasionnées par les différentes sortes de piques, la faiblesse des toros, le stress des animaux en piste et bien d'autres thématiques seront abordées...

Entrée Libre. Ouverture des portes au public dès 19h00.

 

Inutile de vous dire que j’y serai, je voudrais savoir ou on en est et spécialement avec la polémique sur la pique elle-même, les picadors, et les chevaux…légers, mobiles ou pas…

Je sens que ça va parler vrai…

Je vous dirai

 

CHF