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Lourdes est si loin

Nous avons tous lus les aventures de jULI ESCOBAR “LE ROUBLARD“, et ses changements de vitesse, prenant de cours un SEBASTIEN CASTELLA qui finalement s'est rabattu sur Las Ventas ou sa tant vantée liberté va se réduire comme peau de chagrin.

Les figuras sont ainsi, nageant dans le grand bocal de l'aficion, croquant à tour de rôle tout ce qui passe à leur portée, leurs congénéres, et bien entendu les “petits“

Il suffit de regarder comment fonctionne l'Escalafon, autrefois jauge de qualité du toreo mondial, et comment chacun goinfre à tout va le marché qui, lui, se réduit comme peau de chagrin.

Quand on pense que El Fandi est premier de l'escalafon, lui qui n'aligne pas trois passes, et dont les seules qualités réelles à mes yeux sont la propension qu'il a à effectuer les marches arrière en courant, et faire des écarts que les recortadores effectuent à chacune de leur sortie pour trois francs six sous...quand au classement élevage il est lié aux oreilles perdues, ce qui pourtant nous le savons bien n'est pas gage de qualité. 

Les perigrinations des figuras, et leur pouvoir sur le mundillo, est tel que nous voyons quasiment partout les mêmes toros avec les mêmes faenas, et les éloges données par une certaine presse, dont on peut se demander ce qui la différencie de celle qui prenait la propina par le passé.

Il est également un public, béat, conditionné et prêt à tout pour encenser les trois redondos, donnés sur le côté, et sortant le mouchoir blanc comme si de repartir sans oreille, était avoir manqué la fête.

Il suffit de voir comment aujourd'hui on indulte un novillo en claquant des doigts, ou comme à Jaen, on vire le triomphateur de l'année précédente (Carlos Venegas) au profit d'un mano à mano El Fandi Talavante avec des ....nuñez del Cuvillo..invalides.

Venegas est pourtant chez lui, a fait preuve d'un énorme courage lors de ses dernières sorties, et même si ça n'est pas un toero de premier plan, comment progresser?

Les G Machins qui explosent en vol, les vrais faux cartels (j'aime le mot qui rappelle un peu une certaine mafia) les toros vus cette année partout (décastés, qui n'ont pas servis etc etc etc....ça c'est la presse sérieuse qui le dit mais surtout les blogs aficionados...tout celà a un prix...celui de la “sin verguenza“

Chacun tire la carpette à soi, certains s'en sortent d'autres pas..il nous restent pourtant en rétine quelques belles journées taurines, rares et précieuses..et c'est rarement là ou elles sont pourtant annoncées.

Les présidents souffrent car ceux qui veulent résister se font houspiller voire rejeter, pire moqués par ceux-là même qui devraient rester sereins.

La propension de plus en plus importante, des callejons, à s'agiter, hurler, taper, détourner des charges de toros, mais aussi à sortir des mouchoirs (ce qui est une insulte au public aficionado...) est navrante..et je ne parle pas des doigts d'honneur ou autres gestes insanes donnés quand ça n'est pas l'insulte.

Quid des bonnes volontés d'il y a quelques temps, on ne cèdera pas aux figuras...ni aux apoderados...faisons un rapide tour des élevages et toreros, comme le disait Coluche: “je me marre“. La tentation est forte, de rentrer dans le rang, de remplir, de voir les triomphes...mêmes si ceux-ci ne sont que de façade. Mais le marché est si dur, mon pauvre monsieur. En attendant combien d'encastes et d'élevages ont encore disparu cette année?

La saison Européenne est clause, l'hiver va venir doucement se lover dans une touffeur de feu de bois, nous ferons comme les chats qui plissent les yeux et rêvent d'angora...nous rêverons sans doute à d'immenses toros, et dans le calme de l'hiver et de la  Noël à venir, nous attendrons la saison prochaine, en laissant les “amis“ aiguiser leurs “lames de crocodiles“ pour mieux poignarder celui qui tournera le dos.

Sous la carpette, mourront ceux que le système à assassiné, et toros et toreros, à moins que....mais Lourdes est si loin.